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22- 01- 2008-La crise boursière vient d’éclater

jeudi 29 avril 2010

Il ne se passe plus un jour sans que tombent de mauvaises nouvelles, qui annulent les discours rassurants de la veille. Avec 9,8 Mds de dollars de perte, la banque d’affaire américaine Merrill Lynch vient de relayer sa consoeur Citigroup et ses 10 Mds de perte. Dans la foulée, de nouveaux clients devissent, se sont les « rehausseurs de crédits » qui en une seule journée, le 18/01/2008 annoncent respectivement une chute de 60% et 30%.

Du coté de la FED ( Banque centrale américaine) on essaye de colmater les brèches qui s’ ouvrent une à une, 150 Mds de dollars sont mis dans la corbeille pour relancer l’ économie. Seulement quand on se trouve dans des sables mouvants, plus on se débat et plus on s’enfonce. [1] Depuis quelques jours, les bourses sont contaminées par l’étrange virus subprime. C’ est en cascade que les cours s’ effondrent,la bourse de Londres laisse 20% en trois semaines, Deutsch Borse 16%, la Bovespa et BM et F récemment introduite en bourse abandonnent entre 90% et 40%. Quant aux bourses européennes elles poursuivent leur dégringolade dans une fourchette de -5,3% à Milan à -15,9 % à Oslo ( OBX) ( le 16 01 2008). Malgré les piqûres de rappel de la BCE, des banques commencent à tituber,la Banque allemande West LB, est dans le rouge, sa perte avouée est de 100 millions d’ euros pour 2007, sa perte réelle serait d’ 1 milliard d’ euros selon d’ autres sources. En Grande Bretagne, Northern Rock attend son jugement dernier ( nationalisation ou reprise). Comme il est de plus en plus difficile de faire croire qu’il s’ agit d’ une crise passagère, les guichets sont pris d’ assaut, chacun voulant se retirer du bourbier. La filiale de l’assureur anglais Aegon, vient de suspendre les retraits sur ses trois fonds immobiliers, et elle n’est pas la seule. Les salariés, commencent à voir leur intéressement et leur participation cumulés sur plusieurs années faire les frais de la crise, ce « salaire » déguisé de participation aux bénéfices s’est déjà transformé en participation aux pertes. Depuis le mardi 22 janvier, les médias se mettent à table « vent de panique sur les marchés, Paris perd 7% » titre le journal financier « La Tribune », et après nous avoir raconté, comme pour la catastrophe de Tchernobyl, que les nuages radioactifs n’ avaient pas franchi la frontière, que l’ Europe était modestement touchée par la crise Subprime, on passe aux aveux : « On s’ aperçoit que les banques européennes sont au moins aussi exposées à la crise du subprime que leurs consoeurs américaines »[2] et d’ ajouter « L’ Espagne constitue une zone géopolitique à hauts risques compte tenu de sa forte sensibilité à la chute de l’ immobilier résidentiel ». Même si ce n’est pas encore dit, nous assistons à une véritable Krach boursier.

GB le 23 janvier 2008

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