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		<title>Pour qui sonne le glas : vers un nouveau Bretton Woods !!!</title>
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		<description>Il n'y a plus de qualificatifs assez fort pour d&#233;signer l'ampleur de la crise actuelle, crise vers laquelle convergent rapidement toutes les contradictions du syst&#232;me capitaliste. Cette crise d&#233;passe toutes les pr&#233;visions de par sa dimension et la rapidit&#233; de son expansion. &#171; Etant donn&#233; la vitesse prodigieuse de la propagation de la crise, explique un proche du FMI, nous devons &#234;tre tr&#232;s innovants &#187; (La Tribune du 27/10/08) Les innovations , nous les connaissons, elles (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a plus de qualificatifs assez fort pour d&#233;signer l'ampleur de la crise actuelle, crise vers laquelle convergent rapidement toutes les contradictions du syst&#232;me capitaliste. Cette crise d&#233;passe toutes les pr&#233;visions de par sa dimension et la rapidit&#233; de son expansion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Etant donn&#233; la vitesse prodigieuse de la propagation de la crise, explique un proche du FMI, nous devons &#234;tre tr&#232;s innovants &#187; (La Tribune du 27/10/08)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les innovations , nous les connaissons, elles &#233;loignent la crise &#224; la mani&#232;re d'un boomerang, et d&#233;j&#224; m&#234;me &#224; qui n'a pas fait de grandes &#233;tudes en &#233;conomie, certains chiffres parlent d'eux-m&#234;mes. Patrick Artus, bien plac&#233; et surtout bien document&#233;, &#233;value les pertes de la richesse mondiale &#224; 34 000 milliards de dollars depuis le d&#233;but de la crise, en 2007. Ce chiffre repr&#233;sente tout de m&#234;me 54 % du PIB mondial et se d&#233;compose en 26 000 milliards de pertes sur les actions et 4000 milliards venant de l'immobilier am&#233;ricain et britannique mais aussi d'obligations d'entreprises, des pays dits &#233;mergents (en fait d&#233;pendants) et de pertes bancaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand la locomotive &#171; &#233;mergente &#187; se transforme en boulet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cens&#233;s tirer la croissance des pays du centre, les pays dits &#233;mergents se sont soudain transform&#233;s en un immense boulet, tirant certes l'&#233;conomie mondiale, mais vers le fond. Tous les pays ayant ant&#233;rieurement subi des d&#233;ferlantes de d&#233;valorisation financi&#232;re sont de nouveau en phase de rechute. L'Argentine est contrainte de nationaliser les syst&#232;me de retraite, et les industriels s'attendent au pire. La Russie, la Cor&#233;e du Sud, le Mexique reviennent &#224; la case d&#233;part. De nouveaux candidats ont &#233;merg&#233;, mais pas dans le sens souhait&#233; par le capital international. Alors le FMI est contraint d'intervenir dans l'urgence et met sur la table 209 milliards de dollars qui devraient &#234;tre r&#233;partis entre le Mexique, la Pologne,l'Argentine, l'Islande, la Hongrie, l'Ukraine ,les Etats baltes (tous plus vuln&#233;rables aux capitaux &#233;trangers). L'Ukraine vient d'obtenir un pr&#234;t de 16,5 milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour qui sonne le glas : vers un nouveau Bretton Woods !!!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a longtemps que la question de l'h&#233;g&#233;monie du dollar comme monnaie de r&#233;serve est remise en cause sur le papier. Des tentatives pour que dor&#233;navant les &#233;changes internationaux se fassent sur la base d'un panier de monnaie ont &#233;t&#233; faites (dollars, yen, euros, yuan) devraient tous &#234;tre une monnaie de r&#233;serve... L&#224;, nous nous trouvons dans ce que Sarkozy appelle &#171; le nouveau capitalisme &#187; : sa refondation, sans les affres de la sp&#233;culation...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La situation , laisse au moins une consolation : le terrain est d&#233;gag&#233;. Tous les r&#233;formateurs du capital vont se regrouper derri&#232;re le m&#234;me &#233;tendard en une grande union internationale de sauvetage de la plan&#232;te capitaliste. Alors ils se raccrochent au radeau d'un nouveau Bretton-Woods. Mais que peuvent-ils faire d'autre pour le moment que de chercher au travers de divers sommets comment se r&#233;partir les pertes, pour &#233;viter que les canons r&#232;glent ce partage ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le spectre de la r&#233;cession mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pouvons consid&#233;rer, m&#234;me si ce n'est pas officiel, que l'Union europ&#233;enne et les Etats-Unis sont en r&#233;cession , que le Japon a d&#233;j&#224; un pied dedans et que les pays dits &#233;mergents (d&#233;pendants) sont sur la m&#234;me pente. En fait la r&#233;cession mondiale est pour 2009, et nous allons apprendre maintenant jour apr&#232;s jour que tel ou tel pays entre officiellement dans la r&#233;cession, comme le Royaume-Uni...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;cession , c'est in&#233;vitablement une mont&#233;e en fl&#232;che des faillites et d&#233;fauts de paiement, dans un premier temps dans les secteurs imm&#233;diatement expos&#233;s au ralentissement &#233;conomique, comme les transports, l'immobilier, le b&#226;timent, la construction automobile, la restauration, l'h&#244;tellerie, la vente par correspondance...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela venant de nouveau provoquer des &#171; subprimes &#187; en cha&#238;ne, le d&#233;sastre des uns entra&#238;nant le d&#233;sastre des autres et ainsi de suite. Le dernier en date en France c'est celui de la CAMIF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors les CCI (chambre du commerce et de l'industrie) montent des &#171; SOS entreprise &#187; pour qu'elles ne se suicident pas, et le pape leur dira une messe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les assurances entre dans l'ar&#232;ne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme nous l'avions annonc&#233; dans notre pr&#233;c&#233;dent texte sur les CDS (credit default swaps), les assurances entrent dans l'ar&#232;ne de la crise. Alors que le bancassureur belgo-n&#233;erlandais Fortis est en cours de d&#233;mant&#232;lement1, c'est ING, un groupe de bancassurance n&#233;erlandais (75 millions de clients dans le monde), qui passe &#224; la caisse des fonds publics et re&#231;oit 10 milliards d'euros ; par ailleurs l'&#233;tat n&#233;erlandais a inject&#233; 3 milliards d'euros dans les caisses de l'assureur Aegon, en perte de 350 millions d'euros. M&#234;me les mutualistes, les promoteurs de &#171; l'&#233;conomie sociale &#187; dite non-capitaliste, sont entra&#238;n&#233;s, dans le tourbillon de la crise, parce que, eux aussi, &#233;taient entr&#233;s dans &#171; l'&#233;conomie de casino &#187;. En Belgique, les pouvoirs publics sont contraints d'apporter 1,5 milliard d'euros &#224; l'assureur mutualiste Ethias, actionnaire de Dexia, afin de renforcer ses fonds propres. La Matmut, selon le journal La Tribune du 20 octobre 2008, devrait perdre 20 millions d'euros, par le biais de sa filiale de gestion alternative ADI, un dommage collat&#233;ral de la faillite de Lehman Brothers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Si les m&#233;dias ne savent plus o&#249; donner de la t&#234;te, tant les annonces confirmant la bonne sant&#233; de la crise se succ&#232;dent, elles nous livrent des t&#234;tes et pas toujours celles de dirigeants : &#171; Apr&#232;s l'affaire Kerviel &#187; ,Daniel Bouton est toujours l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Op&#233;ration tiroir caisse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Allemagne le tiroir-caisse fonctionne &#224; merveille : le gouvernement d'Angela Merkel va gaver les banques &#224; la hauteur de 10 milliards d'euros par banque en crise. La banque r&#233;gionale allemande Bayern LB passera au guichet, WestLB y r&#233;fl&#233;chit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux Etats-Unis, ont se dispute les cadavres : Wells Fargo et Citigroup s'&#233;tripent au sujet de la reprise de Wachovia en perte de 24 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de dollars, pendant que la FED joue les Ponce Pilate. La banque r&#233;gionale am&#233;ricaine Freedom Bank a &#233;t&#233; ferm&#233;e par les autorit&#233;s de tutelle, devenant le 17&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tablissement bancaire &#224; faire faillite depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Belgique le &#171; plat pays &#187; est &#224; plat : en un mois les trois premi&#232;re banques belges ont &#233;t&#233; retourn&#233;es comme des cr&#234;pes, et nous venons d'apprendre que c'est maintenant KBC , le fleuron flamand de l'Etat belge, qui passe &#224; la caisse publique pour 3,5 milliards d'euros.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, apr&#232;s l'affaire des Caisses d'&#233;pargne o&#249; l'Ecureuil est mont&#233; sur le podium des pertes financi&#232;re &#224; la fran&#231;aise 700 millions d'euros (dernier chiffre), on ne soutient plus que la banque doit &#234;tre mortelle, ou qu'il faut privatiser les privatisations. On a une solution plus simple : l'injection g&#233;n&#233;ralis&#233;e aux frais du peuple de milliards d'euros. Pas moins de 10,5 milliards d'euros seront distribu&#233;s par &#171; le restaurant du beurre et de l'argent du beurre &#187; aux banques priv&#233;es fran&#231;aises2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais dans l'arri&#232;re-cour de l'Etat, on se pr&#233;pare &#224; faire payer ceux qui le peuvent encore. Alors l'Etat commence &#224; piocher dans les caisses de l'&#233;pargne salariale et de l'&#233;pargne retraite, malgr&#233; la r&#233;probations des gestionnaires. Selon La Tribune du 22 octobre 2008, la CRDS, cette contribution du peuple &#224; la dette de l'Etat, pourrait augmenter : son taux de passerait de 0,5 % &#224; 0,69 % des revenus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les effets de la crise financi&#232;re commencent &#224; toucher l'&#233;conomie : La Redoute, la Camif, l'industrie automobile mondiale&#8230; La d&#233;gringolade vertigineuse du fret maritime de 90% est un indicateur bien r&#233;el de l'&#233;tat du commerce mondial. Mais il n'y a pas que le maritime qui est en crise c'est toute l'industrie du transport(mer, route rail..). Aux Etats-Unis les ports enregistrent une baisse de 7,2% des biens import&#233;s depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;route des hedge funds, la catastrophe est imminente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant les ann&#233;es 2002-2006, quand l'on croyait au miracle de l'&#233;conomie de march&#233;, les gouvernements &#233;taient en extase devant la dispersion / mutualisation des risques. Tous fermaient les yeux sur un possible retournement, celui d'un d&#233;faut de paiement de nombreux emprunteurs, dont les hedges fonds devaient assumer les cr&#233;ances vis &#224; vis des banques. Et bien nous y voici, la catastrophe est maintenant imminente. Forc&#233;s de par la conjoncture de rendre leur argent &#224; ceux qui le leur avaient fait confiance, les hedges fonds se mettent &#224; vendre leurs actifs au moindre fr&#233;missement &#224; la hausse de la bourse, ce qui provoque cet effet de yoyo actuel. La panique est d'autant plus grande que les grandes banques savent que pr&#232;s de 30% des fonds vont faire faillite. Le sinistre est &#233;norme et il n'y a plus d'&#171; assureur &#187; pour honorer leurs contrats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l&#224; que va commencer l'effet de dominos : le risque cr&#233;dit baignant dans tout le syst&#232;me va contaminer des grandes banques internationales et europ&#233;ennes truff&#233;es de d&#233;riv&#233;s de cr&#233;dit. A partir de l&#224; le chant du cygne de la finance entra&#238;nera le monde dans une r&#233;cession profonde, dont on ne peut pour le moment qu'entrevoir la d&#233;vastation : pouss&#233;e du ch&#244;mage avec 20 millions de demandeurs d'emploi suppl&#233;mentaires selon les pr&#233;visions du Bureau International du Travail (BIT), et un effondrement de la consommation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard Bad 4 11 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1- Il va &#234;tre en partie nationalis&#233; par les autorit&#233;s n&#233;erlandaises et en partie vendu &#224; la banque fran&#231;aise BNP Paribas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- Le Cr&#233;dit Agricole recevra 3 milliards d'euros, BNP Paribas 2,55 milliards d'euros, Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale 1,7 milliard, Credit Mutuel 1,2 milliard, Caisse d'Epargne 1,1 milliard et Banque Populaire 950 millions,&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A propos de la campagne contre la lapidation de Sakineh Ashtiani</title>
		<link>http://www.mondialisme.org/spip.php?article1531</link>
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		<dc:creator>Yves</dc:creator>



		<description>(Cet article est extrait du site R&#233;volution en Iran : http://iranenlutte.wordpress.com/20...) Faux amis&#8230; et vrais ennemis 25 08 2010 Nous n'avons pas attendu l'appel de Bernard-Henri Levy pour nous mobiliser contre la lapidation, la peine de mort et plus largement contre la R&#233;publique Islamique d'Iran. Pour les camarades iranien(ne)s cela fait 31 ans que le combat est men&#233;, dans les rues, les usines et les universit&#233;s des grandes villes, dans les montagnes du (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Documents utiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(Cet article est extrait du site R&#233;volution en Iran : &lt;a href='http://iranenlutte.wordpress.com/2010/08/25/faux-amis-et-vrais-ennemis/' class='spip_out' rel='external'&gt;http://iranenlutte.wordpress.com/20...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faux amis&#8230; et vrais ennemis
25 08 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'avons pas attendu l'appel de Bernard-Henri Levy pour nous mobiliser contre la lapidation, la peine de mort et plus largement contre la R&#233;publique Islamique d'Iran. Pour les camarades iranien(ne)s cela fait 31 ans que le combat est men&#233;, dans les rues, les usines et les universit&#233;s des grandes villes, dans les montagnes du Kurdistan ou en exil. Ce combat n'est pas une lutte nationaliste, mais entre dans une lutte plus g&#233;n&#233;rale pour l'&#233;mancipation de l'humanit&#233;. Et cette lutte pour l'&#233;mancipation de l'humanit&#233; se dirige non seulement contre le r&#233;gime de la R&#233;publique Islamique d'Iran mais plus g&#233;n&#233;ralement contre l'ensemble des dirigeants de cette plan&#232;te, qu'ils oppriment et exploitent sous le drapeau de la religion, la banni&#232;re &#233;toil&#233;e ou le fanion tricolore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis les manifestations insurrectionnelles du mois de juin 2009, et m&#234;me avant depuis la contre-r&#233;volution islamique qui a bris&#233; et r&#233;prim&#233; le formidable &#233;lan populaire et les conseils ouvriers de la r&#233;volution de 1978-1979, nous avons toujours rappel&#233; notre opposition r&#233;solue &#224; toute intervention militaire ou sanctions &#233;conomiques contre l'Iran. Loin d'&#234;tre en guerre contre l'Iran, nous sommes solidaires de sa population, de ses femmes et de sa classe ouvri&#232;re qui luttent pour en finir avec 31 ans de barbaries, d'ex&#233;cutions, d'apartheid sexiste, de mis&#232;re et d'oppression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;BHL est connu pour avoir soutenu toutes les aventures militaristes des Etats occidentaux, des bombardements sur la Yougoslavie et leurs &#171; dommages colat&#233;raux &#187; &#224; l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak. Pour ne prendre que ces deux pays, il est facile de constater que l'occupation imp&#233;rialiste, non seulement a ajout&#233; &#224; la population les souffrances de la guerre, mais n'a en rien favoris&#233; les droits humains en g&#233;n&#233;ral et les droits des femmes en particulier. En Irak, c'est sous l'oeil bienveillant des troupes d'occupation am&#233;ricaines que la Charia est entr&#233;e dans la l&#233;gislation, quant &#224; l'Afghanistan, c'est bien Karza&#239;, chef de l'actuel R&#233;publique Islamique d'Afghanistan (c'est le nom officiel de ce r&#233;gime), qui, il y a un an, a instaur&#233; des lois discriminatoires dignes des Talibans &#224; l'encontre des femmes chiites, leur interdisant de sortir du domicile sans l'autorisation du mari ou du gardien et l&#233;galisant le viol conjugal. C'est ce m&#234;me gouvernement Karza&#239; qui, aujourd'hui cherche l'alliance avec une fraction des Talibans alors m&#234;me que, r&#233;cemment, on apprenait qu'un couple avait &#233;t&#233; lapid&#233; dans le nord du pays. Une intervention militaire contre l'Iran, non seulement est humainement inacceptable vu ce qu'elle signifierait pour nos soeurs et fr&#232;res de classe qui vivent dans ce pays, mais serait le meilleur cadeau qui pourrait &#234;tre fait au r&#233;gime. Depuis toujours, nous avons proclam&#233; que la seule solution, &#224; la fois humaine et radicale, pour en finir avec 31 ann&#233;es de r&#233;action moyen-&#226;geuse en Iran, c'est la r&#233;volution. Et pour accomplir cette r&#233;volution, la classe ouvri&#232;re et plus g&#233;n&#233;ralement la population iranienne peut certes compter sur les travailleuses et les travailleurs du monde entier, mais en aucun sur les Etats existants, quels qu'ils soient. Rappelons qu'en 1991, &#224; la fin de la guerre du Golfe, les Etats-Unis et leurs alli&#233;s ont donn&#233; les moyens &#224; Saddam Hussein pour r&#233;primer l'insurrection ouvri&#232;re au Kurdistan. Les Etats peuvent se chamailler et m&#234;me se faire la guerre, ce qu'ils craignent le plus au monde, c'est justement la r&#233;volte des exploit&#233;(e)s, o&#249; que ce soit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et parmi les r&#233;cents &#171; soutiens &#187; de politiciens &#224; Sakineh, on ne peut que souligner l'hypocrisie de ceux qui, non seulement cherchent ainsi &#224; faire oublier leur propre politique inhumaine, mais qui ont &#233;t&#233; ou sont encore aujourd'hui des soutien des r&#233;actionnaires religieux lorsque cela sert leurs int&#233;r&#234;ts. Giscard d'Estain, par exemple, est sorti de sa retraite. Mais qui &#233;tait pr&#233;sident de la R&#233;publique Fran&#231;aise lorsque Khomeiny &#233;tait h&#233;berg&#233; &#224; Neauphle-le-Ch&#226;teau dans la banlieue parisienne et lui a offert le concours d'Air France pour retourner en Iran briser la r&#233;volution populaire de 1978-1979 ? C'est lui aussi qui, se faisant le promoteur de la strat&#233;gie des &#171; d&#233;mocraties occidentales &#187; au Moyen-Orient afin d'y briser les luttes progressistes avait d&#233;clar&#233; en 1980 &#171; Pour combattre le communisme nous devons lui opposer une id&#233;ologie. &#192; l'Ouest, nous n'avons rien. C'est pourquoi nous devons appuyer l'islam &#187;. Et, la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et les r&#233;gimes policiers de la r&#233;gion ont tous appuy&#233; l'islamisme politique, en Iran, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs, comme force de frappe pour briser les aspirations &#224; la libert&#233; et &#224; l'&#233;galit&#233; des femmes et des hommes de cette r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au nom des droits humains universels des femmes et de l'&#233;mancipation de l'humanit&#233;, nous refusons l'apartheid sexiste, que ce soit en Iran ou ailleurs. Et voil&#224; que Clara Burni (1) d&#233;clare &#171; sachez que mon mari (c'est-&#224;-dire Sarkozy) plaidera votre cause sans rel&#226;che et que la France ne vous abandonnera pas. &#187; La France, par contre, par son soutien militaire au gouvernement Karza&#239;, a d&#233;j&#224; abandonn&#233; les femmes d'Afghanistan et, par la voix du m&#234;me Sarkozy, les femmes d'Arabie Saoudite qui subissent le pire apartheid sexiste au monde. En janvier 2008, &#224; Riyad, c'est bien Sarkozy qui proclamait son amour de la monarchie obscurantiste et misogyne et de son roi, allant jusqu'&#224; dire &#171; L'Arabie Saoudite et la France n'ont pas seulement des int&#233;r&#234;ts en commun. Elles ont aussi un id&#233;al commun. &#187; Et cette m&#234;me France, abandonnera &#224; n'en pas douter Sakineh d&#232;s lors que ses conflits diplomatiques avec l'Iran seront r&#233;gl&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis toujours nous combattons la lapidation, la peine de mort et l'oppression des femmes. Nous avons toujours refus&#233; et continuons de refuser d'accepter l'apartheid sexiste au nom du relativisme culturel ou de &#171; l'anti-imp&#233;rialisme &#187;, mais de la m&#234;me fa&#231;on, nous ne pouvons que d&#233;noncer l'hypocrisie de ceux qui sont de faux amis et de vrais ennemis. Et c'est bien pour les m&#234;mes raisons que nous combattons &#224; la fois Ahmadinejad et Sarkozy, Poutine et Obama, et finalement tous les dirigeants de ce monde, pour en construire un autre, o&#249; chaque &#234;tre humain aura une vie digne du 21&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&#8230; et la r&#233;volution en Iran n'est pour nous qu'une &#233;tape vers l'&#233;mancipation de l'humanit&#233;. Une r&#233;volution ouvri&#232;re victorieuse en Iran nous servirait de point d'appui pour la n&#233;cessaire r&#233;volution en Europe et partout ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Camille Boudjak&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Clara Burni d&#233;clare : &#171; En France, les enfants apprennent &#224; l'&#233;cole que la cl&#233;mence est la principale vertu des gouvernants &#187;&#8230; on est tent&#233; de dire que s'ils l'apprennent peut-&#234;tre &#224; l'&#233;cole, ils prennent tr&#232;s vite conscience, surtout si leurs parents sont sans-papiers ou roms, que la cl&#233;mence des gouvernants s'applique bien souvent, en effet, pour les politiciens corrompus, qu'elle permet aux Papon de ne pas crever en prison&#8230; mais qu'elle est inexistante pour les prol&#233;taires de ce pays comme partout. Mais il y a-t-il r&#233;ellement des enseignant(e)s assez na&#239;fs pour raconter de telles niaiseries aux enfants ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>4 septembre 2010 : &#171; f&#234;ter &#187; l'anniversaire de la IIIe R&#233;publique ou honorer les Communards ?</title>
		<link>http://www.mondialisme.org/spip.php?article1530</link>
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		<dc:date>2010-08-26T00:04:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yves</dc:creator>



		<description>Une grande manif doit se tenir le 4 septembre 2010, convoqu&#233;e par toute la gauche, les syndicats, les associations antiracistes ou de soutien aux travailleurs immigr&#233;s, etc. Cette date a &#233;t&#233; choisie parce qu'elle co&#239;ncide avec le 140e anniversaire de la fondation de la Troisi&#232;me R&#233;publique qu'il faudrait &#171; f&#234;ter &#187; selon les organisateurs de l'appel &#171; Non &#224; la politique du pilori &#187; (on trouvera cette p&#233;tition insipide (1), pardon cet &quot;appel citoyen&quot;, sur le site (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Ni patrie, ni fronti&#232;res&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une grande manif doit se tenir le 4 septembre 2010, convoqu&#233;e par toute la gauche, les syndicats, les associations antiracistes ou de soutien aux travailleurs immigr&#233;s, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette date a &#233;t&#233; choisie parce qu'elle co&#239;ncide avec le 140&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire de la fondation de la Troisi&#232;me R&#233;publique qu'il faudrait &#171; f&#234;ter &#187; selon les organisateurs de l'appel &#171; Non &#224; la politique du pilori &#187; (on trouvera cette p&#233;tition insipide (1), pardon cet &quot;appel citoyen&quot;, sur le site &lt;a href='http://nonalapolitiquedupilori.org/' class='spip_out' rel='external'&gt;http://nonalapolitiquedupilori.org/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Curieusement, jusqu'ici aucun des historiens ou des intellectuels qui fustigent Nicolas Sarkozy pour sa manipulation ou son ignorance de l'Histoire n'a fait remarquer que la Troisi&#232;me R&#233;publique a &#233;t&#233; fond&#233;e sur le sang des Communards, les pers&#233;cutions, les condamnations &#224; l'exil, au bagne et &#224; la prison, quand ce n'&#233;tait pas le poteau d'ex&#233;cution d&#233;cid&#233; par les conseils de guerre qui si&#233;geront pendant les quatre premi&#232;res ann&#233;es de la Troisi&#232;me R&#233;publique ou les cours pr&#233;v&#244;tales qui fusillaient les hommes et les femmes pris les armes &#224; la main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;dacteurs et les 30 000 signataires de l'appel &quot;Non au pilori&quot; ont compl&#232;tement oubli&#233; les 20 000 morts de la Commune de Paris, les 38 000 arrestations, les 50 000 jugements qui se poursuivront jusqu'en 1877, les 4000 personnes exp&#233;di&#233;es au bagne, le tout pour quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer, le 4 septembre 2010, la Troisi&#232;me R&#233;publique&#8230;. des bourreaux du peuple parisien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le citoyennisme, qui est l'id&#233;ologie dominante &#224; gauche, est d&#233;cid&#233;ment bien un n&#233;gationnisme (&#224; peine dissimul&#233;) de l'histoire du mouvement ouvrier et de ses combats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 4 septembre 2010, si vous tenez &#224; descendre dans la rue contre ce pl&#233;onasme (faussement) na&#239;f qu'est la &#171; x&#233;nophobie d'Etat &#187; (tout Etat est x&#233;nophobe, sinon il ne remplit pas sa fonction essentielle : d&#233;fendre la nation), criez au moins le nom des communards et des p&#233;troleuses !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayez une pens&#233;e pour le g&#233;n&#233;ral Dombrovski mort sur les barricades pr&#232;s de la rue Myrrha, Th&#233;ophile Ferr&#233;, Louis Rossel et tous les anonymes ex&#233;cut&#233;s par cette Troisi&#232;me R&#233;publique que les r&#233;dacteurs de l'appel &quot;Non au pilori&quot; voudraient nous voir &quot;f&#234;ter&quot; le 4 septembre 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'oubliez pas qui &#233;tait Adolphe Thiers, le chef des Versaillais, celui qui a lanc&#233; 130 000 soldats contre les ouvriers et les artisans parisiens, le premier pr&#233;sident de cette Troisi&#232;me R&#233;publique qui a commenc&#233; aussi mal qu'elle a fini et que nos citoyennistes sans m&#233;moire voudraient que nous f&#234;tions en enterrant une seconde fois les Communards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des conseils de guerre fusillant les Communards en septembre 1870 aux pleins pouvoirs vot&#233;s &#224; P&#233;tain en juillet 1940 par les trois quarts des d&#233;put&#233;s socialistes, de la guerre du Rif aux massacres et aux bagnes d'Indochine en passant par les interventions des arm&#233;es fran&#231;aises contre la r&#233;volution russe, des fichiers de l'immigration les plus sophistiqu&#233;s de la plan&#232;te aux lois restreignant (d&#233;j&#224;) les droits des immigr&#233;s, la Troisi&#232;me R&#233;publique a une belle continuit&#233; que les sans-m&#233;moire de la gauche s'appr&#234;tent &#224; &quot;f&#234;ter&quot; en toute bonne (in)conscience !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y.C.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26/08/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ni patrie ni fronti&#232;res&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Comme me le fait remarquer justement un lecteur perspicace, cet appel contient des expressions inadmissibles comme la r&#233;f&#233;rence au &quot;n&#233;cessaire respect de l'ordre public&quot; (comme quoi la gauche nous prend pour des imb&#233;ciles quand elle pr&#233;tend d&#233;noncer la politique s&#233;curitaire de Sarkozy) et au respect de &quot; la Constitution&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On rappellera aux sans-m&#233;moire de gauche que deux r&#233;formistes bon teint, Messieurs Fran&#231;ois Mitterrand et Andr&#233; Chandernagor, d&#233;nonc&#232;rent, il y a d&#233;j&#224; 40 ans, l'un dans &quot;Le coup d'Etat permanent&quot; (1964), l'autre dans &quot;Un parlement pour quoi faire&quot; (1967), la Constitution de la Cinqui&#232;me R&#233;publique comme totalement et visc&#233;ralement antid&#233;mocratique et propice aux coups d'Etat et &#224; toutes les manoeuvres autoritaires du gouvernement contre les &quot;&#233;lus de la nation&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me si nous ne croyons gu&#232;re aux vertus de la d&#233;mocratie bourgeoise, la vacuit&#233; de cet appel permet de mesurer la r&#233;gression politique de cette gauche r&#233;formiste qui a oubli&#233; m&#234;me ses petits combats contre la Constitution de la Cinqui&#232;me R&#233;publique.... et de l'extr&#234;me gauche (le NPA en t&#234;te) qui lui embo&#238;te all&#233;grement le pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la phrase qui conclut l'appel et fait mention d&quot;une &quot;R&#233;publique que nous voulons plus que jamais, libre, &#233;gale et fraternelle&quot; on se demande sur quelle plan&#232;te vivent les r&#233;dacteurs et les signataires de cet &quot;appel&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La R&#233;publique des Bisounours, sans doute...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Crise financi&#232;re octobre 2008</title>
		<link>http://www.mondialisme.org/spip.php?article1347</link>
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		<dc:date>2010-08-25T04:51:27Z</dc:date>
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		<description>Les &#233;tats interviennent, pour socialiser les pertes des banquiers &#171; La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#233;tat qu'il soit despotique, constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre r&#233;ellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique. &#187; (K. Marx T. 1 p. 721 du Capital &#233;d. Moscou) Tant qu'il s' (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;tats interviennent, pour socialiser les pertes des banquiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#233;tat qu'il soit despotique, constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre r&#233;ellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique.&quot; (K. Marx T. 1 p. 721 du Capital &#233;d. Moscou)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant qu'il s' agissait de l' intervention des banques centrales, la crise financi&#232;re apparaissait comme une affaire de famille du syst&#232;me financier international. En effet il ne faut pas confondre l' intervention de l' &#233;tat et celle des banques centrales, La premi&#232;re se fait effectivement avec l' argent public, mais la seconde n' est pas un subvention au frais du contribuable. Les injections de liquidit&#233;s des banques centrales doivent &#234;tre rembours&#233;es &#224; l' &#233;ch&#233;ance de 1 &#224; 38 jours pour les op&#233;rations de la Banque Centrale Europ&#233;enne. Ses liquidit&#233;s portent un taux d' int&#233;r&#234;t, il &#233;tait de 3% en moyenne mais il a atteint 11%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des lors que l' &#233;tat intervient ce n' est d&#233;j&#224; plus une affaire de famille, pour la bonne et simple raison que c' est le peuple contribuable qui va devoir en payer l' addition par le truchement de la dette publique. Pour les am&#233;ricains les 700 milliards de dollars, du plan Paulson devant servir &#224; &#171; nettoyer &#187; les bilans des banques ; va plut&#244;t siphonner l' &#233;pargne du peuple am&#233;ricain. Selon la presse les 700 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de dollars repr&#233;sentent la somme de 2300 dollars,pour chaque citoyen am&#233;ricain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nationalisation des pertes est maintenant &#224; l' ordre du jour des grands argentiers de la plan&#232;te. Nous les voyons tous s' agiter dans leurs contradictions tant id&#233;ologiques qu' &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chantres du lib&#233;ralisme, et les partisans de &#171; l' &#233;cole de la r&#233;gulation &#187; dont les repr&#233;sentants principaux sont Michel Aglietta et Robert Boyer. se retrouvent enfin sur le m&#234;me terrain ( le sauvetage du capital).Les uns devant recourir &#224; l' &#233;tat pour sauver la repr&#233;sentation de l' argent. D' autres1 en appellent &#224; l' &#233;tat pour mater les d&#233;rives de la &#171; financiarisation &#187;. Et ne cessent de nous r&#233;p&#233;ter que le pouvoir politique ne contr&#244;le plus le pouvoir &#233;conomique. L' &#233;tat selon eux ne remplirait plus son r&#244;le de d&#233;fenseur de l' int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral en face des int&#233;r&#234;ts particuliers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous veulent que l' &#233;tat sorte son artillerie lourde contre les sp&#233;culateurs, pour, comme le disait Keynes &#171; euthanasier le rentier &#187;...Le discours &#224; &#233;t&#233; entendu par Sarkozy , toujours pr&#234;t &#224; enfourcher n'importe quel bourrin pour se tirer d' affaire. Hier il &#233;tait &#224; fond pour le &#171; laisser faire &#187; aujourd' hui il se d&#233;clare punir et encore punir les m&#233;chants sp&#233;culateurs, et pr&#234;t &#224; d&#233;fendre, avec ses compagnons de routes l' id&#233;e d'un nouveau Bretton woods...A chaque coup de torchon les gouvernants s'&#233;l&#232;vent indign&#233;s et r&#233;clament toujours plus de &#171; transparence &#187; tant ils se trouvent dans le brouillard et marchent &#224; vue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la r&#233;alit&#233; est toute autre, et la recomposition du paysage bancaire mondial, passe d&#233;j&#224; par l' explosion des dettes publiques , que l'on avait jurer de combattre la veille. Pour la France la dette publique, celle que l' &#233;tat fait pour &#171; notre bien &#224; tous &#187;, s'&#233;l&#232;ve actuellement &#224; 63,7% du PiB soit la somme de 19 000 euros par fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment ou je termine ces lignes, L'Union europ&#233;enne vient de donner son feu vert pour la nationalisation partielle de Fortis . Apr&#232;s Northern Rock, la banque britannique Bradford and Bingley va &#234;tre nationalis&#233;e2, et il est question ce mercredi 8 octobre 2008 que le syst&#232;me bancaire britannique soit partiellement nationalis&#233;. Aux USA l' &#233;tat est intervenu pour Bear Stearns (30 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de $), pour AIG (80Mds de $) pour Freddie mac et Fannie Mae (200 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; $) et pour les banques r&#233;gionales. En Allemagne l' &#233;tat se veut garant &#224; la hauteur de 600 millions d' euros pour IKB, et pour 24 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; d' euros pour HRE. Le Benelux nationalise Dexia et Fortix, quant &#224; l' Islande3 elle nationalise Landsbanki, Glitnir, comme elle se trouve dans une situation proche de celle de l' Argentine en 2002, elle vient de demander un pr&#234;t d' urgence &#224; la Russie, elle m&#234;me en difficult&#233;. C 'est finalement la banque centrale su&#233;doise qui interviendra avec un pr&#234;t d' urgence de (513 millions d' euros). ( sources agefi)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand elles ne sont pas secourues par l' &#233;tat, les banques qui montrent des signes de faiblesse, sont achet&#233;es par d' autres, exemple:Au Danemark, la banque Roskilde Bank est rachet&#233;e par trois instituts financiers et Bonus Bank par Vestjysk Bank qui fusionne avec un autre institut r&#233;gional. En Grande Bretagne HBOS, qui va &#234;tre achet&#233;e par sa rivale Lloyds TSB.. La banque allemande Hypo Real Estate (HRE) a d&#233;croch&#233; in extremis une ligne de cr&#233;dit de &#171; plusieurs milliards d'euros &#187; aupr&#232;s d'un consortium de banques allemandes qui lui permet d'&#233;viter la faillite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier mercredi 8 octobre, les banques centrales ont annonc&#233;, qu' elles allaient, en coeur, baisser leur taux d' int&#233;r&#234;t. Le principal taux d'int&#233;r&#234;t am&#233;ricain est ainsi ramen&#233; &#224; 1,5%, celui de la BCE &#224; 3,75%. En Grande-Bretagne il ressort &#224; 4,5% et en Su&#232;de &#224; 4,25%. Tous pensent que cette annonce devrait permettre de stabiliser la situation, mais la petite &#233;claircie ne parviendra pas &#224; cacher les sombres nuages qui viennent d' Asie. La Bourse de Tokyo vient de chuter de 9% ( sa plus importante chute depuis octobre 1987), quant aux bourse asiatiques elles d&#233;gringoles de jour en jour et l' Indon&#233;sie a suspendue ses transactions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard Bad- le 9 octobre 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NOTES&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-Comme l' association Attac&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2 -c'est la quatri&#232;me institution qui se retrouve a qu&#233;mander l' aide de l' &#233;tat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-Son syst&#232;me financier repr&#233;sente 8 &#224; 9 fois le PIB du pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Crise financi&#232;re:La panique emporte le monde politico financier.</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois</dc:creator>



		<description>En cette fin septembre 2008, la crise syst&#233;mique de la structure financi&#232;re internationale vient d' &#233;clater au grand jour, avec tous les affres d'une crise profonde. La r&#233;cession frappe officiellement les &#233;tats-Unis ainsi que toute l' Europe, le Japon est proche de la r&#233;cession ... La d&#233;b&#226;cle financi&#232;re, se transforme en d&#233;route, les banques font d&#233;faut les unes apr&#232;s les autres dans tous les coins de la plan&#232;te. Apr&#232;s Lehman Brothers , la d&#233;flagration touche maintenant (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En cette fin septembre 2008, la crise syst&#233;mique de la structure financi&#232;re internationale vient d' &#233;clater au grand jour, avec tous les affres d'une crise profonde. La r&#233;cession frappe officiellement les &#233;tats-Unis ainsi que toute l' Europe, le Japon est proche de la r&#233;cession ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;b&#226;cle financi&#232;re, se transforme en d&#233;route, les banques font d&#233;faut les unes apr&#232;s les autres dans tous les coins de la plan&#232;te. Apr&#232;s Lehman Brothers , la d&#233;flagration touche maintenant l' Europe prouvant manifestement que l' affaire du subprime n' a &#233;t&#233; qu' un d&#233;tonateur faisant exploser un monceau de dettes, titres, cr&#233;ances douteuses accumul&#233;es. Depuis la mise en place de la globalisation financi&#232;re, il ne se passera pas une ann&#233;e sans que des d&#233;valorisations financi&#232;res et scandales financiers parcours la plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet le marasme &#224; d&#233;but&#233; avec la crise mexicaine en 1982, qui devait rebondir &#224; la fin de l' ann&#233;e 1994 faisant trembler le monde de la finance, cette crise &#233;tait d'autant plus importante qu'elle fut la :&quot;premi&#232;re crise d'envergure dans le nouveau monde des march&#233;s financiers globalis&#233;s&quot; (M Candessus Directeur g&#233;n&#233;ral du FMI). Elle aura des 1995 des r&#233;percutions sur l' am&#233;rique latine1&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 21 janvier1999, sous la pression des march&#233;s et malgr&#233; l'aide du FMI le REAL br&#233;silien d&#233;valuait, de plus de 10% soit une chute de 40% en une semaine . La fuite des capitaux ne s'est pas fait attendre, la presse parle de 300 millions de dollars par jour. En Equateur, les cr&#233;ancier du pays exig&#232;rent le remboursement anticip&#233; de la dette, libell&#233;e en obligations Brady. Cette demande poussera de facto le pays &#224; la faillite, L'Equateur devenant le premier pays &#224; faire d&#233;faut sur ce type de dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2002, la crise dite &#171; Argentine &#187; d&#233;voile en fait, la crise profonde du capitalisme, le pays entre en faillite ( voir notre brochure sur la question)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;tats-Unis entre dans la mouvance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1985 c' est l' effondrement des caisses d' &#233;pargnes am&#233;ricaines : 500 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de $ de perte ( presque la moiti&#233; de la dette du tiers monde ). Deux ans apr&#232;s c'est le Krach historique de 1987 ( 2000 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de $ partent en fum&#233;e).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1998-LTCM -Le plus important fonds sp&#233;culatif am&#233;ricain en quasi faillite&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite au moratoire unilat&#233;ral d&#233;cid&#233; par l'&#233;tat russe sur sa dette int&#233;rieure, LTCM le plus important fond sp&#233;culatif am&#233;ricain se retrouve en quasi-faillite au mois de septembre 98. La FED est contrainte d'intervenir afin d'&#233;viter des faillites bancaires en cha&#238;ne, 14 banques sont intervenues pour la somme de 3,625 milliards de $. Cons&#233;quences vague de licenciement dans plusieurs banques : ING Barings 1200, Merrill lynch 4300 et demain d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec des rendements sp&#233;culatifs de 20% en 1994, 43% en 1995, 41% en 1996 et 17% en 1997, le fonds sp&#233;culatif LTCM jouissait d'une telle r&#233;putation de &#171; gagneur &#187; que tout le gratin des banques New-yorkaises investissait (m&#234;me sur leur fortune personnelle) sur cette poule aux &#339;ufs d'or.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'&#233;tranger la nouvelle se r&#233;pandit presque en temps r&#233;el, et les banques suisse comme Julius Baer rappliquaient au plus vite, suivit de la Banque d'Italie, de la banque japonaise Sumimoto (4&#233;me mondiale) de la banque de Chine, de l'UBS, du cr&#233;dit suisse , de la Dresdner Bank, de Paribas, du cr&#233;dit lyonnais...Tous ont mis&#233;s des sommes colossales sur le Bourrin LTCM, qui c'est pris les pattes dans les glaces russe, la guerre &#233;tait termin&#233;e, la retraite mena&#231;ait de mort plus de 75 banques internationales. La FED , saisie de l'affaire , demande un plan d'urgence aux banques occidentales pour sauver le Hedge funds qui touche le fond. Les patrons de 14 institutions financi&#232;res vont devoir se saigner ( un tout petit peu) pour &#233;viter l'h&#233;morragie, ils injectent au bourrin 3,625 ( milliards de dollars d'h&#233;moglobine).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On va apprendre par la presse, que quelques grosses t&#234;tes sont remerci&#233;es, que le patron David Komansky patron de Merrill Lynch perd 800 000 dollars ... A ce niveau ils arrivent toujours &#224; se refaire une sant&#233;. Par contre, les licenciements commencent &#224; tomber sur les salari&#233;s : ING BARINGS annoncent 1200 licenciements, MERRILL LYNCH 4300 d'autres sont en pr&#233;vision chez Banker trust...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2001 c'est l'&#233;clatement de la bulle internet, les &#233;tats-Unis entre en r&#233;cession. ( voir notre article sur la r&#233;cession de 2001 aux USA)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L' Europe accuse le coup&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1995 la crise atteint l' Europe de l'Est, Apr&#232;s avoir suspendu ses op&#233;rations, Banca Baltija, premi&#232;re banque commerciale de Lettonie, est d&#233;clar&#233;e en faillite en juin 1995.Le montant des pertes sp&#233;culatives s'&#233;l&#232;ve &#224; 400 millions de $.Fermeture de quatre autres banques. En R&#233;publique tch&#232;que : Fermeture en octobre 1995 de C&#233;sars Bank suite &#224; de fortes pertes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1996, c'est la mise sous administration judiciaire de la banque d'affaires BARINGS, (fond&#233;e en 1762), &#224; la suite de pertes se montant a 910 millions de livres. D&#233;cembre 1993, c'est l'affaire Matalgesellschaft, une affaire allemande qui perdra un milliard quatre cent millions de dollars sur les march&#233;s &#224; terme du p&#233;trole aux &#201;tats -Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1996-La zone asiatique entre dans la danse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Japon, la premi&#232;re banque mutuelle de Tokyo ( COSMOS Cr&#233;dit) est en pleine d&#233;route. Pertes massives de la Daiwa Bank (une des plus grandes banque japonaise) du fait d'une op&#233;ration perdante sur les march&#233;s obligataires. La perte 2,6 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de $ (13,4 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; de francs) de Sumitono (S&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;t&#233;&lt;/sup&gt; de n&#233;goce japonaise) L'an 2000 est marqu&#233; par &#171; la plus grande faillite de l'histoire japonaise &#187; celle de Chiyoda Life 9 (3500 milliards de dettes), une nouvelle et plus importante faillite &#233;tait annonc&#233;e ; celle de Kyoei Life, le 2&#233;m&#233; assureur nippon. Il laisse une ardoise de 4600 milliards de yen ( 49 milliards d'Euros), c'est la 6&#233;me faillite de se secteur. La destruction de capital au japon s'&#233;l&#232;vera cette ann&#233;e la &#224; 13.000 milliards de yens (142 milliards d'euros,932 milliards de Francs ) (La Tribune du 23 oct 2000.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1997-1998 La crise asiatique ( Voir l' article)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la Cor&#233;e du Sud &#224; elle seule demande une aide d'urgence de 100 milliards de dollars au FMI, aide sup&#233;rieure &#224; celle accord&#233;e au Mexique en 1994. Le FMI arrive, avec l'aide &#224; la Cor&#233;e du Sud, au bout de ses limites d'intervention. Le jeudi 4 d&#233;cembre 1997, la presse indique que pour la seule Cor&#233;e du Sud, les institutions financi&#232;res internationales d&#233;bourseront 35 milliards de dollars dont 21 milliards pour le FMI, et que 20 milliards de dollars suppl&#233;mentaires seront, si n&#233;cessaire, apport&#233;s par le Japon, les Etats-Unis et la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux Etats-Unis, le r&#244;le du FMI est de plus en plus contest&#233;. Le Wall Street Journal faisait remarquer que, &#171; au bout du compte, c'est l'argent du contribuable que le Fonds engage dans ces op&#233;rations de secours &#187; .Le m&#234;me journal &#233;crit (le 23 d&#233;cembre 1997) que &#171; les sommes pr&#234;t&#233;es par le FMI iront dans les poches des cr&#233;diteurs de la Cor&#233;e, et non &#224; la Cor&#233;e elle-m&#234;me &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le fonds ne peut rien, surtout pour le Japon. C'est d&#233;sormais au G7 d'intervenir. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Christian de Boissieu, professeur &#224; Paris-1)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Afrique:Liquidation de Meridian International Bank par la cour supr&#234;me des Bahamas, l'ensemble des filiales du r&#233;seau africain du groupe Meridien-BIAO ont connu des difficult&#233;s. Les cons&#233;quences les plus graves se sont produites en Zambie o&#249; la faillite de M&#233;ridien BIAO Bank Zambia a entrain&#233; une crise de liquidit&#233;s &#233;branlant le syst&#232;me bancaire zambien. Afrique du Sud : mise sous tutelle en septembre 1995 de African Bank pour probl&#232;me de liquidit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les scandales financiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L' ann&#233;e 1997, est marqu&#233;e par quelques scandales .Les dirigeants de l'&#233;tat fran&#231;ais sont confront&#233;s &#224; l'affaire du &quot;trou&quot; Cr&#233;dit lyonnais, la presse titre d&#233;j&#224; &quot;6000 Frs par famille&quot; recapitalisation de 20 milliards et &#224; l'affaire du Cr&#233;dit martiniquais plus d' 1 milliard de francs de perte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#171; pyramides &#187; albanaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mars 1997, Le fragile Etat albanais ne r&#233;sistera pas &#224; l'effondrement des soci&#233;t&#233;s financi&#232;res&lt;/p&gt; &lt;p&gt;dites &#171; pyramidales &#187;.Les mafias ont transform&#233; ce pays en casino &#224; ciel ouvert. .Les mafias ont all&#233;ch&#233; les &#233;pargnants en proposant des taux d'int&#233;r&#234;ts allant jusqu'&#224; 100% par mois. Ayant engrang&#233; la totalit&#233; de l'&#233;pargne de plus de 10% des Albanais, elles se sont volatilis&#233;es avec pr&#232;s d'un million de dollars. Cette situation a provoqu&#233;e des &#233;meutes arm&#233;es. L' arm&#233;e et la police, se sont effondr&#233;es ainsi que le gouvernement. C' est finalement une force militaire de l' UE qui r&#233;tablira l' ordre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2001-Enron ( soci&#233;t&#233; texane) l'une des plus grandes entreprises am&#233;ricaines par sa capitalisation boursi&#232;re entre en faillite. Dans le m&#234;me genre en 2004- Le laitier Parmalat, num&#233;ro un mondial du lait UHT et huiti&#232;me groupe industriel italien, fait dispara&#238;tre pr&#233;s de 13 milliards d'euros gr&#226;ce &#224; de faux documents comptables qui ont permis de truquer les bilans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces faits , et il y en &#224; d' autres, d&#233;montrent que le brasier de la crise financi&#232;re internationale n'est pas le seul fait de la crise subprime, mais la conflagration de toute les contradictions du capital total ( Capital argent, productif,et commercial) qui couvent depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard .Bad. 4 octobre 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NOTES
1-La Abonnis, 8&#233;me banque du Mexique entre en insolvabilit&#233; technique en mars 95. En Argentine, la Banco Extrader fait faillite suite &#224; la crise du peso, ainsi que la Banco Bases et Banco Multicredito. Au Br&#233;sil:La Banco Economico de Bahia en faillite technique. Les principales banques priv&#233;es du Br&#233;sil ont mis en place un plan de 800 millions de r&#233;aux pour garantir les d&#233;p&#244;ts de cette banque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>13-08-2008-La crise financi&#232;re internationale ( suite ao&#251;t 2008)</title>
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		<description>voici donc , qu'apr&#232;s les subprimes, une nouvelle vague de d&#233;faut de paiement monte &#224; l' assaut du capital financier am&#233;ricain. Apr&#232;s les d&#233;faillances des emprunteurs &#171; de mauvaise qualit&#233; &#187; , ce sont les pr&#234;ts interm&#233;diaires qui font d&#233;faut. Ces pr&#234;ts dit Alt-A ou alternatifs, ont &#233;t&#233; plus important que les subprimes et sont, eux aussi, r&#233;guli&#232;rement r&#233;vis&#233;s &#224; la hausse, et il n'est pas rare que les sommes mensuelles &#224; rembourser doublent. Il en r&#233;sulte, qu'un (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;voici donc , qu'apr&#232;s les subprimes, une nouvelle vague de d&#233;faut de paiement monte &#224; l' assaut du capital financier am&#233;ricain. Apr&#232;s les d&#233;faillances des emprunteurs &#171; de mauvaise qualit&#233; &#187; , ce sont les pr&#234;ts interm&#233;diaires qui font d&#233;faut. Ces pr&#234;ts dit Alt-A ou alternatifs, ont &#233;t&#233; plus important que les subprimes et sont, eux aussi, r&#233;guli&#232;rement r&#233;vis&#233;s &#224; la hausse, et il n'est pas rare que les sommes mensuelles &#224; rembourser doublent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il en r&#233;sulte, qu'un nombre sans cesse croissant de pr&#234;ts Alt-A ne sont plus rembours&#233;s, ils &#233;taient 12% dans ce cas en avril 2008, contre 4% en avril 2007. En arri&#232;re plan, les d&#233;fauts de paiements font leur ravage, la banque californienne , IndyMac Bancorp, est en faillite, et comme pour La banque britannique Northern Rock, des queues se forment devant les portes des banques, les d&#233;posants voulant r&#233;cup&#233;rer leurs d&#233;p&#244;ts avant la catastrophe. En onze jours c'est plus d'1,3 milliard de dollar que la banque a due reverser.
La d&#233;route ne concerne pas que les petites banques r&#233;gionales comme Met T Bank Corp, First Horison national, Sun trist Banks et national City. De grand groupe bancaires sont sur le grill, telles la caisse d' &#233;pargne de Washington Mutual et la Banque Wachovia. La situation est si pr&#233;occupante, que le 12 juillet , l' autorit&#233; de r&#233;gulation des caisses d' &#233;pargne am&#233;ricaines, nationalisait1 de fait Pasadena en la mettant sous la tutelle de la (FDCI) Federal Deposit Insurance Corporation. Cette m&#234;me FDCI indique qu' en cas de faillite, elle ne garantit les d&#233;posants qu'&#224; la hauteur de 100 000 dollars, au del&#224; c'est le d&#233;posant qui trinque. Selon la FDIC, sur les 7000 milliards de dollars d&#233;pos&#233;s sur les comptes, 37% des d&#233;p&#244;ts d&#233;passent les 100 000 dollars , toutes banques confondues.
Une autre affaire, celle des obligations ARS ( auction rate securities) vient de contraindre les grandes banques comme UBS, Citygroup, Merryll lynch &#224; d&#233;bourser des dizaines de milliards de dollars (La Tribune du 11/08/08) pour &#233;viter tout scandale. La crise financi&#232;re , s' &#233;tale dans le temps et en m&#234;me temps poursuit sa contamination de pans entier du syst&#232;me financier ( banques et assurances). L'indice S&amp;P 500 des &#233;tablissements financiers, est &#224; cet &#233;gard un bon indicateur, depuis le mois de janvier il a recul&#233; de 36% contre 14% pour le Dow Jones. Alors que le syst&#232;me bancaire am&#233;ricains aurait provisionn&#233; plus de 300 milliards de dollars pour colmater les br&#232;ches, qui s' &#233;l&#232;vent en r&#233;alit&#233; &#224; 1200 milliards de pr&#234;ts. M&#234;me les organismes cr&#233;&#233; pour soutenir les banques comme ( Fannie Mae et Freddie Mac) commencent &#224; chanceler sur leurs bases, leurs cours de bourse a chut&#233; de 80% depuis janvier.
Cela tient au fait, que ces deux &#233;tablissements deviennent aussi suspectent que les banques qu'ils soutiennent. La crise s' aggravant, les fonds propres de (FM et FM) ne seront plus suffisants pour couvrir les pertes &#224; venir. Les investisseurs bien avis&#233;s, pensent qu'il faudrait 50 milliards de dollars pour maintenir &#224; flot les sauveteurs des banques, risque qu'ils ne veulent pas prendre. Le tr&#233;sor am&#233;ricain &#224; annonc&#233; qu'il pourrait entrer dans le capital des deux &#233;tablissements cr&#233;&#233;s par le gouvernement f&#233;d&#233;ral. En Grande Bretagne la situation empire, et les mauvaises nouvelles tombent r&#233;guli&#232;rement sur la City de Londres, la Royal Bank of Scotland deuxi&#232;me banque d' Angleterre vient d' annoncer une des pertes historique de l' histoire bancaire britannique (761 millions de livres de perte ou 970 millions d' euros) les bilans bancaires sont tr&#232;s m&#233;diocres et le taux de licenciement pr&#233;vu d&#233;passerait les 10% ( soit 40 000 licenciements) de la place financi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G. Bad&lt;/p&gt; &lt;p&gt;note Depuis janvier 2008 c' est la sixi&#232;me banque am&#233;ricaine &#224; &#234;tre nationalis&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Crise financi&#232;re :&#201;lectrochoc pour la finance mondiale</title>
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		<description>&#171; Je pense qu' on a le gros de la crise derri&#232;re nous &#187; Christine Lagarde , BFM , le 20 /8/2008 &#171; je suis vraiment convaincu que nous ne sommes pas &#224; la fin de la crise financi&#232;re &#187; Jean-claude Juncker pr&#233;sident de l' Eurogroup , La Tribune du 15/09/2008) 26 septembre 2008-Depuis l' intervention de l' &#233;tat am&#233;ricain pour sauver fannie et fredie aux frais du contribuable am&#233;ricain, dans le genre de ce que nous avons connu en France avec le Cr&#233;dit Lyonnais en 1997, (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je pense qu' on a le gros de la crise derri&#232;re nous &#187; Christine Lagarde , BFM , le 20 /8/2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; je suis vraiment convaincu que nous ne sommes pas &#224; la fin de la crise financi&#232;re &#187; Jean-claude Juncker pr&#233;sident de l' Eurogroup , La Tribune du 15/09/2008)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;26 septembre 2008-Depuis l' intervention de l' &#233;tat am&#233;ricain pour sauver fannie et fredie aux frais du contribuable am&#233;ricain, dans le genre de ce que nous avons connu en France avec le Cr&#233;dit Lyonnais en 1997, le &#171; trou &#187; financier combl&#233; par l' &#233;tat fut &#233;valu&#233; &#224; 6000 F. par famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;b&#226;cle financi&#232;re tend &#224; se transformer en d&#233;route, pas un instant qui n'annonce de nouvelles pertes ou des faillites &#224; venir, l' ancien pr&#233;sident de la FED Alan Greenspan, avouait sur la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision am&#233;ricaine ABC n' avoir &#171; jamais rien vu de pareil &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En enfilade , on apprenait que la quatri&#232;me banque d' investissements de Wall Street, Lehman Brothers &#233;tait en faillite, que Merrill Lynch &#233;tait vendue, que le premier assureur mondial AIG1 &#224; envoy&#233; ses bou&#233;es de sauvetage pour catastrophe surnaturelle, et que Washington Mutual montait &#224; l' &#233;chafaud. Mais comme en arch&#233;ologie, plus on d&#233;poussi&#232;re et plus l' on d&#233;couvre de richesse cach&#233;e, pour la crise financi&#232;re c' est l' inverse. Le journal les Echos et le Financial Time font &#233;tat de la d&#233;couverte d' un v&#233;ritable &#171; champ de mine &#187; , les Credit Default Swaps (CDS) destin&#233;s &#224; couvrir le risque de d&#233;faut sur cr&#233;dit. Il n' est pas impossible que le discr&#233;dit sur les CDS qui sont des produits d&#233;riv&#233;s, n' entra&#238;ne l' ensemble du march&#233; des d&#233;riv&#233;s dans la crise (Ils sont estim&#233;s &#224; 600 000 milliards de dollars).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme on ne peut plus, dans ces conditions dire que la page de la crise est tourn&#233;e, les m&#233;dias viennent de monter un nouveau cheval, celui des solutions radicales pour sortir du bourbier. La Tribune titre le 18 septembre &#171; Crise des march&#233;s : L' Etat, la solution ? &#187; et le lendemain &#171; Vingt propositions pour sortir de la crise &#187; tous veulent &#171; sauver la plan&#232;te finance &#187; d' autres veulent un nouveau Bretton Wood et la mise en place du &#171; Bancor &#187;2 ( F. Hollande, association Attac, et L.La Rouche).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seulement, avec le temps qui passe, tous les bricolages et les bonnes intentions sur le contr&#244;le du syst&#232;me financier &#171; devenu fou &#187; auront l' effet d' un cataplasme sur une jambe de bois . Tous veulent agir vite avant que l' &#233;conomie r&#233;elle ne soit touch&#233;e, alors que la question se pose &#224; l' envers c' est parce que l' &#233;conomie r&#233;elle est touch&#233;e que la crise financi&#232;re a &#233;clat&#233;e, et que toutes les pr&#233;visions d' investissements futurs ont &#233;t&#233; an&#233;anti et avec elles cette id&#233;e que l' argent peut rapporter de l' argent sans passer sous les fourches caudines3 de la production de plus value. Il en r&#233;sulte que le point signal&#233; par P. Mattick est peut &#234;tre atteint :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le seul aspect de la th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l' accumulation qui soit relatif &#224; la crise concerne le point &#224; partir duquel il devient impossible de cr&#233;er de la plus value en quantit&#233; suffisante pour vaincre les effets de la baisse tendancielle du taux de profit gr&#226;ce &#224; une expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e du capital &#187; ( Marx et Keynes ed. Gallimard,p.124)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les derni&#232;res informations qui tombent, vont dans ce sens, selon l'&#233;conomiste am&#233;ricain Nouriel roubini ( Les Echos du 24/09/2008)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La r&#233;cession va durer dix-huit mois et, malgr&#233; ce plan, elle sera la pire que l'on ait connue depuis quarante ans. Le PIB am&#233;ricain va reculer de 3 % sur un rythme annualis&#233; pendant les six prochains trimestres. On ne verra pas de reprise technique avant le second semestre 2009. Si vous prenez les donn&#233;es r&#233;elles, la r&#233;cession a commenc&#233; au premier trimestre 2008. Peu &#224; peu, vous verrez que les donn&#233;es officielles seront r&#233;vis&#233;es en ce sens, &#224; l'exception du deuxi&#232;me trimestre &#224; cause des ch&#232;ques qui ont &#233;t&#233; distribu&#233;s. La consommation am&#233;ricaine est en train de chanceler et la confiance des m&#233;nages est au plus bas. La zone euro est d&#233;j&#224; en r&#233;cession. Toutes les &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s se contractent : 55 % du PIB mondial est d&#233;j&#224; en r&#233;cession ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s l'agence Reuters, lundi 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre 2008, les profits des soci&#233;t&#233;s du CAC 40 ont recul&#233; en moyenne de 5,7% au premier semestre par rapport &#224; 2007, &#224; 49,9 milliards d'euros contre 52,9 milliards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seule solution encore viable pour les capitalistes, c'est d' encore concentrer et centraliser le capital 4de telle mani&#232;re que la baisse du taux de profit soit compens&#233;e par sa masse. Seulement le niveau actuellement atteint par le d&#233;veloppement des forces productives, nous autorise &#224; douter des possibilit&#233;s qu' a le capital de proc&#233;der &#224; sa reproduction &#233;largie. La mise en jach&#232;re de montagne de liquidit&#233;s qui ne trouvent plus &#224; se valoriser le confirme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne reste plus que le fouet des &#233;tats, pour tenter de remettre de l' ordre dans la machine &#233;conomique mondiale. Mais pour y parvenir, le capital va devoir proc&#233;der &#224; une telle destruction de force productive tant mat&#233;rielle qu' humaine, que celle ci provoquera des conflagrations catastrophiques dont ont constate les pr&#233;mices depuis les ann&#233;es 1980. Nous entendons par conflagration la pr&#233;cipitation de toutes les contradictions du syst&#232;me capitaliste, qui engendre , bien entendu la lutte de classe, mais aussi les guerres en tout genre, la faillite de pays comme l' Argentine en 2002, les catastrophes sanitaires , &#233;cologique comme le lait chinois qui d&#233;cime les b&#233;b&#233;s, les guerres juridiques, les terrorismes et piraterie, les trafics d' humains et de leurs organes ainsi que la drogue , les &#233;conomies souterraines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est de ce mouvement catastrophique , que sortira la puissance qui doit abolir l' ordre des choses. C'est la mont&#233;e de cette puissance qui nous int&#233;resse de mettre en exergue, car elle est la v&#233;ritable solution &#224; la mis&#232;re de l' humanit&#233; et &#224; l' exploitation de l' homme par l' homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G.Bad - septembre 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-La Fed et le Tr&#233;sor ont jug&#233; qu'une faillite d'AIG &#233;tait susceptible de provoquer des d&#233;faillances en cascades dans la finance mondiale, de par la taille de l'assureur, qui compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie am&#233;ricains. La soci&#233;t&#233; emploie 116'000 personnes dans 130 pays. La R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine, a donc fait une aide de 85 milliards de dollars &#224; AIG .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2-A l'occasion du sommet de Bretton Woods, ( le 22/07/1944) deux plans de cr&#233;ation de syst&#232;me mon&#233;taire international vont s'affronter. Il s'agit du plan de Harry Dexter White qui r&#233;tabli le &quot;Gold Exchange Standard&quot; et du plan de John Maynard Keynes. Ce dernier propose la cr&#233;ation d'une monnaie supranationale, le bancor, &#224; laquelle les monnaies auraient &#233;t&#233; rattach&#233;es. Le bancor laissera sa place de monnaie universelle au dollar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-L'expression passer sous les fourches caudines a pour origine un d&#233;fil&#233;, de plus en plus &#233;troit, en forme de fourche, pr&#232;s de Caudium, o&#249; les Romains, qui s'&#233;taient laiss&#233;s enfermer par les Samnites, furent contraints de passer et furent vaincus. Par extension, passer sous les fourches caudines signifie capituler et accepter les conditions du plus fort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4-C'est ce qui vient de se passer, avec le sauvetage de HBOS par Lloyds TBS, l'op&#233;ration donne naissance &#224; un g&#233;ant bancaire britannique , de m&#234;me La Barclays fait une bonne affaire en s' appropriant le coeur de Lehman Brothers &#224; prix cass&#233; etc...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>25-07- 2008-Le point sur la crise financi&#232;re mondiale</title>
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		<description>Alors que les grands argentiers de ce monde et le G8 ne cessent de se r&#233;unir, pour conjurer leur crise, la situation r&#233;elle celle de millions d'hommes et de femmes ne cessent d'empirer, posant la question &#224; plus ou moins long terme du maintien du syst&#232;me capitaliste &#224; l'&#233;chelle globale. Les capitalistes, il nous faut le r&#233;p&#233;ter inlassablement, ne sont pas la pour produire seulement des objets de consommation, utiles ou inutiles, pour les populations. Les capitalistes, (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Crise financi&#232;re articles 2007,2008, 2009 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que les grands argentiers de ce monde et le G8 ne cessent de se r&#233;unir, pour conjurer leur crise, la situation r&#233;elle celle de millions d'hommes et de femmes ne cessent d'empirer, posant la question &#224; plus ou moins long terme du maintien du syst&#232;me capitaliste &#224; l'&#233;chelle globale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les capitalistes, il nous faut le r&#233;p&#233;ter inlassablement, ne sont pas la pour produire seulement des objets de consommation, utiles ou inutiles, pour les populations. Les capitalistes, vivent sur l'accumulation de travail gratuit, en terme marxiste accumulation de plus value. Il en r&#233;sulte que depuis son av&#232;nement, le capital, ne vise que sa reproduction &#233;largie, et pour cela il adapte, recompose en fonction des rapports de force intra capitalistes , les repr&#233;sentations de ses superstructures, les &#233;tats et les organisations internationales&#8230;. Nous entendons par la, la n&#233;cessit&#233; vitale pour lui de toujours valoriser le capital argent accumul&#233;. Aussi des sommes, toujours plus &#233;normes circulent d'un coin de la plan&#232;te &#224; l'autre pour trouver la meilleure valorisation (certains disent sp&#233;culation). Comme le disait en son temps Michel Camdessus : &#171; Nous sommes dans un monde dans le quel les march&#233;s peuvent changer leur jugement sur un pays, et ass&#233;cher le financement ext&#233;rieur de ce pays dans l'instant &#171; journal officiel du 8 mars 1996, Avis au Conseil &#233;conomique et social.)
C'est ce qui se pr&#233;pare actuellement, vis-&#224;-vis des pays &#233;mergents, dont les balances de paiements sont catastrophiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; Crise de liquidit&#233; ou crise de valorisation du capital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n' y a pas de r&#233;elle crise de liquidit&#233;s, le capital argent a atteint le nirvana. Sa base mon&#233;taire mondiale cro&#238;t plus vite que la production mondiale : il y a ainsi exc&#232;s de cr&#233;ation de liquidit&#233; d'environ 2 200 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; $ entre 1994 et 2005 .Si, depuis 1994, la base mon&#233;taire mondiale avait progress&#233; comme le PIB mondial, elle serait plus faible de 42 %, soit de 2 200 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; $ ( sources Patrick ARTUS dans Flash du 15 juin 2005) Et c'est la son probl&#232;me la richesse croule sous la richesse, siphonnant &#224; l'&#233;chelle mondiale toutes les richesses (mati&#232;res premi&#232;res, et force de travail) r&#233;duisant le monde &#224; un &#233;tat de survie et de pauvret&#233; c&#244;toyant le plus impressionnant d&#233;veloppement des forces productives, tout en en annon&#231;ant sa fin. Le capitalisme parvenu au stade de l'h&#233;g&#233;monie du capital financier et des oligopoles mondiaux a vu son d&#233;veloppement se maintenir par le syst&#232;me de l'endettement g&#233;n&#233;ralis&#233;, ( p&#233;riode dite Keyn&#233;sienne) qui depuis Law est la forme trompeuse d' un syst&#232;me de cr&#233;dit qui tend toujours &#224; d&#233;passer les r&#233;alit&#233;s de l' &#233;conomie r&#233;elle1.. L' id&#233;e que l' argent doit rapporter de l' argent , comme le poirier des poires comme avait coutume de le dire K Marx, n' est qu' une id&#233;e qui fonctionne tant que le syst&#232;me du cr&#233;dit peut en assumer la triche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le retournement mon&#233;tariste, ou lib&#233;ral de 1979 le capitalisme s'est projet&#233; dans les plus folles aventures, et essuy&#233; pas moins d' une crise financi&#232;re importante tous les quatre ans entrecoup&#233;e de mini crise et de scandales financiers comme ( Le cr&#233;dit Lyonnais ( France),Parmalat( Italie), Enron (USA) Les pyramides albanaises&#8230;) avec des d&#233;valorisations financi&#232;res importantes, se cumulant dans le temps pour finalement , par le jeu de son &#233;volution en spirale, prendre son expression la plus ad&#233;quate de crise syst&#233;mique mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; nous en sommes en ce mois de juillet 2008, apr&#232;s nous avoir racont&#233; que la page de la crise des cr&#233;dits hypoth&#233;caires &#233;tait d&#233;finitivement tourn&#233;e, faisant croire que la catastrophe &#233;tait encore une fois &#233;pong&#233;, que la FED avait les capacit&#233;s de sauver Bear Strens et d' autres, les m&#233;dias reviennent en force et sonnent en c&#339;ur le tocsin final. En plein mois de juin 2008, deux banques importantes montent au cr&#233;neau La banque &#233;cossaise &#171; La Royal Bank of Scotland &#187; et la &#171; Barclays banque &#187; . La premi&#232;re nous met en garde sur un Krach d' ici septembre, la seconde annonce une temp&#234;te financi&#232;re, ainsi que l'effondrement de la cr&#233;dibilit&#233; de la FED dans un contexte de r&#233;cession mondiale au cours des trois prochaines ann&#233;es. Le FMI &#233;voque le risque d'&#233;clatement d'autres crises financi&#232;re un peu partout dans le monde et fait &#233;tat que 81 pays pauvres o&#249; &#224; revenus interm&#233;diaires auront des probl&#232;mes de balance des paiements. La BRI Banque des r&#232;glements Internationaux dans son rapport publi&#233; d&#233;but juillet, affirme qu'une panique sur le dollar n'est d&#233;sormais plus &#224; exclure. Au moment ou je termine cet article , La Tribune du 9 juillet 2008 titre &#171; La descente aux enfers des fleurons de la Bourse &#187; et d' aligner les dix plus fortes baisses depuis le d&#233;but de l' ann&#233;e du CAC 40 entre 40% et plus de 48% comme Dexia et Renault.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion provisoire :&lt;/strong&gt;
Encore une fois dans l'histoire du capitalisme, nous constatons que celui-ci est dans l'incapacit&#233; intrins&#232;que d'achever son circuit (Argent, Marchandise, Argent). C'est la domination grandissante de l'&#233;l&#233;ment sp&#233;culatif propre au syst&#232;me du cr&#233;dit, qui engendre un capital fictif, ou &quot;une bulle sp&#233;culative &quot; sans rapport avec le capital r&#233;el. Cette incapacit&#233; p&#233;riodique de valorisation du Capital, entrave le processus de reproduction &#233;largie du Capital total ,
C'est alors que la crise &#224; proprement parler du Capital &#233;clate,l'&#233;l&#233;ment sp&#233;culatif &#233;tant dominant une partie du capital compos&#233;e de titres fictifs par rapport &#224; la plus value totale se trouve d&#233;valoris&#233; r&#233;guli&#232;rement, les fameuses pertes d' actifs financiers.
Les d&#233;valorisations financi&#232;res ne suffisent pas &#224; elle seules &#224; faire entrer le Capital dans une crise profonde il faut que la d&#233;valorisation s'&#233;tende &#224; l' &#233;conomie r&#233;elle, qui &#233;tait d&#233;j&#224; bien malade et &#233;tait incapable de valoriser une masse de capital fictif aussi d&#233;mentielle. En se d&#233;pla&#231;ant sur les mati&#232;res premi&#232;res pour se valoriser le capital ne fait qu'accro&#238;tre sa vuln&#233;rabilit&#233;. Toute hausse du prix des mati&#232;re premi&#232;res venant entraver l'accumulation de plus value et par cons&#233;quent accentuer la crise &#233;conomique et sociale que nous vivons actuellement. La question qui se pose, n' est pas de lutter pour une bonne r&#233;gulation du capital, de lutter pour &#233;liminer son mauvais cot&#233; ( la sp&#233;culation), la question est celle de l' &#233;radication du capital de la plan&#232;te, toute autre perspective est vou&#233;e &#224; l' &#233;chec , la mis&#232;re la d&#233;pravation humaine, socialisme ou barbarie telle est l' &#233;quation. G&#233;rard Bad&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note : Actuellement ce d&#233;passement repr&#233;sente 7 fois la base mon&#233;taire mondiale. Aux Etats-Unis, les pr&#234;ts repr&#233;sentent 60 fois les r&#233;serves des banques &#224; la Banque Centrale ; dans la zone euro, 80 fois ; au Japon 10 fois ; au Royaume-Uni, 110 fois l'exc&#232;s de distribution mondiale de cr&#233;dit d&#251; &#224; &#171; l'exc&#232;s &#187; de cr&#233;ation de base mon&#233;taire, de 1994 &#224; 2005 est de 9 300 M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ds&lt;/sup&gt; $ (60 % de 7 fois l'exc&#232;s de base mon&#233;taire, ( sources Patrick ARTUS dans Flash du 15 juin 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Dans le monde, une classe en lutte juillet 2010</title>
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		<description>LA LUTTE RADICALE DES MIGRANTS DE L'ASIE Depuis trente ou quarante ans, le capital, pour faire face &#224; la baisse du taux de profit, puise dans l'&#233;norme r&#233;servoir de force de travail des paysans (plus de la moiti&#233; des deux tiers de la population mondiale) chass&#233;s des campagnes par la modernisation des techniques agricoles et la comp&#233;tition mondiale. L'Est et le Sud-Est asiatiques sont ainsi devenus les ateliers du monde avec des concentrations d'exploit&#233;s inconnues (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LA LUTTE RADICALE DES MIGRANTS DE L'ASIE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente ou quarante ans, le capital, pour faire face &#224; la baisse du taux de profit, puise dans l'&#233;norme r&#233;servoir de force de travail des paysans (plus de la moiti&#233; des deux tiers de la population mondiale) chass&#233;s des campagnes par la modernisation des techniques agricoles et la comp&#233;tition mondiale. L'Est et le Sud-Est asiatiques sont ainsi devenus les ateliers du monde avec des concentrations d'exploit&#233;s inconnues jusqu'alors et des conditions d'une exploitation du travail dignes des tout d&#233;buts du capitalisme, bien qu'&#339;uvrant avec des techniques modernes pour fabriquer les marchandises les plus &#233;labor&#233;es d&#233;vers&#233;es sur les march&#233;s mondiaux.
La crise &#233;conomique, qui est une des cons&#233;quences des d&#233;s&#233;quilibres r&#233;sultant de l'&#233;volution de cette nouvelle organisation du march&#233; capitaliste, a frapp&#233; d'autant plus durement ces travailleurs surexploit&#233;s que leur migration r&#233;cente de la campagne vers les villes s'est faite dans la pr&#233;carit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; les plus totales. On ne peut qu'&#234;tre frapp&#233; par la violence des luttes qui se sont d&#233;roul&#233;es r&#233;cemment et sur lesquelles les capitaux, &#224; la recherche des plus bas co&#251;ts de production, se sont jet&#233;s depuis des d&#233;cennies et qu'ils tentent de pressurer encore davantage pour maintenir leur profitabilit&#233;. Nous ne pouvons dans ces quelques pages que donner un aper&#231;u des luttes les plus r&#233;centes et seulement de celles qui parviennent jusqu'&#224; nous.
Les m&#233;dias, et &#224; leur remorque une bonne partie de l'ultra gauche, insistent beaucoup sur ce qui se passe en Chine sans consid&#233;rer le fait que ce n'est pas seulement la Chine qui est le champ d'activit&#233;s des pr&#233;dateurs capitalistes, mais aussi tous les pays en d&#233;veloppement qui peuvent garantir les plus bas co&#251;ts d'exploitation de la force de travail, et qu'entre les sous-traitants n&#233;griers de ces pays, une f&#233;roce comp&#233;tition d&#233;place les activit&#233;s industrielles selon les n&#233;cessit&#233;s du profit et selon la dimension de la lutte de classe qui contraint &#224; &#233;lever ces co&#251;ts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tha&#239;lande&lt;/strong&gt; (voir pr&#233;c&#233;dent bulletin) Petits soldats de l'opposition politique d'une classe moyenne montante, plus de 100 000 paysans pauvres, r&#233;servoirs &#224; migrants et ouvriers pass&#233;s r&#233;cemment de la terre &#224; l'usine, occupent le centre financier et commercial de la capitale Bangkok, s'y installent pendant des semaines, s'y barricadent, assi&#233;g&#233;s par l'arm&#233;e, pacifiquement d'abord (ne r&#233;clamant que des &#233;lections et le respect des &#233;lites), puis se radicalisant. Ils sont encore entre 5 000 et 10 000 le 20 mai lors d'un dernier assaut. Ils finiront par se rendre ou se disperser, laissant 85 morts et plusieurs milliers de bless&#233;s, non sans avoir incendi&#233; des b&#226;timents publics, tout un centre commercial et des banques, ciblant s&#233;lectivement les propri&#233;t&#233;s de l'aristocratie dominante soutenue par l'arm&#233;e.
Malaisie 6/06 2010 &#8212; 200 immigrants ill&#233;gaux vietnamiens et birmans parqu&#233;s dans le camp de d&#233;tention d'Ajil pr&#232;s de Kuala Berang se r&#233;voltent et incendient les b&#226;timents administratifs. Par crainte d'une extension de l'ext&#233;rieur, l'arm&#233;e isole le camp. Pr&#232;s de 5 000 ill&#233;gaux sont ainsi parqu&#233;s en Malaisie. En 2009, 700 Birmans s'&#233;taient r&#233;volt&#233;s dans un autre camp.
Birmanie 7/02/2010 &#8212; 2 000 ouvri&#232;res en gr&#232;ve occupent deux usines (chaussures et confection) pour les salaires et la r&#233;duction du temps de travail dans la banlieue de la capitale Rangoon. Elles sont encercl&#233;es par l'arm&#233;e (le secteur compte 130 usines de confection exploitant 45 000 ouvri&#232;res essentiellement).
&lt;strong&gt;Vietnam&lt;/strong&gt; Bien que toutes les gr&#232;ves soient ill&#233;gales depuis janvier 2010, 82 d'entre elles ont impliqu&#233; entre 15 000 et 30 000 travailleurs, uniquement pour les salaires. Le 14 mars, 3 000 ouvriers d'une usine d'ameublement, 4 000 de quatre compagnies de firmes &#233;trang&#232;res &#224; Dong Nai sont en gr&#232;ve pour les salaires ; arr&#234;t de travail dans une compagnie ta&#239;wanaise du textile. Une compagnie japonaise de produits chimiques &#233;vite le conflit en mettant en vacances forc&#233;es tous ses travailleurs mena&#231;ant de faire gr&#232;ve pour &#171; discuter et r&#233;gler la situation &#187;. Le 5 mai dans une firme &#233;lectronique japonaise, 800 travailleurs se rassemblent devant l'usine, toujours pour les salaires. Le 28 mai, 100 travailleurs d'une firme de Hong Kong (textile) cessent le travail pour les salaires, les cong&#233;s pay&#233;s et le paiement des heures suppl&#233;mentaires.
Le 28 juin, des paysans de la province de Thanh Hoa protestent contre les coupures d'&#233;lectricit&#233; et contraignent les dirigeants locaux du trust d'&#201;tat EVN &#224; rester assis en plein soleil (cela semble une revanche contre ce supplice inflig&#233; r&#233;cemment &#224; des ouvriers d'une usine qui avaient os&#233; se mettre en gr&#232;ve).
&lt;strong&gt;Bangladesh&lt;/strong&gt; On a souvent &#233;voqu&#233; les r&#233;voltes r&#233;currentes principalement dans les usines textiles &#8212; dans la confection, 4 500 usines exploitent 4 millions de travailleurs, principalement des femmes voire des enfants, avec un salaire mensuel moyen de 19 euros, les revendications oscillant entre 58 et 72 euros mensuels et les patrons en offrant 22. Ces r&#233;voltes ont connu de dures r&#233;pressions provoquant des r&#233;ponses radicales : incendies d'usines et de mat&#233;riels divers, destructions de machines et de marchandises, barrages routiers et batailles g&#233;n&#233;ralis&#233;es avec les flics et les sections sp&#233;ciales anti-&#233;meutes (outre la police et l'arm&#233;e, une section sp&#233;ciale militaire, le Rapid Action Battalion, est charg&#233;e de la police des &#233;meutes, de plus une milice sp&#233;ciale arm&#233;e, Ansars, force d'appui de la police form&#233;e de volontaires, dispose de bases &#224; proximit&#233; des usines). Mais depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, l'aggravation des conditions de vie et la pression patronale sur les conditions d'exploitation pour faire face &#224; la crise ont entra&#238;n&#233; une explosion sans pr&#233;c&#233;dent de gr&#232;ves et d'affrontements.
Le 20 avril, plusieurs milliers de travailleurs sont en gr&#232;ve &#224; Narayanganj, bloquent les routes pour les salaires et pour une prime de vacances ; des usines sont vandalis&#233;es et incendi&#233;es, 40 bless&#233;s.
Le 7 mai, les 150 000 travailleurs de la navigation cessent le travail, c'est la 4&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; gr&#232;ve en dix-sept mois mais cette fois, c'est une gr&#232;ve illimit&#233;e (dans le sud du Bangladesh, les deltas du Gange et du Brahmapoutre forment un r&#233;seau dense de canaux et de rivi&#232;res o&#249; la circulation fluviale est vitale, notamment pour l'acheminement des marchandises vers les ports). Le 12 mai, la gr&#232;ve, lanc&#233;e par un syndicat, est d&#233;clar&#233;e ill&#233;gale. Elle est marqu&#233;e par des affrontements, des menaces physiques, du chantage (retrait du permis de travail), et par le sabotage d'un p&#233;trolier. La gr&#232;ve cesse, alors que la p&#233;nurie de carburant s'installe, par un accord pr&#233;voyant entre 50 et 100 % d'augmentation, la lib&#233;ration de tous les emprisonn&#233;s et le retrait de toutes les poursuites.
Le 13 juin &#224; Ashulia dans la banlieue de Dhaka, 8 500 travailleurs se mettent en gr&#232;ve suite au refus d'une augmentation par le patron d'Envoy Group, qui est aussi le pr&#233;sident du syndicat national patronal du textile. Suite &#224; l'assaut du barrage routier par les flics, la gu&#233;rilla s'installe dans tout le secteur : les patrons ferment les usines, ce qui accro&#238;t le nombre des manifestants. Le mouvement s'&#233;tend aux bidonvilles voisins et devient une revendication g&#233;n&#233;rale contre les conditions de vie, les bagarres commenc&#233;es le dimanche s'&#233;tendent au lundi. Plus de 40 bless&#233;s.
Le mardi 15 juin, dans le centre de Dhaka cette fois, &#224; Tejgaon, l'usine Shomaker Sweaters Ltd ferm&#233;e depuis le 10 juin ne rouvre pas comme pr&#233;vu. Nouveaux affrontements.
Le 19 juin &#224; Savar (banlieue de Dhaka), 7 000 travailleurs du Nasa Group manifestent &#224; l'int&#233;rieur de l'usine, revendiquant un salaire mensuel de 58 euros. Comme ils bloquent les axes routiers proches, ils sont rejoints par les ouvriers de 16 autres usines voisines et ils sont des dizaines de milliers &#224; se battre avec les flics ; 35 usines sont pill&#233;es et vandalis&#233;es et 75 autres contraintes de fermer.
Le lundi 21 juin &#224; Ashulia, toujours dans la banlieue de Dhaka, ils sont 50 000 &#224; se battre avec les flics et les forces sp&#233;ciales RAB ; 300 usines sont ferm&#233;es, 85 vandalis&#233;es, certaines incendi&#233;es, de m&#234;me que les camions de livraison. Le lendemain, le ministre du travail annonce que les salaires seront r&#233;vis&#233;s&#8230; dans les trois mois. Des poursuites sont engag&#233;es nomm&#233;ment contre 180 travailleurs, collectivement contre 60 000.
Le 27 juin, les syndicats li&#233;s au parti d'opposition le BNP organisent une journ&#233;e de gr&#232;ve nationale qui paralyse le pays : plus de 1 000 arrestations, certaines pr&#233;ventives, et plus de 500 bless&#233;s.
Mais cela ne calme en aucune fa&#231;on la revendication ouvri&#232;re. Le 27 juin, toujours &#224; Ashulia, les 1 800 travailleurs sont pr&#234;ts &#224; reprendre le travail suite &#224; un accord. Apprenant que 3 d'entre eux sont licenci&#233;s, ils reprennent la gr&#232;ve imm&#233;diatement, ravagent l'usine, molestent les dirigeants et bloquent l'autoroute. Police et Ansars les attaquent ; ces derniers sont pris &#224; partie par des travailleurs qui tentent de leur d&#233;rober leurs armes et ils tirent pour se d&#233;gager : deux bless&#233;s dont un mortellement. De nouveau, toutes les usines du secteur explosent, les ouvriers occupent et vandalisent les usines, attaquent le camp des Ansars qui de nouveau tirent &#224; balles : 40 bless&#233;s. C'est finalement l'arm&#233;e (RAB) qui met fin &#224; l'&#233;meute. Le 29 juin, des milliers d'ouvriers tentent de gagner le zone &#233;conomique sp&#233;ciale de Dhaka pour protester contre la mort de 2 d'entre eux et se battent avec les flics : 100 bless&#233;s. Dispers&#233;s ils se regroupent en petites bandes qui incendient plusieurs usines et magasins o&#249; 8 000 machines sont d&#233;truites, et retournent sur les axes routiers pour bloquer les voitures de pompiers.
Les m&#234;mes mini-&#233;meutes continuent en juillet pour les m&#234;mes probl&#232;mes. Le 17 juillet, c'est le 3&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; jour de gr&#232;ve de 12 000 ouvriers aux ateliers de tissage de Narsingli pour les salaires et la s&#233;curit&#233; de l'emploi, avec le traditionnel blocage routier et le non moins traditionnel affrontement avec les flics et autres s&#233;ides du capital. Un patron d&#233;clare que c'est une &#171; gr&#232;ve irrationnelle &#187;. Le 20 juillet &#224; Gazipur, les travailleurs de l'usine Advance Sweater r&#233;clamant augmentation et paiement d'arri&#233;r&#233;s saccagent l'usine, molestent les dirigeants et vont de nouveau bloquer l'autoroute, ils seront re&#231;us par les flics : 10 bless&#233;s. Le 23 juillet, &#224; Nishchintapur pr&#232;s d'Ashulia (Dhaka), les trois usines du Nasa Group sont ferm&#233;es suite &#224; l'attaque par la police et les sbires du patronat des travailleurs qui manifestent et bloquent les axes routiers : 25 bless&#233;s dont 4 flics, etc.
Chine Bien que les m&#233;dias aient donn&#233; beaucoup de publicit&#233; aux suicides de l'usine Foxconn de Shenzhen et aux arr&#234;ts de travail chez Honda et ses sous-traitants, il est difficile de recenser toutes les gr&#232;ves visant tant les salaires que les conditions de travail, toutes gr&#232;ves sauvages mais qui conduisent les dirigeants &#224; envisager autre chose que le syndicat unique Acftu, courroie de transmission du pouvoir d'&#201;tat comme interm&#233;diaire entre la force de travail et les dirigeants de l'entreprise. Un autre aspect dans la m&#233;diatisation de ces conflits permet &#224; certains d'y voir une stigmatisation des entreprises &#233;trang&#232;res (plus de 50 % de l'appareil industriel chinois) s'inscrivant dans les affrontements &#233;conomiques et financiers &#224; l'&#233;chelle mondiale. Quoi qu'il en soit, les travailleurs de ces entreprises ont obtenu des augmentations de salaires de 20 % et plus. Mais la r&#233;pression n'est jamais loin dans ces gr&#232;ves sauvages, notamment si elles ne cadrent pas avec la propagande officielle ou si elles cessent d'&#234;tre localis&#233;es.
Le 14 mai 2010, 5 000 travailleurs sont en gr&#232;ve dans une filature et tissage de coton dans le Henan. C'est une entreprise d'&#201;tat qui a &#233;t&#233; privatis&#233;e et le nouveau propri&#233;taire veut se d&#233;barrasser des diff&#233;rents avantages du statut ant&#233;rieur (cong&#233;s pay&#233;s, retraite, salaire de base&#8230;). Des piquets bloquent l'entr&#233;e de l'usine, Le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; juin, 3 000 flics investissent l'usine : 20 arrestations et des poursuites judiciaires pour avoir &#171; perturb&#233; la production &#187;.
D&#233;but juin, &#224; Kunshan pr&#232;s de Shanghai, 2 000 ouvriers de l'usine ta&#239;wanaise KOK (valves et joints) sont en gr&#232;ve pendant cinq jours ; attaqu&#233;s le 5 juin par la police anti-&#233;meutes, bless&#233;s et arrestations. Il y a eu des augmentations de salaires mais lorsqu'on a propos&#233; de d&#233;signer des d&#233;l&#233;gu&#233;s pour discuter des revendications, personne ne s'est pr&#233;sent&#233; par peur de repr&#233;sailles.
Le 7 juin &#224; Huizhou dans le Guangdong, 2 000 ouvriers d'une firme cor&#233;enne sont en gr&#232;ve.
Pendant tout le mois de juin, ce sont les sous-traitants de Toyota et d'Honda qui sont touch&#233;s par des gr&#232;ves pour les salaires qui contraignent les usines de montage de Toyota &#224; Tianjin et d'Honda &#224; Canton et Wuhan. Le fait que d'importantes augmentations de salaires aient r&#233;solu ces conflits n'a pas du tout exclu les r&#233;pressions et arrestations habituelles en Chine, mais pour tenter d'endiguer cette multiplication des conflits, certaines provinces d&#233;cident d'une augmentation du salaire minimum de 20 %.
Le 1/07, 3 300 ouvriers de l'usine de composants &#233;lectriques de Tianjin (le Japonais Mitsumi Electric), en gr&#232;ve en r&#233;ponse &#224; une promesse d'augmentation des salaires de 20 % pas appliqu&#233;e, reprennent le travail apr&#232;s un nouvel accord.
Le 22/07, la gr&#232;ve de 100 travailleurs (la moiti&#233; de l'effectif) de l'usine Astumitec Auto Parts (bo&#238;tes de vitesse), sous-traitante entre autres d'Honda &#224; Foshan pr&#232;s de Canton, depuis le 12/07 contre une r&#233;forme du syst&#232;me des &#233;quipes, aboutit en fait &#224; une r&#233;duction des salaires (&#224; la suite d'une offensive g&#233;n&#233;rale dans le secteur chinois de l'automobile pour r&#233;duire les co&#251;ts de production). Les salaires moyens sont de 120 euros mensuels dont il faut d&#233;duire des cotisations qui les r&#233;duisent &#224; 100 euros : les ouvriers demandent une augmentation de 50 % ; les sanctions tombent le 13/07 avec la suppression des repas, le 14/07 avec la fermeture des dortoirs et le licenciement des gr&#233;vistes ; mais les ouvriers sont rejoints par 105 employ&#233;s non-productifs. La direction embauche 100 temporaires de remplacement mais la gr&#232;ve sur le tas bloque pratiquement l'usine. La police est pr&#233;sente mais n'intervient pas. Une autre usine (&#233;lectronique de voiture) de la r&#233;gion de Canton, sous-traitante d'Honda, est aussi en gr&#232;ve pour une augmentation des salaires de 40 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inde&lt;/strong&gt; Ici aussi, il y a tout un arri&#232;re-plan de gr&#232;ves localis&#233;es et celles qui franchissent la barri&#232;re des m&#233;dias sont celles qui durent, notamment dans l'automobile. Celle de Hyundai s'est prolong&#233;e presque six mois. Elle concerne l'usine de montage de Sriperumbudu sise &#224; 40 kilom&#232;tres de la capitale Chennai de l'&#201;tat de Tamil Nadu, dans l'extr&#234;me sud de l'Inde. Sur plus de 7 000 travailleurs, 1 600 ont le statut de travailleurs permanents, les autres sont des pr&#233;caires aux divers statuts et surtout aux salaires tr&#232;s bas (entre 60 et 90 euros mensuels). Suite &#224; une gr&#232;ve en 2009 pour la reconnaissance du syndicat, 67 ouvriers ont &#233;t&#233; licenci&#233;s. La gr&#232;ve qui commence dans la nuit du 6 juin est pr&#233;sent&#233;e comme visant &#224; la r&#233;int&#233;gration des licenci&#233;s. Mais en fait, elle part d'une r&#233;action suite &#224; des sanctions prises contre 4 ouvriers qui n'avaient pas &#233;t&#233; assez assidus &#224; des s&#233;ances de formation ; imm&#233;diatement, 300 ouvriers de l'&#233;quipe de nuit commencent une gr&#232;ve sur le tas, soutenus par l'ensemble des travailleurs. Mais au matin, les portes de l'usine sont ferm&#233;es et les autres &#233;quipes mises en cong&#233;. Apr&#232;s deux jours d'occupation, la police entre dans l'usine, arr&#234;te et emprisonne 282 ouvriers. Le syndicat conclut alors un accord sur le pr&#233;c&#233;dent litige de la repr&#233;sentation syndicale et 35 des 67 licenci&#233;s sont r&#233;int&#233;gr&#233;s. La gr&#232;ve qui avait &#233;t&#233; lanc&#233;e apr&#232;s le lock-out est suspendue ; les 282 ent&#244;l&#233;s sont lib&#233;r&#233;s. Pour en savoir beaucoup plus sur les luttes et l'exploitation en Inde, allez sur le site : &lt;a href='http://www.gurgaonworkersnews.wordpress.com/' class='spip_out' rel='external'&gt;www.gurgaonworkersnews.wordpress.com&lt;/a&gt;.
&lt;strong&gt;Pakistan &lt;/strong&gt; 5/072010 &#8212; Les chantiers de d&#233;molition de navires de Gadani emploient une foule de migrants dans d'incroyables conditions, en plus des pollutions de toutes sortes, pay&#233;s de 2 &#224; 2,50 euros pour chaque journ&#233;e de 12 &#224; 14 heures. Plus de 10 000 d'entre eux manifestent pour une augmentation de 100 % et pour des avantages sociaux minimaux. Avant m&#234;me qu'ils puissent atteindre un quelconque b&#226;timent officiel, ils sont cueillis sans m&#233;nagement par la police. Nombre de bless&#233;s inconnu.
Indon&#233;sie 22/04/2010 &#8212; Les trois chantiers navals (d'une soci&#233;t&#233; de Duba&#239;) de Batam, une des &#238;les Riau &#224; 20 kilom&#232;tres de Singapour, exploitent 16 000 travailleurs dont la majorit&#233; par le canal de 30 sous-traitants pour des salaires d'environ 80 euros mensuels. La plupart d'entre eux sont des migrants, essentiellement indon&#233;siens et indiens. En juillet 2008, les chantiers ont connu une gr&#232;ve pour les salaires et les conditions de travail. Il semble que les disparit&#233;s de salaires entre les travailleurs locaux et les &#233;trangers (principalement indiens et qui semblent occuper des positions hi&#233;rarchiques) alimentent des diversions racistes d'un conflit de classe. Ce sont les propos injurieux d'un contrema&#238;tre indien envers un travailleur indon&#233;sien qui cristallisent cette hostilit&#233; et qui d&#233;clenchent une &#233;meute des quelque 9 000 Indon&#233;siens qui, non seulement font la chasse &#224; l'Indien mais incendient plus de 20 voitures et 3 immeubles. Plus de 400 flics ram&#232;nent le calme mais les travailleurs indiens doivent &#234;tre &#233;vacu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les diff&#233;rentes formes d'irruption de la violence de classe dans le monde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestations sociales sous couvert politique, gr&#232;ves et &#233;meutes cons&#233;quentes&lt;/strong&gt;
On ne peut &#233;num&#233;rer toutes les gr&#232;ves de 24 heures ou un peu plus dans la plupart des pays d'Europe &#8212; bien contr&#244;l&#233;es m&#234;me si elles connaissent parfois quelque d&#233;bordement &#8212; contre les plans d'aust&#233;rit&#233; qui font payer aux travailleurs les mesures suppos&#233;es aider le capital &#224; surmonter une crise due &#224; sa nature m&#234;me de r&#233;gime d'exploitation du travail. Renouvel&#233;es p&#233;riodiquement, gr&#232;ves et manifestations n'ont d'autre effet que de lasser les participants, d'&#233;puiser une combativit&#233; l&#224; o&#249; elle existe ponctuellement et finalement d'aider &#8212; objectivement ou pas &#8212; les pouvoirs &#233;conomiques et politiques &#224; rogner chaque jour un peu plus la part de plus-value attribu&#233;e aux travailleurs pour leur reproduction comme force de travail exploitable.
&#201;tats-Unis &#8212; En Californie, &#224; Santa Cruz au sud de San Francisco, la manifestation traditionnelle du 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; mai se transforme le soir en une mini-&#233;meute avec plus de 300 jeunes qui brisent les vitrines apr&#232;s avoir &#233;t&#233; appel&#233;s &#224; manifester par un tract anonyme : &#171; R&#233;cup&#233;rez ce jour. Frappez avec nous pour une folle nuit de destruction. &#187; Les 8 flics en service sont submerg&#233;s et doivent faire appel &#224; leurs coll&#232;gues des villes voisines qui ne trouvent plus personne lorsqu'ils arrivent sur les lieux. On peut rapprocher cette &#233;meute de celles qui vont secouer Toronto (Canada) en marge du G 20 o&#249;, malgr&#233; le d&#233;ploiement de 7 000 flics et 6 kilom&#232;tres de barbel&#233;s de protection, les manifestants r&#233;ussissent &#224; s'affirmer, d'o&#249; plus de 600 arrestations. Aussi, &#233;meutes de jeunes &#224; Montr&#233;al Nord qui se terminent par 60 arrestations. Le 18 juin, &#224; Los Angeles apr&#232;s un match de basket, les jeunes manifestent, br&#251;lent les voitures et se coltinent avec les flics : 3 bless&#233;s, 12 arrestations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bolivie&lt;/strong&gt; 6/05/2010 &#8212; Gr&#232;ves et manifestations contre le gouvernement Moral&#232;s. Gr&#232;ve de 24 heures des enseignants, hospitaliers, femmes de flics en gr&#232;ve de la faim, ouvriers, organis&#233;e par des dissidents du syndicat COB. Essentiellement pour les salaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gr&#232;ve et rien d'autre, souvent bien contr&#244;l&#233;e&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;
France mai 2010&lt;/strong&gt; &#8212; La multinationale &lt;strong&gt;Unilever&lt;/strong&gt; a 4 sites industriels en France dont Fralib (conditionnement de th&#233; implant&#233; &#224; G&#233;menos pr&#232;s de Marseille, Bouches-du-Rh&#244;ne). Depuis 2006, suite &#224; 46 suppressions d'emploi, le sous-effectif entra&#238;ne des arr&#234;ts de travail que la direction compense par l'emploi d'int&#233;rimaires. En mars 2010, la plupart des 185 travailleurs entament des actions qui finissent par payer apr&#232;s deux mois et des tentatives d'intimidation : prime de 1 200 euros, augmentation de 16 euros et diff&#233;rents avantages.
8/07/2010 &#8212; Chez Teleperformance (leader mondial des centres d'appel, voir pr&#233;c&#233;dents bulletins), nouveaux d&#233;brayages contre un plan qui pr&#233;voit la suppression de 830 postes (13 % de l'effectif total).
14/07/2010 &#8212; Usine Faurecia (filiale de PSA &#224; Saint-Nicolas-de-Redon, Loire-Atlantique) : la gr&#232;ve commenc&#233;e le 18 juin se termine par un accord approuv&#233; par les 188 travailleurs (ils &#233;taient 300 en 2008) : l'effectif actuel sera maintenu jusqu'&#224; la fermeture en 2011, une prime sera pay&#233;e et les journ&#233;es de gr&#232;ve indemnis&#233;es. Les poursuites engag&#233;es contre 34 travailleurs pour le blocage de l'usine sont abandonn&#233;es.
17/06/2010 &#8212; Reprise du travail chez Gifa (construction d'ambulances) &#224; Argentan (0rne), apr&#232;s 4 jours de gr&#232;ve avec blocage, les 43 travailleurs obtiennent 2,43 % d'augmentation.
17/07/2010 &#8212; Apr&#232;s 24 jours de gr&#232;ve, les postiers reprennent le travail apr&#232;s avoir obtenu le gel d'un plan de r&#233;organisation qui supprimait 6 emplois.
Juin 2010 &#8212; Dans toute la France, mouvements ponctuels de gr&#232;ve dans les cliniques priv&#233;es pour les salaires. &#192; Clermont-Ferrand, au si&#232;ge de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; d'Auvergne o&#249; se d&#233;roulent des pourparlers, la salle de r&#233;union est envahie et les dirigeants s&#233;questr&#233;s plusieurs heures.
Australie juin 2010 &#8212; Nouvelles Galles du Sud, mine de Tahmoor du trust minier Xstrata : 23O travailleurs en gr&#232;ve totale pour les salaires et la s&#233;curit&#233; d'emploi, suite &#224; cinq mois de gr&#232;ves tournantes qui ont paralys&#233; la mine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gr&#232;ve sauvage, les gr&#232;ves de solidarit&#233; et l'extension de la lutte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'occupation de l'espace public, des usines et de tous b&#226;timents
France 13/07/2010 &#8212; Proma en liquidation judiciaire (sous-traitant de l'automobile, si&#232;ge &#224; Gien, Loiret) 83 travailleurs occupent le site menac&#233; de fermeture apr&#232;s avoir rejet&#233; une proposition d'indemnit&#233; de d&#233;part de 20 000 euros contre une demande de 32 000 euros. Le directeur avait &#233;t&#233; s&#233;questr&#233; le 26/04 2010. L'occupation cesse le 24 juillet apr&#232;s accord pour le paiement d'une indemnit&#233; suppl&#233;mentaire de 35 000 euros en cas de licenciement avant le 31/12/2010, et de 32 000 en cas de plan social.
30/06/2010 &#8212; ST Ericsson (&#233;lectronique) &#224; Colombelle (pr&#232;s de Caen, Calvados, voir pr&#233;c&#233;dents bulletins). Fermeture d&#233;finitive de l'usine, 144 licenciements avec des indemnit&#233;s comprises entre 50 000 et 150 000 euros et des cong&#233;s de reclassement de vingt mois.
14/07/2010 &#8212; La gr&#232;ve de 400 travailleurs avec occupation de Thomson Technicolor &#224; Rennes (Grass Valley) depuis le 21 juin est suspendue pendant les vacances pour reprendre en septembre. La direction veut supprimer 625 postes dont 327 en France (autres usines &#224; Brest et &#224; Conflons) et 182 &#224; Rennes. Ils jugent insuffisantes les propositions d'indemnisation suppl&#233;mentaire de 20 000 euros pour les moins de cinq ans d'activit&#233;, et de 45 000 euros pour les plus de vingt ans d'anciennet&#233;.
11/07/2010 &#8212; 20 travailleurs de MK2 Biblioth&#232;que &#224; Paris occupent les trottoirs devant le cin&#233;ma pour leurs salaires et leurs conditions de travail.
Les dirigeants s&#233;questr&#233;s, injuri&#233;s, malmen&#233;s, ex&#233;cut&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;France&lt;/strong&gt;18/06/2010 &#8212; Bobcat &#224; Pontch&#226;teau (Loire-Atlantique, chariots t&#233;lescopiques) ferme pour une d&#233;localisation en Tch&#233;quie en licenciant 130 travailleurs sur 207. 5 dirigeants s&#233;questr&#233;s pour une revendication d'une indemnit&#233; de licenciement de 62 000 euros plus 3 200 euros par ann&#233;e de pr&#233;sence. Lib&#233;r&#233;s en vue de pourparlers sur le montant.
10/07/2010 &#8212; Du vendredi 13 heures au samedi matin, 2 dirigeants de la Soci&#233;t&#233; nouvelle de panification &#224; Confouleux (Tarn) sont s&#233;questr&#233;s : l'usine doit fermer avec 80 licenciements (ainsi qu'une autre usine dans les Deux-S&#232;vres). D&#233;j&#224;, les 23 et 24 avril, le directeur avait &#233;t&#233; &#171; retenu &#187; pendant 36 heures. Revendication de 80 000 euros de prime de licenciement plus trois mois de salaire par ann&#233;e d'anciennet&#233;. Le 17/07, les pourparlers s'&#233;ternisent bien que les travailleurs aient lev&#233; le blocage 4 jours durant d'un d&#233;p&#244;t de la soci&#233;t&#233; au Passage d'Agen, dans le Lot-et-Garonne.
28/06/2010 &#8211; Les postiers des Hauts-de-Seine (92, ouest de Paris) sont en gr&#232;ve depuis 58 jours ; 16 d'entre eux sont poursuivis pour s&#233;questration lors de l'occupation de la direction r&#233;gionale des postes mais leur proc&#232;s a &#233;t&#233; renvoy&#233; en juin 2011.
13/07/2010 &#8212; Colesco (Ploudaniel, Finist&#232;re), entreprise g&#233;n&#233;rale du b&#226;timent mise en redressement judiciaire depuis le 26 mai, veut licencier 39 travailleurs sur 117. Le patron est s&#233;questr&#233; puis lib&#233;r&#233; avec la reprise des pourparlers pour fixer les indemnit&#233;s de licenciement.
1/07/2010 &#8212; Brive (Corr&#232;ze), groupe Jacob Delafon (partie du trust Kohler, c&#233;ramique sanitaire, 27 000 travailleurs dans 46 sites dont 24 aux USA). L'usine doit fermer fin juillet pour d&#233;localisation au Maroc et en Alg&#233;rie avec le licenciement de 139 ouvriers et de 20 int&#233;rimaires. S&#233;questration de 2 dirigeants pendant une journ&#233;e et blocage des stocks. La direction c&#232;de pour des indemnit&#233;s de licenciement autour de 30 000 euros.
&lt;strong&gt;
Quand on n'a pas d'autres recours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Couper les approvisionnements
Mali 28/05/2010 &#8212; Apr&#232;s une gr&#232;ve de 48 heures sans effet, le Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l'&#233;nergie (Synacome) lance une gr&#232;ve de 72 heures et coupe l'&#233;lectricit&#233; et l'eau de la capitale Bamako pour des augmentations de salaires et contre des restructurations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;cup&#233;ration&lt;/strong&gt;
La r&#233;cup&#233;ration, ce n'est pas seulement se servir dans les supermarch&#233;s individuellement ou collectivement. Aux &#201;tats-Unis, le squat prend des formes inusit&#233;es ici : les menac&#233;s d'&#233;viction parce qu'ils ne peuvent pas payer les remboursements de pr&#234;ts profitent notamment du fait que les tribunaux sont submerg&#233;s de demandes de r&#233;cup&#233;ration et d'&#233;viction par les pr&#234;teurs pour rester en place sans bourse d&#233;lier. Il y a aussi ceux qui, jugeant que la charge des paiements est trop &#233;lev&#233;e &#224; cause de la chute de leurs revenus, cessent de payer et attendent, ce qui leur permet d'accro&#238;tre leur niveau de vie. Il y a aussi ces groupes locaux qui cherchent les maisons abandonn&#233;es et les expuls&#233;s pour leur proposer ces logements, apr&#232;s avoir effectu&#233; les r&#233;parations n&#233;cessaires. Il y a ceux qui squattent des terrains pour y installer des villages de tentes pour les SDF. Il y a aussi les &#171; r&#233;sistants &#187; d'organisations locales qui aident de toutes les mani&#232;res possibles, depuis les d&#233;fenses juridiques jusqu'&#224; la r&#233;sistance passive, ceux qui sont en instance d'expulsion. La plupart de ces mouvements d&#233;finissent leur action comme suit : &#171; Ce n'est pas contre la loi, c'est au dessus de la loi. &#202;tre log&#233;, c'est un droit. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;volte des banlieues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre solution, tout faire sauter, incendier&lt;/strong&gt;
La Chine est devenue le bastion de l'imprimerie mondiale avec des entreprises qui regroupent jusqu'&#224; 600 travailleurs et qui peuvent imprimer avec la qualit&#233; requise 5 000 exemplaires d'un livre d&#233;livr&#233;s en Europe 3 &#224; 5 semaines plus tard. Cela explique une bonne partie du marasme des imprimeries fran&#231;aises qui ont connu depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e une s&#233;rie de gr&#232;ves plus ou moins radicales. Quelques exemples.
En f&#233;vrier dernier, les 150 travailleurs de l'imprimerie H&#233;lio &#224; Corbeil (Essonne) s&#233;questrent 2 dirigeants et un consultant pour protester contre le licenciement de 55 d'entre eux. Ils sont lib&#233;r&#233;s contre la reprise des n&#233;gociations pour fixer les indemnit&#233;s et le maintien de la charge de travail.
Le 1/04/2010, les travailleurs du groupe Paragon &#224; Cosne-sur-Loire (Ni&#232;vre) sont en gr&#232;ve contre le blocage de leurs salaires.
Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, l'imprimerie Brodard et Taupin de Coulommiers (Seine-et-Marne, groupe Maury) menace de licencier suite &#224; des restructurations. En avril, les 217 travailleurs, dont 90 sont concern&#233;s par un plan social, avaient menac&#233; de faire sauter des bouteilles de gaz &#224; l'entr&#233;e de l'usine. Le 9 juillet, ils avaient bloqu&#233; la caravane du Tour de France. Le 15 juillet, ils br&#251;lent devant l'usine 3 tonnes d'encre et les bobines de papier, l'ampleur du sinistre conduit la police &#224; faire &#233;vacuer le supermarch&#233; voisin. Ils n'obtiennent pour le moment qu'une indemnisation suppl&#233;mentaire de 15 000 euros pay&#233;e en trois morceaux.
Le 20 juillet, les 76 travailleurs de l'imprimerie S3G Print Roto Garonne &#224; Estillac (Lot-et-Garonne) sont en gr&#232;ve reconductible pour conna&#238;tre des informations sur un repreneur &#233;ventuel et sur leur sort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les batailles autour de l'immigration&lt;/strong&gt;
20/06/2010 &#8212; 28 sans-papiers qui pendant huit mois avaient piquet&#233; jour et nuit le si&#232;ge de la STN &#224; Aulnay-sous-Bois (banlieue nord de Paris) obtiennent une autorisation provisoire de travail, pr&#233;lude &#224; la d&#233;livrance de papiers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LE FUTUR DU CAPITAL ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'usine de Foxconn de Shenzen (officiellement Hon Hai Precision Industry, Co Ltd, une entreprise ta&#239;wannaise commercialisant ses produits sous la marque Foxconn, le plus important fabricant mondial de mat&#233;riel informatique &#8212; Dell, Apple, Hewlett Packard, Sony, etc.), ressemble &#224; un &#233;norme campus universitaire avec ses blocs d'usine de six &#233;tages r&#233;partis sur un carr&#233; de 1,5 km de c&#244;t&#233;. 400 000 travailleurs s'y croisent, y sont exploit&#233;s avec un style militaire de management pour 4 euros par jour, y mangent et y dorment dans des dortoirs plus que minables. Dans cette &#171; unit&#233; de travail &#187;, on trouve aussi 3 h&#244;pitaux, une caserne des pompiers, un supermarch&#233;, des restaurants, 5 piscines et la mise &#224; disposition de 400 ordinateurs. Il n'y a pas de parc, pas de cin&#233;ma, pas de lieux de d&#233;tente. Si les salaires sont l&#233;g&#232;rement plus &#233;lev&#233;s que la moyenne, tr&#232;s basse, de ceux de Shenzhen, les conditions de travail, 6 jours sur 7 et aux horaires extensibles, sont particuli&#232;rement drastiques avec une discipline de fer : l'entra&#238;nement des jeunes recrues (la plupart des migrants viennent de la campagne, souvent avec au minimum un dipl&#244;me de niveau secondaire) se fait en les contraignant &#224; rester immobiles progressivement 10, puis 20, puis 30 minutes. Tout retard &#224; l'embauche est puni par l'obligation de rester debout immobile pendant toute la dur&#233;e du retard. Si l'on parle, si l'on baille, si l'on m&#226;che durant le travail, on perd des points ce qui entra&#238;ne une r&#233;duction de salaire ; si l'on prend du retard dans la t&#226;che assign&#233;e, on est astreint &#224; prendre une pause ou &#224; quitter son poste lorsqu'on a rattrap&#233; son retard. Les sanctions ne sont pas seulement financi&#232;res mais peuvent s'accompagner d'humiliation : un des jeunes qui se suicidera avait &#233;t&#233; mut&#233; de la cha&#238;ne de montage au nettoyage des toilettes. Ce n'est pas tant le taux des suicides r&#233;cents chez Foxconn (inf&#233;rieur &#224; la moyenne nationale chinoise) qui est significatif du d&#233;sespoir dans l'isolement des jeunes exploit&#233;s, mais la mani&#232;re dont ils sont accomplis, spectaculairement, sur le lieu de travail, souvent par d&#233;fenestration lors des changements d'&#233;quipe. Le suicide &#233;tant consid&#233;r&#233; l&#233;galement comme un crime contre l'&#201;tat, ce suicide public est une forme ultime de protestation. C'est pour cette raison qu'autorit&#233;s et patronat s'en inqui&#232;tent et ont laiss&#233; m&#233;diatiser cette situation tout en annon&#231;ant des &#171; mesures &#187; dont une augmentation des salaires de 20 %, comme si cela devait r&#233;soudre les conditions pr&#233;sentes d'exploitation et l'exploitation tout court.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crise et souplesse du contrat de travail&lt;/strong&gt;
Qui conna&#238;t le &#171; CDD d'usage &#187; qui permet dans nombre de professions (h&#244;tellerie, restauration, spectacle, audiovisuel, centres de loisirs et de vacances&#8230;) d'exploiter un travailleur avec un CDD sp&#233;cifique pouvant &#234;tre renouvel&#233; &#224; perp&#232;te et rompu &#224; tout moment sans indemnit&#233; ? Un d&#233;guisement du CPE de sinistre m&#233;moire r&#233;serv&#233; aux activit&#233;s les plus pr&#233;caires.
Qui conna&#238;t les subtilit&#233;s du travail &#224; domicile, notamment des correcteurs (TAD) quand, dans une activit&#233; largement concurrenc&#233;e par les correcteurs automatiques, les patrons imposent plus que jamais leurs conditions, refusant le comptage des espaces (d'o&#249; salaire amput&#233; de 20 %), d&#233;niant le paiement d'une prime d'un mois et demi de salaire pourtant vers&#233;e aux coll&#232;gues travaillant dans l'entreprise (&#171; en pied &#187;), tentant de licencier ceux qui pr&#233;tendent faire valoir leurs droits (par exemple un CDI au lieu de CDD successifs, pas seulement dans des petites bo&#238;tes mais chez de gros requins comme Hachette) ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activit&#233;s syndicales&lt;/strong&gt;
Dans le monde entier, la crise &#233;conomique met sur le pav&#233; des millions de travailleurs et cela ne se ralentit pas. La solution &#224; la crise, c'est ce que clament les dirigeants de tous les pays : &#171; l'aust&#233;rit&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire essentiellement la diminution d'une multitude de services, d'avantages divers mais d'abord du salaire et de ses accessoires, et dont le but est la diminution du co&#251;t de la force de travail encore employ&#233;e. Pour l'ensemble des travailleurs, certains d&#233;j&#224; r&#233;duits &#224; la portion congrue du salaire et du temps de travail, de l'indemnisation du ch&#244;mage et autres RSA, de la retraite, par le simple fonctionnement du syst&#232;me capitaliste, c'est &#224; eux que l'on demande encore de se serrer la ceinture pour que le capital puisse survivre plus fort que jamais.
&lt;strong&gt;En Europe&lt;/strong&gt; tout au moins, les formes de r&#233;sistance &#224; ces attaques de toutes sortes sur la condition des travailleurs sont &#224; peu pr&#232;s identiques, &#224; l'exception de flamb&#233;es ponctuelles de col&#232;re et de violence (voir dans les pr&#233;c&#233;dents bulletins, la France ou la Gr&#232;ce), manifestations sur manifestations accompagnant des journ&#233;es sporadiques de gr&#232;ve, organis&#233;es et finalement bien encadr&#233;s par les syndicats, tous unis pour cette forme de pression politique renouvel&#233;e qui n'aboutit qu'&#224; lasser ceux qui voudraient agir. Et apr&#232;s ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
RUSSIE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(fin de l'article du bulletin de mai 2010)
Quelques exemples d'actions de rue
Pikaliovo La ville de Pikaliovo (r&#233;gion de Leningrad) a &#233;t&#233; le symbole de cette nouvelle vague de protestations. Le 2 juin, les habitants ont bloqu&#233; le trafic sur la route nationale de Saint-Petersbourg &#224; Vologda. Environ 300 personnes, travailleurs des entreprises de la ville et membres de leurs familles, ont particip&#233; &#224; cette action spontan&#233;e. Ils revendiquaient de mani&#232;re tr&#232;s d&#233;cid&#233;e la liquidation de la dette salariale et la remise en route des entreprises. Comme on le sait, Poutine a r&#233;agi aussit&#244;t et de fa&#231;on d&#233;monstrative : devant les cam&#233;ras il a forc&#233; Deripaska, propri&#233;taire de Baseltesemnt-Pikaliovo, &#224; signer un document sur la reprise de la production dans cette entreprise en d&#233;serrance. D'une certaine fa&#231;on, le probl&#232;me a &#233;t&#233; r&#233;gl&#233;. Rappelons que le 20 mai, les habitants, plong&#233;s dans le d&#233;sespoir, avaient tent&#233; de &#171; prendre d'assaut &#187; le b&#226;timent de la mairie o&#249; se d&#233;roulait une r&#233;union consacr&#233;e aux probl&#232;mes de la ville, r&#233;union &#224; laquelle participaient des fonctionnaires locaux, des repr&#233;sentants de la procurature, du fournisseur de gaz et des propri&#233;taires des entreprises.
R&#233;gion de l'Alta&#239; Les travailleurs de l'entreprise ATE &#8212; pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es (et d'autres firmes issues du d&#233;pe&#231;age de l'ancienne usine de tracteurs, un g&#233;ant de la p&#233;riode sovi&#233;tique) &#8212; ont commenc&#233; &#224; brandir la menace d'un nouveau Pikaliovo : dans des lettres ouvertes ils ont fait part de leur intention de dresser des barrages sur la route principale et la voie ferr&#233;e. D&#232;s le 18 juin, ils organisent un piquet non autoris&#233; en face du b&#226;timent de l'administration de la r&#233;gion de l'Alta&#239;. Cette action avait &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e par l'annonce de la venue &#224; Barnaul de Vladimir Poutine. Suite &#224; l'intervention des forces de l'ordre, l'action est interrompue, mais les autorit&#233;s n'osent pas r&#233;primer les participants ; non seulement elles prennent en charge une partie de la dette salariale mais cherchent &#224; remplir pour un temps le carnet de commandes de l'entreprise. En juillet, les ouvriers de l'usine, des membres de leurs familles et des habitants de la ville de Roubtsov, solidaires, m&#232;nent une s&#233;rie d'actions dans la rue, y compris une nouvelle tentative de bloquer la route principale mais ils sont repouss&#233;s par les forces sp&#233;ciales, les Omon. &#192; partir de septembre, la section locale du PC de la F&#233;d&#233;ration de Russie se mobilise et apporte un soutien logistique &#224; l'organisation des d&#233;placements et des actions de protestation. Toutefois, certains observateurs consid&#232;rent que ce soutien a surtout pour objectif de pr&#233;venir une explosion sociale et d'emp&#234;cher un nouveau blocage des routes. La derni&#232;re manifestation des ouvriers d'Alttrak a eu lieu le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre &#224; Novossibirsk, dans les bureaux de Ratm &#224; qui appartient l'usine (&#224; ce rassemblement participaient plus de 1 100 travailleurs). Dans la mesure o&#249; la ville de Roubtsov (150 000 habitants) est enti&#232;rement d&#233;pendante d'Alttrak et des sous-traitants, les deux revendications principales des ouvriers sont la relance de la production et le paiement de la dette salariale.
R&#233;gion de Kirov Les villes mono-industrielles de la r&#233;gion de Kirov ont aussi connu des mobilisations des travailleurs pour sauver leur usine et leur ville. Ils ont &#233;t&#233; soutenus par la section locale du RKRP en la personne de V. Touroulo, d&#233;put&#233; de l'assembl&#233;e.
Les ouvriers de l'usine d'armement Molot dans la ville de Vjatskie Poljany sont descendus dans la rue &#224; diff&#233;rentes reprises. Le 26 juin, un meeting s'est tenu devant les locaux de la direction o&#249; &#233;taient r&#233;unis les actionnaires. Ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re mobilisation des travailleurs qui ne percevaient pas leur salaire depuis plusieurs mois. Le m&#234;me jour, l'usine recevait une subvention de l'&#201;tat et les travailleurs de l'usine touchaient trois mois d'arri&#233;r&#233;s de salaire. Le 14 octobre eut lieu une nouvelle action avec une gr&#232;ve d'avertissement qui se transforma en meeting spontan&#233; pour le versement int&#233;gral des salaires en retard.
Les habitants de Kirovo Tchepetsk se sont mobilis&#233;s pour sauver leur ville d'une catastrophe &#233;cologique. Le meeting qui s'est tenu le 8 septembre devant l'usine Velkont a d&#233;bouch&#233; sur la cr&#233;ation d'un Comit&#233; pour la sauvegarde de la ville qui aura pour t&#226;che de contr&#244;ler les entreprises et l'administration locale sur le plan &#233;cologique.
&#192; Strijki, les ouvriers se battent pour garder l'usine Silikat, y compris en la transformant en usine sous contr&#244;le ouvrier (ce qui juridiquement est tr&#232;s compliqu&#233;). Durant l'&#233;t&#233; ont eu lieu une s&#233;rie d'actions pour r&#233;clamer le paiement des salaires, non pay&#233;s depuis fin 2008, mais aussi pour le maintien des postes de travail et pour le sauvetage de l'usine de la banqueroute. En juillet, un comit&#233; de sauvetage de la ville a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; ainsi qu'un syndicat, Zachita. Le 14 d&#233;cembre, les ouvriers sont all&#233;s &#224; Kirov o&#249; ils ont tenu un meeting devant le b&#226;timent de l'administration pour le r&#233;gion de Kirov, exigeant le maintien en activit&#233; de l'entreprise et r&#233;clamant le droit pour le collectif des travailleurs de racheter l'usine avec l'aide de l'&#201;tat pour l'autog&#233;rer.
R&#233;gion d'Ivanovo Les travailleurs de plusieurs usines sont en &#233;bullition, toujours pour non-paiement des salaires.
Le 5 mars, les habitants de la cit&#233; o&#249; vivent les travailleurs de l'usine Petrovski ont organis&#233; un meeting devant les locaux de la direction pour r&#233;clamer le paiement des salaires et demander que soit mis fin &#224; la liquidation de l'entreprise. Le 30 juin, les ouvriers planifiaient une &#171; marche des travailleurs sur Moscou &#187;, mais finalement d&#233;cidaient de reporter cette action compte tenu de certaines avanc&#233;es concernant le paiement des salaires et le sauvetage de l'usine, suite &#224; des pressions sur la direction de la part des autorit&#233;s locales. &#192; l'annonce de la marche, le gouverneur de la r&#233;gion d'Ivanovo a invit&#233; le dirigeant du comit&#233; d'initiative pour des n&#233;gociations, promettant la reprise de la production et l'extinction de la dette salariale en &#233;change de l'annulation de la marche.
Le 27 juin, les ouvriers du combinat Menanjevo ont organis&#233; une marche (non autoris&#233;e) devant le b&#226;timent de l'administration locale.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Oural &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation dans l'Oural est tr&#232;s tendue.&lt;/strong&gt;
Le 23 juin, les ouvriers de l'usine de porcelaine de Bogdanovtchisk (r&#233;gion de Sverdlovsk) ont tent&#233; de bloquer la nationale pour sauver leur entreprise. 150 personnes participaient &#224; cette action spontan&#233;e pour r&#233;clamer le r&#233;tablissement des livraisons de gaz suspendues le matin m&#234;me en raison des dettes de l'entreprise. Les autorit&#233;s r&#233;gionales r&#233;agirent sur le champ et, suite &#224; leur intervention, les livraisons de gaz furent r&#233;tablies quelques heures avant que l'arr&#234;t des fours ait provoqu&#233; des cons&#233;quences irr&#233;versibles.
Le 22 juillet, les travailleurs de l'entreprise Kuzbasselement dans la ville de Leninsk Kuznetsk ont organis&#233; un piquet durant quatre heures et ont bloqu&#233; l'avenue L&#233;nine dans le centre ville. Environ 300 ouvriers (certains avec leurs enfants), r&#233;duits au d&#233;sespoir, r&#233;clamaient le paiement de leurs salaires, non vers&#233;s depuis dix mois. Le trafic fut pratiquement paralys&#233;, ce qui for&#231;a l'administration de la ville &#224; r&#233;agir. Le vice-gouverneur vint &#224; la rencontre des manifestants avec des promesses. Mais les participants au meeting refus&#232;rent de bouger tant qu'ils ne recevraient pas leur argent. Et les passions ne sont retomb&#233;es qu'apr&#232;s que l'argent des salaires (30 millions de roubles pris sur le budget r&#233;gional) a &#233;t&#233; vers&#233; sur les comptes des travailleurs.
Dans les mines de bauxite de l'oligarque Deripaska, un nouveau conflit est en train de m&#251;rir. Les membres de l'Institut d'action collective (IKD) en sont convaincus apr&#232;s s'&#234;tre rendus sur le terrain en septembre &#224; Severouralsk. D&#232;s le 5 juin, 100 mineurs de Severouralsk (la mine fait partie du holding RusAl) ont organis&#233; un piquet devant les bureaux de la direction en frappant une heure durant le sol avec leurs casques : ils protestaient contre la suppression des rations alimentaires, les bas salaires et l'ins&#233;curit&#233; dans la mine qui avait d&#233;j&#224; caus&#233; plusieurs accidents.
En septembre, dans diff&#233;rentes mines, &#224; l'initiative du syndicat NPG, une r&#233;union &#233;tait pr&#233;vue pour discuter des revendications et d&#233;finir un plan d'action. Mais les gardiens et les responsables de la direction ont bloqu&#233; la r&#233;union, mena&#231;ant de licenciement tous ceux qui y participeraient. Comme le fait remarquer Valeri Zolotarev, pr&#233;sident du NPG &#224; la mine de Severouralsk, &#171; aujourd'hui on revoit tout ce qui s'est pass&#233; &#224; la veille de la gr&#232;ve de mars 2008, on dirait qu''ils' n'ont rien compris &#187;. Rappelons qu'alors 123 mineurs de la mine Krasna&#239;a Chapochka appartenant &#224; l'&#233;quipe n&#176; 3 avaient d&#233;cid&#233; spontan&#233;ment de rester au fond &#224; la fin de leur travail.
Kaliningrad &#192; Kaliningrad, ce sont les travailleurs de KDAvia qui se sont mobilis&#233;s de la mani&#232;re la plus cons&#233;quente pour le paiement des arri&#233;r&#233;s de salaires. En juillet, diff&#233;rentes cat&#233;gories de personnel lancent des gr&#232;ves de courte dur&#233;e, &#224; la suite desquelles la procurature ouvre plusieurs informations. Puis ce sont des meetings. Avec le soutien du PC de la F&#233;d&#233;ration de Russie et d'autres organisations sociales et politiques, un meeting se tient dans le centre ville r&#233;unissant 500 des 2 000 travailleurs de l'entreprise. En novembre, apr&#232;s plusieurs mois de mobilisation, les travailleurs obtiennent une compensation partielle pour les salaires non vers&#233;s et un soutien mat&#233;riel en provenance du budget de la r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;gion de Iaroslav&lt;/strong&gt; De janvier &#224; avril ont eu lieu une s&#233;rie de meetings des travailleurs de l'usine de moteurs et des habitants de Toutaev. &#192; la suite de quoi le maire de Toutaev a d&#233;misionn&#233;. &#192; Kourgan, &#224; l'initiative du syndicat Zachita, les travailleurs de plusieurs entreprises, en premier lieu de Region Avtotrans Kourgan et de Promstro&#239;, ont durant l'&#233;t&#233; et &#224; l'automne men&#233; toute une s&#233;rie d'actions &#224; propos de la dette salariale : piquets, gr&#232;ves de la faim, manifestations dans les bureaux de l'administration.
R&#233;gion de Vladivostok L'Extr&#234;me-Orient n'a pas &#233;t&#233; &#233;pargn&#233; par les conflits, et cela dans tous les secteurs.
Le 13 mai &#224; Vladivostok s'est tenu un meeting des travailleurs des chantiers de r&#233;paration navale militaires, &#224; l'initiative de la F&#233;d&#233;ration des syndicats de la r&#233;gion de Vladivostok. 400 personnes y participaient : les orateurs ont d&#233;nonc&#233; le non-respect g&#233;n&#233;ralis&#233; du Code du travail, le non-paiement des salaires, l'augmentation non justifi&#233;e du personnel administratif. Les habitants de Svetlogorie poursuivent le combat. Le 4 avril, la majorit&#233; des habitants (environ 1 000 personnes) ont particip&#233; &#224; un meeting pour r&#233;clamer la liquidation de la dette salariale (les salaires ne sont pas vers&#233;s depuis plusieurs mois) au combinat Russki Volfram, et organiser des repas gratuits pour les enfants. &#192; l'&#233;poque, toute la cit&#233; mourrait de faim. Depuis le mois d'ao&#251;t, l'entreprise a repris la production. Et &#224; la fin de l'ann&#233;e, Svetlogorie a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;e dans le programme gouvernemental de d&#233;veloppement des villes mono-industrielles.
Les ouvriers des entreprises d'extraction mini&#232;re et de retraitement du minerai de la r&#233;gion de Vladivostok se sont &#233;galement mobilis&#233;s. Le 11 mars, plus de 1 000 d'entre eux ont manifest&#233; dans les rues de Dalnegorsk pour r&#233;clamer une baisse des tarifs des services communaux et demander que les salaires soient vers&#233;s r&#233;guli&#232;rement. C'est le syndicat du combinat Bor qui &#233;tait &#224; l'initiative, soutenue par les syndicats de la m&#233;tallurgie et de la chimie de la r&#233;gion. Des repr&#233;sentants des syndicats de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, de la culture et de l'industrie du bois &#233;taient pr&#233;sents pour exprimer leur solidarit&#233;.
&lt;strong&gt;Grand Nord &lt;/strong&gt; Le Grand Nord (au-del&#224; du cercle polaire) a &#233;galement &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de mobilisations. Le 24 mai, plus de 1 000 personnes ont particip&#233; &#224; un meeting &#224; Vorkuta sur la principale place de la ville. Les mineurs et les habitants de la ville ont exig&#233; de la direction de Vorkutaugol qu'elle renonce au plan de r&#233;ductions des effectifs, et des autorit&#233;s de la ville qu'elles bloquent l'augmentation des tarifs des services communaux. Les manifestants ont &#233;galement r&#233;clam&#233; que les veuves des mineurs morts dans les mines soient r&#233;install&#233;es dans une autre r&#233;gion (100 familles ont d&#233;pos&#233; des demandes).
Le 10 avril &#224; Mourmansk, &#224; l'initiative de la section r&#233;gionale du Syndicat de la flotte du Nord, s'est tenu un meeting auquel participaient quelques centaines d'ouvriers venus de huit entreprises travaillant pour l'arm&#233;e. Les participants r&#233;clamaient du minist&#232;re de la D&#233;fense l'extinction de la dette salariale. Cette action a pay&#233; et une partie de l'argent a &#233;t&#233; vers&#233;e.
Une autre action a eu un impact comparable aux &#233;v&#233;nements de Pikaliovo, par son importance et du fait qu'elle a eu lieu &#224; l'initiative de personnels g&#233;n&#233;ralement passifs : des m&#233;decins et des personnels hospitaliers ont manifest&#233; pour d&#233;fendre le syst&#232;me de sant&#233;. Le 19 mai &#224; Arkhangelsk, 450 personnes ont particip&#233; &#224; un meeting : des m&#233;decins d'Arkhangelsk, de Severodvinsk, de Novodvinsk ainsi que des sp&#233;cialistes venus des diff&#233;rents r&#233;gions de la r&#233;gion. Ils ont r&#233;clam&#233; que les h&#244;pitaux de la r&#233;gion soient &#233;quip&#233;s d'un mat&#233;riel performant indispensable pour assurer des soins de qualit&#233;, revendiqu&#233; de meilleures conditions de travail ainsi qu'une augmentation des salaires, et demand&#233; que soit mis fin au manque de personnel dans les cliniques de la r&#233;gion. Le 29 juin, un piquet a &#233;t&#233; organis&#233; sur le territoire de l'h&#244;pital pour soutenir les m&#233;decins menac&#233;s de sanction. On en est arriv&#233; au point que les m&#233;decins ont menac&#233; de faire gr&#232;ve !
Toliatti Enfin, on ne peut pas ne pas mentionner les meetings de masse &#224; l'usine Avtovaz de Toliatti. Les actions entreprises pour que soit sauv&#233; ce g&#233;ant de l'automobile et pour le maintien des postes de travail ne laissent pas insensibles les autorit&#233;s tant &#224; l'&#233;chelon r&#233;gional que f&#233;d&#233;ral : de l&#224; un d&#233;luge de promesses (souvent gratuites), de menaces, de plans de restructuration soft et autres man&#339;uvres en tous genres. Malgr&#233; de fortes pressions et gr&#226;ce &#224; la t&#233;nacit&#233; du syndicat ind&#233;pendant Edinstvo, deux meetings relativement importants (plus de 2 000 personnes) ont eu lieu le 6 ao&#251;t et le 17 octobre sur la place du Palais de la culture et de la technique de l'usine. Ce qui se joue actuellement &#224; Toliatti, c'est la capacit&#233; du mouvement syndical et, plus largement, social &#224; construire un front large capable d'influencer la politique du gouvernement pour les villes-usines. Piotr Zolotarev, pr&#233;sident du syndicat Edinstvo, l'a formul&#233; clairement : &#171; Nous ne resterons pas passifs face &#224; la volont&#233; d'exp&#233;rimenter &#224; Toliatti un nouveau plan pour les villes-usines. Nous voulons sauver notre ville, notre industrie. Nous cherchons les moyens qui nous permettront d'influer sur notre destin, de telle sorte que les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et des habitants soient pris en compte. &#187;
En r&#233;sum&#233;, on doit noter que l&#224; o&#249; les actions collectives ont &#233;t&#233; men&#233;es de fa&#231;on cons&#233;quente et ont &#233;t&#233; accompagn&#233;es de menaces de blocage des routes, ainsi que dans le cas des villes construites autour d'une seule usine, les pouvoirs publics &#224; l'&#233;chelon r&#233;gional et f&#233;d&#233;ral ont d&#251; intervenir et prendre &#224; leur charge, au moins en partie, les dettes des propri&#233;taires qui avaient conduit leurs entreprises &#224; la faillite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le maintien du potentiel de gr&#232;ve&lt;/strong&gt;
Comme en 2008, ce qui domine sont les &#171; gr&#232;ves de crise &#187; o&#249; l'arr&#234;t de travail est d&#233;clench&#233; par le non-paiement des salaires (une des rares formes de gr&#232;ve pr&#233;vue par le Code du travail). Mais il y a eu &#233;galement des gr&#232;ves offensives au vrai sens du terme : un arr&#234;t collectif du travail pour d&#233;fendre un ensemble de revendications face &#224; un patron qui ne veut rien entendre. Au cours de l'ann&#233;e 2009, on a d&#233;nombr&#233; 70 cas de gr&#232;ve, les deux tiers pouvant &#234;tre caract&#233;ris&#233;es comme des &#171; gr&#232;ves de crise &#187;.
Les &#171; gr&#232;ves de crise &#187;
Jusqu'en mai 2009, les travailleurs, &#224; l'initiative de leur syndicat, ont utilis&#233; leur droit de refus individuel de travailler, une forme l&#233;gale de gr&#232;ve. Les actions prennent alors la forme d'un ensemble de refus individuels organis&#233;s collectivement face au non-paiement du salaire (article 142 du Code de travail). Mais cette forme d'action perd de son efficacit&#233; dans les p&#233;riodes o&#249; les travailleurs redoutent avant tout l'arr&#234;t de la production et la perte de leur emploi. N&#233;anmoins, dans la majorit&#233; des cas, cette forme de gr&#232;ve a donn&#233; des r&#233;sultats, avec le paiement au moins en partie des salaires. Quelques exemples.
Courant septembre les travailleurs du 11&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; secteur des services communaux de la ville d'Orel ont fait gr&#232;ve. La gr&#232;ve sur le tas des gardiens d'immeubles, des techniciens des services sanitaires et des services des eaux a dur&#233; une semaine. La raison : le non-paiement des salaires depuis le mois de juillet.
&#192; la mine Tchikh dans la r&#233;gion de Rostov, les mineurs ont fait plusieurs gr&#232;ves. D&#233;but octobre, plusieurs mineurs ont fait une gr&#232;ve au fond de la mine pour r&#233;clamer la liquidation de la dette salariale. Plus de 100 coll&#232;gues les soutenaient en surface. R&#233;sultat : le directeur fut licenci&#233; et le propri&#233;taire de la mine a promis de liquider la dette salariale pour le mois d'ao&#251;t. Auparavant, le 24 juin, 34 mineurs s'&#233;taient mis en gr&#232;ve et avaient refus&#233; de remonter. Et cet &#233;pisode avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233; par d'autres gr&#232;ves au fond, et &#224; chaque fois avec quelques r&#233;sultats, m&#234;me si les retards de salaires ont toujours tr&#232;s vite recommenc&#233;.
Chantiers navals d'Astrakhan Le 14 septembre au chantier d'Astrakhan III&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale, les ouvriers ont cess&#233; le travail pour r&#233;clamer le paiement des salaires. Ont particip&#233; &#224; l'action 50 personnes. Apr&#232;s des n&#233;gociations en pr&#233;sence d'Oleg Shein, d&#233;put&#233; &#224; la Douma, la direction promettait de payer le jour m&#234;me une partie des salaires en retard. Usine Kalibrov &#224; Moscou. Une journ&#233;e de gr&#232;ve (22 juin) a suffi pour faire c&#233;der la direction sur les retards de salaires. Nouvelle gr&#232;ve le 3 ao&#251;t, le non-paiement des salaires ayant recommenc&#233;.
Usine de r&#233;paration navale de Tchajminsk (r&#233;gion de Vladivostok) : plus de 50 ouvriers ont cess&#233; le travail du 20 juillet au 3 ao&#251;t &#224; cause de cinq mois de retard pour les salaires. D&#232;s le 24 juillet, une partie des arri&#233;r&#233;s &#233;tait vers&#233;e, et le 3 ao&#251;t les travailleurs reprenaient le travail, les salaires de juin ayant &#233;t&#233; vers&#233;s. Seuls 5 travailleurs d&#233;cidaient de poursuivre la gr&#232;ve jusqu'au paiement int&#233;gral.
Mine Enisse&#239; : apr&#232;s une gr&#232;ve de 24 heures sous terre (27 et 28 mai) les mineurs ont obtenu satisfaction.
Les soudeurs de l'atelier 45 de TagAz ont cess&#233; le travail le 23 mai mais face aux menaces de la direction, ils ont arr&#234;t&#233; leur mouvement.
Des gr&#232;ves analogues ont &#233;galement eu lieu au combinat de construction de Krasnodar (trois mois de salaires non pay&#233;s), au combinat de construction de Linetsk (r&#233;gion de Novosibirsk) quatre mois de salaires impay&#233;s, &#224; la mine de la compagnie mini&#232;re de Abakan (r&#233;publique de Khakassie) trois mois d'impay&#233;s, &#224; l'usine m&#233;canique de Katav Ivanovo (r&#233;gion de Tcheliabinsk) cinq mois de retard, &#224; l'usine de r&#233;paration automobile 96 de la Flotte du Nord &#224; Mourmachi (r&#233;gion de Mourmansk) cinq mois de retard, &#224; l'atelier 26 de l'usine automobile de Taganro : quatre mois de salaire impay&#233;s, &#224; Ouralesprom (r&#233;gion de Sverdlovsk) trois mois d'impay&#233;s. Ces gr&#232;ves ont, souvent, eu lieu avec l'aide de syndicats ; certaines ont &#233;t&#233; prises en charge par un comit&#233; d'initiative sp&#233;cifique.
Les gr&#232;ves offensives
Malgr&#233; la crise et un certain recul des syndicats &#224; l'&#233;chelle globale, on a observ&#233; au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e des gr&#232;ves offensives o&#249; les travailleurs non seulement se mobilisent contre une d&#233;t&#233;rioration de leur situation mais aussi pour une am&#233;lioration de celle-ci. Ces actions peuvent &#234;tre spontan&#233;es ou prendre la forme d'un arr&#234;t de travail collectif, organis&#233; par le syndicat dans le cadre d'un conflit du travail ou en r&#233;f&#233;rence aux conditions de travail. Il y a eu &#233;galement des cas o&#249;, avec le soutien du syndicat, la m&#233;thode de lutte retenue a &#233;t&#233; la baisse du rythme de travail et le respect strict des consignes (&#171; gr&#232;ve &#224; l'italienne &#187;). Le mode le plus fr&#233;quent est la menace de se mettre en gr&#232;ve lorsque le degr&#233; de mobilisation la rend cr&#233;dible.
Quelques exemples de gr&#232;ve spontan&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 15 mai &#224; l'entreprise Lipetskkompleks, les ouvriers de l'atelier de fabrication de saucissons ont cess&#233; le travail en raison des mauvaises conditions de travail, des bas salaires et du syst&#232;me policier de contr&#244;le. La direction ayant menac&#233; de d&#233;poser plainte contre les gr&#233;vistes, ces derniers ont repris le travail.
&#192; la mine Korkin (r&#233;gion de Tcheliabinsk), le 21 juillet les mineurs m&#233;contents des salaires de mis&#232;re ont commenc&#233; une gr&#232;ve. Les trois &#233;quipes ont refus&#233; de travailler et ont cherch&#233; &#224; rencontrer la direction pour r&#233;clamer une augmentation (d'environ 6 000 roubles soit 167 euros).
En g&#233;n&#233;ral, les gr&#232;ves spontan&#233;es prennent fin rapidement car il est facile pour la direction d'intimider les travailleurs en les mena&#231;ant de porter plainte pour gr&#232;ve ill&#233;gale.
Avec l'aide de leur syndicat et en s'appuyant sur la l&#233;gislation, les travailleurs ont trouv&#233; d'autres moyens l&#233;gaux de lutte. Par exemple, &#224; l'usine Volkswagen de Kalouga, les ouvriers de la cha&#238;ne de montage, en se r&#233;f&#233;rant &#224; l'article 379 du Code du travail ont refus&#233; de travailler pendant quelques jours (&#224; compter du 15 juin), la chaleur insupportable r&#233;gnant dans l'atelier pr&#233;sentant une &#171; menace pour la vie et la sant&#233; &#187;.
Le 7 septembre &#224; l'usine GMAuto &#224; Saint-P&#233;tersbourg, la cha&#238;ne a &#233;t&#233; stopp&#233;e &#224; l'atelier de soudure pour non-respect de la s&#233;curit&#233; du travail suite &#224; la rupture, &#224; trois reprises, d'une conduite de refroidissement qui passe &#224; proximit&#233; imm&#233;diate des ouvriers.
La gr&#232;ve &#171; &#224; l'italienne &#187; qui a connu le plus de retentissement a eu lieu pr&#233;cis&#233;ment dans cette usine GMAuto du 11 au 20 novembre. Le 11 novembre, &#224; l'initiative du syndicat Mpra, un groupe de travailleurs de l'atelier de montage a ralenti au maximum le rythme de travail, donnant le signal de d&#233;part &#224; cette gr&#232;ve &#171; &#224; l'italienne &#187;. Le syndicat demandait la convocation imm&#233;diate d'une conf&#233;rence du collectif de l'usine, la suppression des primes annuelles avec la garantie d'une hausse des salaires de 8 % compte non tenu du r&#233;ajustement en fonction de l'inflation, des r&#232;gles strictes concernant les cong&#233;s et, surtout, l'abandon du d&#233;compte annuel des heures de travail et le retour &#224; la semaine de 40 heures. Il faut souligner qu'ont particip&#233; au mouvement non seulement les membres du syndicat mais aussi des travailleurs de la base. Pendant quelques heures, l'atelier de peinture a stopp&#233; la cha&#238;ne de montage, mais suite &#224; des &#171; explications convaincantes &#187; de la direction, il a repris le travail &#224; plein r&#233;gime. Toutefois, le plan de production de voitures ne fut pas r&#233;alis&#233;. Officiellement la direction n'a reconnu aucune gr&#232;ve, mais le 20 novembre E. Ivanov, pr&#233;sident du syndicat Mpra, est licenci&#233; sous le pr&#233;texte d'une &#171; absence injustifi&#233;e &#187;.
Les actions organis&#233;es par le syndicat sont plus efficaces lorsqu'elles consistent &#224; brandir la menace d'une gr&#232;ve &#224; l'occasion d'un conflit du travail. C'est ce qui s'est pass&#233; avec succ&#232;s le 19 mai lorsque, suite &#224; une menace de gr&#232;ve, les contr&#244;leurs a&#233;riens ont obtenu de la direction f&#233;d&#233;rale des transports a&#233;riens la prolongation de la convention collective en cours. Il est vrai que le syndicat a pay&#233; cher ce succ&#232;s avec la suppression de son local.
Si l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e il n'y a pas eu de gr&#232;ves offensives au vrai sens du terme, la menace de gr&#232;ve, rendue cr&#233;dible par le niveau de mobilisation, a &#233;t&#233; utilis&#233;e avec succ&#232;s par certains syndicats actifs &#224; l'occasion d'un conflit du travail.
&#192; l'usine Danone Industrie (r&#233;gion de Moscou), &#224; l'initiative du comit&#233; syndical (qui fait partie de Sotsprof), le 2 d&#233;cembre un conflit a &#233;clat&#233;. La direction de l'usine a re&#231;u un pr&#233;avis de gr&#232;ve &#224; compter du 15 d&#233;cembre si une commission de conciliation n'&#233;tait pas form&#233;e d'ici l&#224; et si les revendications mises en avant par le syndicat n'&#233;taient pas satisfaites. D&#232;s le 11 d&#233;cembre, la direction acceptait de n&#233;gocier. Les revendications avanc&#233;es par le syndicat &#233;taient formul&#233;es avec pr&#233;cision et solidement argument&#233;es sur le plan juridique. Elles concernaient la r&#233;gulation du temps de travail, le profil des postes, les normes et les consignes, le travail int&#233;rimaire, et les mesures discriminatoires &#224; l'encontre des militants syndicaux.
La m&#234;me d&#233;marche a &#233;t&#233; utilis&#233;e par le syndicat des m&#233;tallurgistes Sotsprof &#224; l'usine KarelskiOkatych, mais dans cette entreprise, les militants syndicaux se heurtent &#224; une r&#233;sistance farouche de la part de la direction qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; faire intervenir les forces de s&#233;curit&#233; pour emp&#234;cher une r&#233;union syndicale le 20 octobre. Toutefois, l'activit&#233; et la d&#233;termination dont a fait preuve le syndicat ont gagn&#233; &#224; la cause syndicale de nombreux travailleurs.
Dernier exemple, le lancement de la campagne contre le travail int&#233;rimaire (recrutement par des agences sp&#233;cialis&#233;es dans l'externalisation). Suite &#224; des actions men&#233;es par des travailleuses de la fabrique de confiserie Babaevski (Moscou) recrut&#233;es par l'agence Petroline et non pay&#233;es, diff&#233;rents syndicats, dont l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation (IUF) ont organis&#233; en novembre et d&#233;cembre des piquets dans diff&#233;rentes villes du pays avec les m&#234;mes revendications : arr&#234;t du recours &#224; l'externalisation et aux autres formes non-standard d'emploi. Dans ce cas, les syndicats ont agi de mani&#232;re pr&#233;ventive pour s'opposer &#224; la l&#233;galisation de formes non-standard qui privent les travailleurs des garanties encore existantes.
Gr&#232;ves de la faim
Malheureusement, depuis le printemps 2009, les cas de gr&#232;ve de la faim se sont multipli&#233;s (au moins 20 cas recens&#233;s), bien que cette m&#233;thode soit peu efficace pour faire pression sur le patron et surtout qu'elle soit nuisible et dangereuse pour la sant&#233; des personnes. En g&#233;n&#233;ral, les travailleurs ont recours &#224; des gr&#232;ves de la faim quand seule une petite partie du collectif est pr&#234;te &#224; se mobiliser de fa&#231;on active (c'est-&#224;-dire confront&#233;e &#224; une absence de solidarit&#233;) ou encore lorsque survient la faillite de l'entreprise. Le plus souvent, au bout d'un certain temps, les gr&#233;vistes de la faim mettent un terme &#224; leur action suite &#224; la promesse d'&#233;teindre la dette salariale, mais ces promesses restent lettre morte si la gr&#232;ve de la faim n'est pas suivie par des actions de masse plus actives.
On peut citer un grand nombre de gr&#232;ves de la faim qui ont &#233;chou&#233; et qui ont contribu&#233; &#224; d&#233;moraliser les travailleurs : le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; juin, les personnels navigants de la compagnie d'aviation KraAir, qui exigeaient la liquidation totale de la dette salariale (plusieurs mois de salaires impay&#233;s) ont cess&#233; une gr&#232;ve de la faim de dix-neuf jours. Bien qu'ils n'aient pas obtenu satisfaction, ils ont interrompu leur mouvement en raison d'une brusque aggravation de leur &#233;tat de sant&#233;.
Le 29 juin, les cheminots de Severomu&#239;sk ont arr&#234;t&#233; leur gr&#232;ve de la faim apr&#232;s sept jours car des progr&#232;s avaient eu lieu concernant la question de la r&#233;duction des effectifs et la baisse des salaires.
&#192; Akhtubinsk, les employ&#233;s municipaux de l'entreprise CentrJilKomKhoz ont entrepris une gr&#232;ve de la faim (par &#233;quipes), la seconde depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e. Par l&#224;, les travailleurs, &#224; l'initiative de leur syndicat Zachita, cherchent &#224; s'opposer &#224; la faillite &#171; organis&#233;e &#187; de la seule entreprise de services de la ville. Mais cette action n'a suscit&#233; aucune r&#233;action de la part des autorit&#233;s locales En janvier, en raison du non-paiement des salaires, des ouvriers de l'usine militaire 111 de Briansk ont men&#233; une gr&#232;ve de la faim. Les participants &#224; cette action ont d&#251; &#234;tre hospitalis&#233;s au bout de dix jours. La gr&#232;ve a &#233;t&#233; interrompue bien que les salaires n'aient pas &#233;t&#233; pay&#233;s. Cela faisait sept mois que les 421 travailleurs de l'entreprise n'avaient pas touch&#233; leurs salaires.
En f&#233;vrier et de nouveau en mars des travailleurs de l'usine m&#233;tallurgique de Zlatoustovo (r&#233;gion de Tcheliabinsk) ont organis&#233; une action pour protester contre les baisses de salaires. La premi&#232;re gr&#232;ve de la faim (le 16 f&#233;vrier) avait forc&#233; la direction de l'entreprise &#224; r&#233;agir et &#224; reculer, au moins verbalement. Comme le probl&#232;me restait en l'&#233;tat, l'action a &#233;t&#233; relanc&#233;e le 10 mars. Cette fois, la direction de l'entreprise a accus&#233; les gr&#233;vistes d'&#171; extr&#233;misme politique &#187;.
Dans quelques rares occasions, cette forme d'action a permis d'obtenir le paiement des salaires. Surtout lorsque les travailleurs ont associ&#233; la gr&#232;ve de la faim &#224; d'autres formes d'action, ou encore lorsque la gr&#232;ve de la faim a eu une r&#233;sonance importante dans l'opinion et dans les m&#233;dias.
C'est le cas de la mine Tchikh (r&#233;gion de Rostov) o&#249;, le 23 juin, 30 mineurs ont entrepris une gr&#232;ve de la faim au fond de la mine : d&#232;s le 25 juin les gr&#233;vistes remontaient &#224; l'air libre, dans la mesure o&#249; leur action avait provoqu&#233; une v&#233;ritable panique parmi les bureaucrates de la r&#233;gion. Le vice-gouverneur et le ministre de l'&#201;nergie sont venus en personne &#224; la mine. Auparavant, en mars, les mineurs avaient fait gr&#232;ve en restant au fond.
&#192; l'usine de cellulose du Ba&#239;kal, suite &#224; une gr&#232;ve massive de la faim (&#224; laquelle particip&#232;rent 60 personnes install&#233;es dans un village de tentes mont&#233; devant les b&#226;timents de l'administration de Ba&#239;kalsk) combin&#233;e &#224; des piquets et des meetings &#224; r&#233;p&#233;tition, le paiement des salaires a d&#233;but&#233; le 8 juin.
&#192; Iamala le 10 ao&#251;t, apr&#232;s deux semaines de gr&#232;ve de la faim, les travailleurs de la compagnie d'exploration g&#233;ologique Severna&#239;a Ekspedicija ont obtenu le paiement de la dette salariale. Auparavant, du 25 juin au 3 juillet, une premi&#232;re gr&#232;ve de la faim avait eu lieu et s'&#233;tait arr&#234;t&#233;e &#224; la suite de promesses de la direction.
&lt;strong&gt;
Quelques remarques pour tirer les le&#231;ons de l'ann&#233;e :&lt;/strong&gt;
La dynamique que connaissait le mouvement syndical et ouvrier a connu un ralentissement.
Les faits expos&#233;s ci-dessus font appara&#238;tre une pouss&#233;e des actions spontan&#233;es &#224; l'&#233;chelon local comme les actions de rue avec menace de blocage des routes, et cela en premier lieu dans les villes mono-industrielles. Gr&#226;ce &#224; l'effet Pikaliovo, ces actions sont devenues le moyen le plus efficace pour que les autorit&#233;s s'impliquent dans la recherche d'une solution. &#192; l'occasion de ces actions sont soulev&#233;es des questions qui ne se limitent pas &#224; la dette salariale : pratiquement dans tous les cas, ce qui est en jeu c'est le sauvetage de l'entreprise. Pour cette raison, les travailleurs s'adressent de plus en plus souvent &#224; l'&#201;tat pour exiger la nationalisation de l'entreprise ou, en tous cas, pour lui demander de &#171; mettre de l'ordre &#187; dans la situation et de poursuivre le propri&#233;taire &#171; d&#233;ficient &#187;. De ce point de vue, on peut parler d'une certaine politisation des conflits sociaux, mais avec des limites : le terme &#171; nationalisation &#187; d&#233;signe le plus souvent une aide de l'&#201;tat sous une forme ou sous une autre, et non un v&#233;ritable changement de politique &#233;conomique.
Globalement, les conflits pour l'ann&#233;e 2009 ont un caract&#232;re d&#233;fensif et les actions offensives de la part des travailleurs, auxquelles on avait assist&#233; en 2007 et en 2008, sont rares, bien que ce potentiel existe toujours avec les conflits collectifs d&#233;clench&#233;s &#224; l'initiative du syndicat et les menaces de gr&#232;ve.
Dans les conditions de la crise actuelle, les conflits ne restent pas confin&#233;s dans les limites de l'entreprise. Le nombre des actions spontan&#233;es men&#233;es dans la rue a connu une forte augmentation du fait que les conflits ne peuvent trouver de solution au sein m&#234;me de l'entreprise, surtout compte tenu de la l&#233;gislation du travail actuel. De plus, les travailleurs ont &#233;largi l'arsenal des formes d'action, exp&#233;rimentant toute forme susceptible d'avoir une certaine efficacit&#233;. La majorit&#233; de ces actions prennent des formes non pr&#233;vues par la l&#233;gislation sur les conflits du travail. Et cela non parce que les personnes seraient tent&#233;es de ne pas respecter la loi &#8212; bien au contraire, les comp&#233;tences juridiques des ouvriers et des syndicats ne cessent de cro&#238;tre, de m&#234;me que leur capacit&#233; &#224; utiliser la loi &#224; leur avantage &#8212; mais parce que la l&#233;gislation existante ne permet pas une solution effective des conflits du travail.
Enfin, il faut souligner une autre caract&#233;ristique importante de la vague de protestations actuelles : les conflits &#233;clatent de mani&#232;re spontan&#233;e et d&#233;sordonn&#233;e et ne se fondent pas dans un mouvement de masse capable de durer, seul &#224; m&#234;me de peser sur la mani&#232;re de sortir de la crise : sur le dos des travailleurs ou celui des patrons ? Pour l'instant, les initiatives du pouvoir et des grands capitalistes vont dans le sens d'une sortie de crise sur le dos des travailleurs (baisse des salaires, r&#233;duction d'effectifs, non-paiement des salaires) et nullement dans le sens d'une r&#233;duction des b&#233;n&#233;fices, des dividendes et des bonus accumul&#233;s durant la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. Pire encore, l'&#201;tat prend en charge les dettes des patrons qui refusent d'en assumer la responsabilit&#233; face aux travailleurs : pour les dettes de Deripaska et des autres oligarques, ce sont les contribuables et donc une fois encore les travailleurs qui paient.
L'absence de mouvement d'ensemble tient au fait que les conflits sont tr&#232;s limit&#233;s dans l'espace, &#224; l'absence de structure &#224; m&#234;me de les coordonner et de liens horizontaux entre les collectifs en lutte. La seule chose qui existe est un espace m&#233;diatique commun avec 1, 2, 3 Pikaliovo.
Pour qu'un mouvement de masse cons&#233;quent se d&#233;veloppe il faut une structure organisationnelle, des organes de coordination et une solidarit&#233; entre les syndicats, toutes choses que s'efforcent d'emp&#234;cher le pouvoir et les patrons avec leur politique de r&#233;pression et de division du mouvement syndical.
Enfin, ce morcellement des luttes s'explique aussi par le fait que les conflits les plus durs ont lieu en dehors des syndicats alternatifs et de leurs r&#233;seaux. Ces syndicats connaissent de s&#233;rieuses difficult&#233;s dans les entreprises : ils subissent les cons&#233;quences de la crise (notamment dans l'industrie automobile) et sont victimes de pressions tr&#232;s dures de la part des autorit&#233;s et des employeurs. Cela les conduit &#224; se concentrer sur l'organisation de la lutte l&#224; o&#249; ils sont r&#233;ellement implant&#233;s et &#224; renforcer leurs structures organisationnelles. Quant &#224; la F&#233;d&#233;ration des syndicats ind&#233;pendants de Russie (Fnpr), sa direction n'est en aucune fa&#231;on int&#233;ress&#233;e &#224; participer &#224; une coordination et &#224; une consolidation d'un mouvement d'ensemble pour la d&#233;fense des droits des travailleurs.
Tout cela explique qu'en raison de la crise et des r&#233;actions des diff&#233;rents acteurs, le processus de consolidation du mouvement syndical et ouvrier, s'il n'est pas stopp&#233;, a connu un net ralentissement.
N&#233;anmoins, l'apparition de nouveaux leaders dans la vague d'actions spontan&#233;es et l'activisation de certaines organisations locales de la Fnpr constituent une tendance positive. M&#234;me si dans la plupart des cas, les dirigeants des mouvements se plaignent du soutien tr&#232;s faible de la part de la direction de la Fnpr &#224; l'&#233;chelon f&#233;d&#233;ral mais aussi dans les diff&#233;rentes branches. Contrepartie positive : certains syndicats affili&#233;s &#224; la Fnpr commencent &#224; mener des batailles au sein de leurs branches et &#224; affirmer leur ind&#233;pendance.
Il faut encore une fois insister sur le caract&#232;re contradictoire de la dynamique actuelle : d'un c&#244;t&#233; un morcellement, de l'autre une consolidation.
Les perspectives de &#171; transcroissance &#187; des actions locales et &#233;clat&#233;es en un mouvement unitaire : vers une solidarit&#233; croissante entre les syndicats et dans les luttes.
En d&#233;pit de toutes les difficult&#233;s dues &#224; la crise mais aussi des pressions exerc&#233;es sur l'aile organis&#233;e du mouvement ouvrier, la tendance vers une consolidation se poursuit, malgr&#233; un certain ralentissement. Les syndicats combatifs coop&#232;rent de plus en plus, entre eux mais aussi avec d'autres mouvements sociaux et avec les militants politiques.
Il est clair que pour obtenir une am&#233;lioration de la situation concernant les droits des travailleurs dans cette p&#233;riode de crise, il est indispensable de d&#233;velopper une campagne de masse avec la participation de toutes les composantes du mouvement social : seule une telle campagne peut forcer le gouvernement &#224; renoncer &#224; sa politique actuelle de sortie de crise, synonyme de d&#233;t&#233;rioration de la situation des travailleurs et de violation de leurs droits.
On a assist&#233; &#224; certains pas, encore isol&#233;s, dans cette direction. Le Syndicat interr&#233;gional de la construction automobile (Mpra) a pris l'initiative d'une campagne de masse avec le mot d'ordre &#171; les ouvriers ne doivent pas payer pour la crise &#187;. Et le 14 f&#233;vrier 2009, une premi&#232;re action interr&#233;gionale a &#233;t&#233; men&#233;e avec ce mot d'ordre.
Le 19 avril, lors du Forum social de l'Oural, des militants (en premier appartenant &#224; l'Union des comit&#233;s de coordination, SKS) et certains syndicats alternatifs se sont mis d'accord pour mener ensemble une campagne pour la d&#233;fense des droits des travailleurs et ont d&#233;fini en commun une liste de propositions pour que la sortie de crise ne se fasse pas &#171; sur le dos du peuple &#187;. Parmi les revendications prioritaires : fournir aux syndicats une information sur la situation &#233;conomique et financi&#232;re r&#233;elle des entreprises et leur garantir le droit de contr&#244;le sur les mesures adopt&#233;es pour sortir de la crise. Mais la campagne s'est d&#233;velopp&#233;e mollement, au moins pendant les journ&#233;es unitaires (10-17 octobre) &#171; Sortie de crise mais pas sur le dos du peuple travailleur &#187; : toutes les r&#233;gions ne se sont pas mobilis&#233;es, et nulle part les syndicats n'&#233;taient partie prenante.
La volont&#233; de mener des actions avec les syndicats existe chez les militants du mouvement social, en premier lieu au sein de l'Union des comit&#233;s de coordination &#8212; SKS : dans un grand nombre de villes, ils m&#232;nent d&#233;j&#224; un travail au sein des collectifs de travailleurs, en particulier par l'interm&#233;diaire des ouvriers log&#233;s dans des foyers. C'est &#224; cette conclusion que sont arriv&#233;s les participants d'un s&#233;minaire organis&#233; les 18 et 19 novembre &#224; Toliatti par le syndicat Edinstvo de Avtovaz avec le soutien de la Conf&#233;d&#233;ration panrusse du travail (VKT) et de l'Institut de la globalisation et des mouvement sociaux (Igso). Th&#232;me du s&#233;minaire : &#171; Quelle strat&#233;gie syndicale dans les conditions de la crise ? &#187;
De toute &#233;vidence, une telle coop&#233;ration sera efficace et profitable pour tous les participants si elle se met en place &#224; l'&#233;chelle d'une ville autour des questions consid&#233;r&#233;es par tous comme socialement les plus aigu&#235;s et les plus importantes. Si la premi&#232;re exp&#233;rience est une r&#233;ussite, alors il est parfaitement possible que se mette en place une forme de coordination, qui fait si cruellement d&#233;faut dans le pays alors qu'elle est cruciale pour surmonter &#224; la fois le morcellement et le localisme du mouvement pour la d&#233;fense des droits des travailleurs. &#192; l'heure actuelle, ces structures de coordination sont au mieux &#224; l'&#233;tat embryonnaire.
Les syndicats et les mouvements sociaux ont un r&#244;le d&#233;cisif &#224; jouer pour apporter une r&#233;ponse positive &#224; la question de savoir si le mouvement spontan&#233; de protestation peut se fondre dans un mouvement organis&#233;, capable d'obtenir du gouvernement des mesures concr&#232;tes pour la d&#233;fense des droits des travailleurs.
Le pouvoir lui-m&#234;me devrait &#234;tre int&#233;ress&#233; &#224; un renforcement du mouvement syndical, car sinon il restera seul face &#224; un d&#233;ferlement sauvage qui peut avoir des cons&#233;quences regrettables pour le pays tout entier. Mais ce &#224; quoi l'on assiste c'est tout le contraire, avec le renforcement des pressions sur les syndicats. Les patrons se d&#233;barrassent des militants les plus actifs &#224; coup de licenciements, d'agressions physiques ou encore d'emprisonnements pour des d&#233;lits mont&#233;s de toutes pi&#232;ces. Et on ne peut que constater qu'&#224; tous les &#233;chelons, les &#171; ma&#238;tres du pays &#187; les aident : qu'il s'agisse du parti Russie unie (avec son refus d'amender la l&#233;gislation du travail dans un sens qui rendrait la vie moins dure aux syndicats alternatifs), ou encore d'une partie de l'appareil pr&#233;sidentiel et gouvernemental qui, par leurs provocations et leurs mesures r&#233;pressives, ne font que renforcer la tension &#224; l'int&#233;rieur du pays.
Les travailleurs d'aujourd'hui sont diff&#233;rents de ceux des ann&#233;es 1990, ils n'accepteront pas ind&#233;finiment que l'on se moque d'eux. Ils t&#233;moignent de capacit&#233;s de plus en plus grandes &#224; l'auto-organisation et &#224; l'autod&#233;fense. En Russie, il existe une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'ouvriers tr&#232;s conscients de leur dignit&#233; et porteurs d'autres exigences. Ils ne sont plus pr&#234;ts &#224; se serrer la ceinture pour rien, et leur id&#233;al n'est pas de rejoindre les rangs de ceux qui ne jurent que par leur bagnole ou leur villa.
Encore une fois, le choix est simple : soit le d&#233;veloppement d'un mouvement ouvrier organis&#233;, soit la &#171; mis&#232;re sans fond du d&#233;sespoir &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Le texte sur la Russie &#233;mane de l'Institut d'action collective de Moscou et est sign&#233; de Carine Cl&#233;ment. M&#234;me si nous n'approuvons pas les consid&#233;rations syndicales qui le parcourent, nous pensons qu'il apporte des &#233;l&#233;ments int&#233;ressants sur les luttes qui se d&#233;roulent en Russie et qui sont pratiquement ignor&#233;es ici.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Uni et d&#233;termin&#233;, le prol&#233;tariat fait sa loi et ignore celles du capital. Mais les syndicats veillent
Le 28 juin, les 7 500 travailleurs du m&#233;tro de Madrid ont d&#233;cid&#233; de faire gr&#232;ve trois jours contre une r&#233;duction des salaires de 5 % dans le cadre du programme d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement socialiste.
&#192; l'unanimit&#233;, ils ont d&#233;cid&#233; d'ignorer totalement les r&#232;gles du service minimum, ce qui a entra&#238;n&#233; la paralysie totale du m&#233;tro.
Le gouvernement a menac&#233; d'utiliser l'arm&#233;e et de licencier les gr&#233;vistes. Le 30 juin, les dirigeants syndicaux ont persuad&#233; une nouvelle assembl&#233;e de reprendre le service minimum le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, et m&#234;me de suspendre la gr&#232;ve pour le week-end.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; France, pays du droits des Roms ??? &#187; un livre de Xavier Rothea en ligne</title>
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		<dc:date>2010-08-18T20:04:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yves</dc:creator>



		<description>Re&#231;u l'info suivante que je relaie bien volontiers, m&#234;me si je n'ai pas lu le bouquin (Y.C.) : On signale la version &quot;en ligne&quot; (html et pdf) du livre de Xavier Rothea, &quot;france, pays des droits des roms ?&quot;, paru en 2003 (et &#233;puis&#233;), au moment o&#249; la loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure (dite &#171; loi Sarkozy &#187;) a &#233;t&#233; adopt&#233;e par l'Etat fran&#231;ais (cette loi pr&#233;voit entre autres dispositifs r&#233;pressifs un durcissement de la criminalisation des &#171; gens du voyage &#187;), et manifestement (...)

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&lt;a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Documents utiles&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Re&#231;u l'info suivante que je relaie bien volontiers, m&#234;me si je n'ai pas lu le bouquin (Y.C.) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On signale la version &quot;en ligne&quot; (html et pdf) du livre de Xavier Rothea, &quot;france, pays des droits des roms ?&quot;, paru en 2003 (et &#233;puis&#233;), au moment o&#249; la loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure (dite &#171; loi Sarkozy &#187;) a &#233;t&#233; adopt&#233;e par l'Etat fran&#231;ais (cette loi pr&#233;voit entre autres dispositifs r&#233;pressifs un durcissement de la criminalisation des &#171; gens du voyage &#187;), et manifestement d'une relative &quot;actualit&#233;&quot; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://infokiosques.net/spip.php?article356' class='spip_out' rel='external'&gt;http://infokiosques.net/spip.php?ar...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le texte retrace l'histoire des l&#233;gislations et autres dispositions de l'Etat francais contre les Roms : la criminalisation des &quot;errants&quot; au 19&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; siecle, la loi de 1912 instituant un carnet anthropom&#233;trique obligatoire pour les nomades, l'internement des Roms pendant la seconde guerre mondiale, la loi de 1969, les lois Besson, etc. (et clarifie, ce qui n'est pas un luxe, ce qui entretient tous les amalgames entre &quot;gens du voyage&quot;, Roms, Gitans, &quot;Tsiganes&quot;, etc.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;autre &#233;clairage de &quot;la question rom&quot; dans le rapport capital/travail, &#224; propos de la violente r&#233;volte des prol&#233;taires roms en Slovaquie en decembre 2004, la lettre (n&#176;22, decembre 2006, &quot;Nouvelles de Tcheco-Slovaquie&quot;, en pdf) de la revue &quot;Mouvement communiste&quot;, trouvable sur :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://mouvement-communiste.com/index.php?view=lettres&amp;language=FR' class='spip_out' rel='external'&gt;http://mouvement-communiste.com/ind...&lt;/a&gt; &lt;http://mouvement-communiste.com/index.php?view=lettres&amp;language=FR&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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