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Religion et répression aux Etats-Unis (première partie)

mardi 26 avril 2005

Ecrit le 9 avril 2005, cet article de Richard Greeman pose quelques questions fondamentales sur le rôle de la religion aux Etats-Unis. Même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec les hypothèses qu’il avance, nous remercions l’auteur de nous avoir autorisés à le reproduire sur ce site. (NPNF)

Dr Richard L. Greeman, PhD.

I. Une guerre contre la rationalité

La campagne d’hystérie religieuse lancée pour ’sauver’ Terri Schiavo, l’infortunée jeune femme maintenue contre ses vœux dans un coma irréversible depuis 18 ans, n’est que le dernier épisode délirant d’une guerre menée contre la rationalité par la droite chrétienne au pouvoir aux Etats-Unis. En effet, depuis la mince victoire électorale de George W. Bush en 2004, l’Amérique semble de plus en plus aux prises avec une psychose de type ’religieux.’ Partout la rationalité et la science sont assiégées par la superstition et la pensée magique. Parallèlement, le mensonge officiel médiatisé investit la place de la réalité objective dans le discours politique et les médias.

Psychologie politique

Qu’est-ce que la psychologie politique peut nous apprendre sur l’étiologie, la dynamique et l’éventuelle résolution de cette psychose sociale ? Si on regarde la société américaine selon le modèle appliqué aux familles de type ’abusives,’ on constate que le grand obstacle que rencontre l’observateur est le ’déni psychologique’ dans lequel vivent les sujets — qu’ils soient ’victimes’ ou ’abuseurs’. C’est la fameuse histoire de l’éléphant dans le salon dont personne ne parle. Que la pathologie prenne la forme de l’inceste, de l’alcoolisme, de la cleptomanie, du jeu ou de la violence, les membres de la famille affectée, dans notre cas de la société affectée, se trouvent intimidés par le parent abuseur et deviennent ses complices dans le déni. Ils finissent par rentrer dans son délire, accepter ses ’rationalisations,’ et vivre dans sa pseudo réalité oppressive. Pour rester lucide et objectif, l’observateur doit évidemment se placer à l’extérieur du délire, mais cela ne suffit pas. La psychologie politique doit aussi comprendre les symptômes comme faisant partie d’un ensemble, d’un système psychotique dont il faut découvrir les contradictions internes. Nous avons même à nous demander si notre propre méfiance vis à vis de formes d’analyse systématiques comme la psychanalyse et le Marxisme ne relève pas de cette complicité dans le déni.

Evidemment, l’analyse, la raison et l’esprit critique sont des ennemis mortels de tout système psychotique, et l’abuseur doit à tout prix les délégitimer. Ainsi, la vague de déraison qui déferle sur la société américaine contemporaine affecte la vie religieuse, politique et même scientifique. Le dernier épisode délirant - celui d’une femme morte-vivante que le régime intégriste de Washington voulait à tout prix nourrir par tube alors qu’il enlève les crédits pour la nourriture des enfants pauvres — a fini par faire scandale en Europe. Mais elle est loin d’être isolée. La même semaine, la presse américaine rapporte bien d’autres symptômes aussi inquiétants de ce délire politico-religieux. En voici quelques-unes unes que je soumets à l’analyse psycho-politique dans cette série.

Apocalypse Now

Commençons par le New York Review of Books du 24 mars. Là le vénérable journaliste de la TV Bill Moyers examine la portée des livres les plus vendus aux EU — les douze romans de la série apocalyptique ’Left Behind’ (Laissés derrière). L’auteur, Tim La Haye, est un militant de droite qui fonda avec le télévangéliste Jerry Falwell un puissant lobby, La Majorité morale. Ses romans futuristes racontent les ’derniers jours’ de la terre : son Apocalypse arrivera quand les Juifs auront repris toutes les Terres bibliques. Alors, les légions de l’Antéchrist donneront bataille à’Armageddon, le Christ descendra pour le jugement et les Croyants (ses lecteurs) monteront au Ciel d’où ils verront leurs adversaires politiques et religieux affligés de pestes et d’afflictions. Repris par les sectes Chrétiennes fondamentalistes et par des Républicains autour de Bush, ce scénario hallucinant sert de trame à la politique du régime. On parle communément d’un ’conflit entre civilisations’ entre la démocratie américaine et l’Islam politique, mais il s’agit plutôt d’un conflit entre intégrismes, car le Christianisme politique de Bush et le Judaïsme de Sharon valent bien l’Islamisme des Ayatollahs.

Par rapport au Moyen Orient, la droite chrétienne, traditionnellement anti-sémite, soutient maintenant l’Etat Juif. Naguère, les chevaliers chrétiens du Klu Klux Klan lynchaient indifféremment ’nègres’ et ’youpins’. Aujourd’hui ils font bloc avec le lobby sioniste et le lobby pétrolier au Congrès, alors que l’influent sénateur Lieberman, démocrate et sioniste, s’associe ouvertement avec les sectes fondamentalistes chrétiennes. Dans leur abracadabrant scénario religio-politique, Israël va terrasser l’Antéchrist arabo-musulman alors que Bush et sa clique s’accaparent profitablement les réserves de pétrole du Malin … En ce qui concerne l’environnement, les Républicains chrétio-libéraux appliquent la même ’logique’ téléologique. Inutile de sauvegarder le patrimoine naturel, les Derniers jours arrivent. Ainsi, le gouvernement ouvre les forêts ancestrales des parcs nationaux à la coupe pour enrichir leurs amis du lobby forestier, suppriment les restrictions sur la pollution pour enrichir les milliardaires de l’automobile et du charbon et proposent les vastes terres vierges d’Alaska à la cupidité de l’industrie pétrolière.

« La terre, est-elle plate ? »

Or, comme la science et la rationalité condamnent ces exigences économiques et géopolitiques du capitalisme américain, on fait la guerre à la science et la rationalité en lâchant la bride à la folie superstitieuse. Ainsi, dans le N.Y. Times du 19 mars, on apprend que des cinémas Imax (écrans en 3-dimensions dont certains installés dans des musées de sciences) refuseront de montrer des films documentaires qui parlent d’évolution, du Big Bang ou de la géologie de la terre contredisant ainsi les descriptions bibliques de la Création — de peur d’attirer des protestations des Chrétiens fondamentalistes. Déjà dans un grand nombre d’états fédéraux, on impose aux professeurs du secondaire de présenter l’évolution comme ’seulement une théorie’ et d’enseigner à côté la ’Science créationniste’ et le’Dessin intelligent’ : la complexité de la nature comme ’preuve’ d’une Intelligence divine créatrice. Même la revue distinguée National Geographic a suivi le mouvement avec un numéro titré « Darwin se trompa-t-il ? » ce qui provoqua une parodie ’poisson d’avril’ dans le dernier numéro du Scientific American : avec comme articles « La terre est-elle plate ? » « Le mythe de l’atome » et « Ignorons le CO2 ».

Hélas, la fausse science prônée par le gouvernement n’est pas une mauvaise blague, car elle lui permet de rejeter comme ’non prouvés’ les rapports publiés par des instances scientifiques et par sa propre administration de la protection de l’environnement (EPA) afin de réviser les statuts concernant la pollution en faveur des industries concernées. Elle justifie aussi la censure de la pensée médicale en interdisant au personnel de toutes les institutions qu’il finance (y compris à l’étranger) de parler d’IVG ou de contraception. Enfin, le fanatisme violent des terroristes ’chrétiens’ n’est pas une plaisanterie pour ses victimes humaines : médecins pratiquant l’IVG assassinés impunément, cliniques attaquées à la bombe impunément, le vieux petit juge de Floride, pieux chrétien, menacé de mort par les intégristes pour avoir enfin permis à la jeune femme de mourir après 18 ans de procédures. Curieusement, la police ferme les yeux devant ces manifestations de terrorisme chrétien. Pourtant, c’est un terroriste chrétien, pas un Arabe, qui a placé la bombe au Fédéral Building d’Oklahoma City qui a fait plus de 600 morts quelques années avant l’attaque islamiste des Deux Tours qui en a fait 3000.

Une campagne qui a foiré

Mais la campagne pour ’sauver’ Terri Schiavo a foiré. Espérant gagner une bataille contre la rationalité en exploitant le drame de Floride, les intégristes de tout poil ont suscité une vague d’ hystérie ’religieuse’ au nom du droit à la ’vie’ artificielle et végétative. En tête, le Texan George W. Bush, qui se dit ’personnellement sauvé par Jésus Christ’ secondé par son frère Jeb Bush, Gouverneur de Floride et Président-désigné pour 2008, qui s’ingère dans l’affaire Schiavo depuis des années. Ces deux chevaliers chrétiens étaient soutenus par les chefs du Congrès, par tous les télévangélistes fondamentalistes des Etats-Unis ainsi que le par le Polonais mort-vivant Karol Wojtyla, grand ayatollah de la secte autoproclamée « sainte, catholique et apostolique » dont l’Europe toute chrétienne célèbre aujourd’hui les obsèques dans une orgie de religiosité malsaine. Or, malgré la complicité des médias et des Démocrates au Congrès qui votèrent une loi d’exception pour ’sauver’ la femme morte-vivante, le public américain ne s’est pas laissé berner. Selon le sondage CBS du 23 mars, 82% des Américain/es s’opposent à ces interventions et 74% n’y voient qu’une manœuvre politique opportuniste. L’hystérie religieuse déchaînée par le gouvernement a donc été mise en échec par la rationalité des citoyens. Pourtant, 80% à 90% des Américain/e s’identifient comme pratiquants ou croyants. Comment expliquer ce paradoxe ?

II. Religiosité et politique aux EU

Dans la société civile américaine, les sectes de droite avec leurs millions de fidèles constituent des ’lobbies’ riches et puissants qui arrivent de plus en plus à censurer les mœurs et à imposer leurs idéologies réactionnaires par des interventions agressives dans la vie politique, sexuelle et même scientifique.

Les sectes intégristes

En matière de sectes, il faut dire que nous avons de tout aux Etats-Unis : télévangélistes milliardaires, beaucoup d’églises évangéliques fondamentalistes, évêques catholiques réactionnaires, Juifs orthodoxes intégristes, Baptistes du Sud, Mormons, Témoins de Jéhovah, Chevaliers chrétiens du Klu Klux Klan, milices apocalyptiques chrétio-nazis. Ces fidèles forment les troupes de choc du régime de milliardaires installé à Washington. Ces sectes baignent dans une culture d’origine sudiste qui englobe beaucoup de petits-blancs dont le statu social dépend en partie de leur supériorité vis à vis des noirs. Historiquement, le régime abusif des planteurs entretenait cette classe de blancs ignorants, superstitieux et violents pour diriger et mater leurs esclaves. Aujourd’hui le régime abusif des milliardaires s’en sert pour intimider la société civile et faire taire ses adversaires.

Cette alliance traditionnelle permet au gouvernement des super-riches d’escamoter le ’social’ en le remplaçant par le moral. D’ailleurs le terme ’social issues’ ne désigne plus en Américain journalistique des questions sociales comme le chômage mais des questions morales telles que l’IVG et le mariage homosexuel. Ironiquement, ces petits-blancs de droite sont souvent aussi pauvres que leurs voisins noirs, leurs concourants sur le marché du travail bas de gamme. Mais ils subliment leur honte en s’identifiant avec les maîtres - planteurs esclavagistes ou milliardaires capitalistes - et en la projettent sur les noirs, qu’ils méprisent et terrorisent plus ou moins impunément. Les chômeurs lumpen du Parti nazi s’imaginaient surhommes übermenschen issues d’une race de maîtres herrenfolk, et Hitler leur donna la chance de venger leurs humiliations sur les Juifs et autres races ’inférieurs’. Au Texas, où le Gouverneur Bush a établi de nouveaux records d’exécutions capitales (dont 88% de noirs), on lynche encore noirs et homosexuels. L’intégrisme chrétien me ciment idéologique qui soude cette alliance entre les masses de petits-blancs ignorants et les milliardaires de droite cyniques et superstitieux.

Un ’parti de masse’ intimidant Dans le paradigme de la famille disfonctionelle, ces masses intégristes correspondent aux enfants d’un père violent qui refoulent la peur et la rage qu’ils ressentent. Wilhelm Reich, dans sa phase marxiste, avait déjà analysé ce type de caractère dans ses observations sur la psychologie de masse et la montée du fascisme en Allemagne. De tels enfants tendent à épouser leur propre répression en intériorisant la ’réalité’ du père, perçu comme représentant l’autorité. Par exemple, les filles battues qui finissent par se vivre comme ’coupables’ et les garçons agressifs qui projettent sur autrui leur propre peur et leur violence refoulées. Ces enfants se voient en victimes qui ’se défendent.’ Leur caractère devient rigide et leur comportement agressif. Ils font de bons policiers, de bons soldats, et de bons tortionnaires.

Ce sont les troupes de choque de la ’révolution républicaine’. Elles apportent un élément clef au régime impérial des Bush. Rappelons que pour installer et maintenir leurs dictatures historiques, Mussolini, Hitler, Staline, Saddam Hussein, Khomeyni et Cie avaient eu besoin de cinq éléments indispensables : une idéologie irrationnelle, du pouvoir sur l’état, le contrôle des médias, une crise permanente d’hystérie xénophobe et un parti de masse intimidant. Aujourd’hui le régime états-unien de Bush dispose de tous ces éléments et c’est grave. Pour la première fois dans ma vie, le spectre d’un ’fascisme à l’Américaine’, trop souvent agité par la gauche, me fait peur. En ce moment, je trouve particulièrement inquiétant l’invasion de la scène politique et du discours par l’irrationalisme religieux . Mais heureusement, il y a des forces sociales encore saines aux Etats-Unis, des croyants qui résistent à cette offensive idéologique de la droite chrétienne. Car les Etats-Unis sont profondément divisés et la religiosité de la société américaine est elle-même paradoxale.

Une constitution de déistes

Pour commencer, notons que les sacrés « pères fondateurs » des Etats-Unis (Washington, Jefferson, Adams, Franklin, Paine) étaient tous déistes sinon athées. Le mot ’Dieu’ ne se trouve pas dans notre Constitution qui prévoit une séparation de l’église et de l’état plus rigide encore que le régime de Laïcité français. Grands lecteurs de Montesquieu, les « pères » y ont aussi inscrit le fédéralisme et la séparation rigide entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ainsi, même aujourd’hui l’indépendance constitutionnelle d’un juge local face au Président et au Congrès reste plus sacrée que la Bible. En effet, notre Président impérial, son frère gouverneur et les Congressistes intégristes se sont humiliés en voulant braver la décision de la cour de Floride de mettre fin au le supplice d’une morte-vivante. Les mêmes limites constitutionnelles interdisent tout type de subvention publique aux écoles confessionnelles (’privés’ en français moderne) américaines. Mieux encore, une décision récente de la Cour suprême a interdit comme signe religieux ostentatoire les Dix Commandements gravés par un juge chrétien intégriste devant son Tribunal de Georgie.

Vers 1830 Toqueville remarqua la grande religiosité de la société civile américaine, qui allait de pair avec son esprit philistin, hypocrite et commerçant. Dans les états du Sud Toqueville a entendu les ’preuves bibliques’ de l’infériorité des Noirs de la bouche de ses pieux hôtes esclavagistes. Mais il n’a pas prévu qu’une génération plus tard, le radicalisme chrétien des anti-esclavagistes comme l’esclave Sojourner Truth et le militant blanc John Brown allait précipiter la Guerre Civile. De même aujourd’hui, il ne faut pas confondre le fanatisme superstitieux des sectes intégristes de droite qui servent de base électorale au parti Républicain de Bush avec la théologie libérale des églises protestantes traditionnelles.

Les églises ’libérales’

Les fidèles Episcopaliens, Congrégationalistes, Méthodistes africains, Unitariens, Quakers, Juifs réformés, et ’Catholiques de la libération’ sont généralement anti-racistes et acceptent de plus en plus des pasteurs femmes ou mêmes ouvertement homosexuels. A l’époque de Martin Luther King et de la guerre du Vietnam, pas mal de ces églises se sont engagées dans des croisades pour la paix, la justice sociale et raciale. Toujours très présentes dans les manifs et actions directes non-violentes, elles prêtent gratuitement leurs salles des fêtes qui servent de locaux à nos organisations anti-guerre et anti-racistes (groupuscules marxistes y compris). Ce sont des gens de conscience ans un pays qui sombre dans l’égoïsme consumériste et la religion sauve qui peut du salut individuel.

Or, tout comme les sectes réactionnaires, les églises libérales sont aussi des communautés humaines qui permettent aux familles américaines moyennes de se défendre contre l’anonymat d’une société atomisée. Ce sont des havres de solidarité et d’entraide face à la dureté de la vie sous le capitalisme néo-libéral américain et dans l’absence quasi-totale de ce que les Français appellent ’le social’ et ’la vie associative.’ On comprend que, contrairement aux Français, la grosse majorité des Américain/es sont plus ou moins pratiquant/es. Il ne faut pas les mépriser. C’est des rangs de ces croyants ’de gauche’ qu’est sortie une grande partie des 500,000 américains qui ont manifesté contre Bush à NY et voté en nombre record (50 millions de voix) pour le Parti démocrate en 2004. Comme on a vu, 82% de ces Américain/es se sont prononcés hostiles à l’intervention gouvernementale pour ’sauver’ une morte-vivante. Or, le Parti démocrate les trahit aujourd’hui en épousant l’évangélisme.

La trahison des Démocrates

On se rappelle que c’est en jouant la carte religieuse que les Républicains ont gagné leur mince majorité par une campagne qui agitait devant l’électorat des pauvres blancs fondamentalistes un axe du mal composé du mariage homosexuel, de l’IVG, et du ’laxisme’ moral. Bons chasseurs de sorciers, ils ont pu représenter les Démocrates, traditionnellement libéraux, laïques, tolérants et humanistes comme impies, anti-religieux, et impuissants face aux hordes Musulmanes prêtes à envahir le Texas et le Montana.

Aujourd’hui les Démocrates, au lieu de regrouper leur base populaire en défendant les valeurs citoyennes, se mettent hypocritement à l’école des Républicains. Seule une poignée ont voté contre la loi exceptionnelle pour maintenir en vie végétative la pauvre Terri Schiavo. La même semaine, Hillary Clinton, candidate démocrate probable à la présidence en 2008, révèle qu’elle a ’toujours’ pratiqué la prière quotidienne (International Herald Tribune du 18 mars) et déclara que les Démocrates devraient « parler davantage de leur foi » . Cela les évitera de parler des problèmes terrestres comme l’enlisement américain en Iraq, les scandales d’Enron et d’Halliburton, le scandale de la torture, l’absence d’un système de santé, la pollution industrielle, la chute du dollar, les délocalisations, le chômage, la précarité, les familles sans abris, l’exemption aux impôts pour les super-riches, la dette astronomique qui justifie l’escamotage de la retraite, de l’enseignement et des autres services publics ainsi que toutes les formes d’aide aux femmes et aux enfants pauvres.

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