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Castoriadis-Pannekoek

Castoriadis-Pannekoek : 12. biographies, bibliographies

mardi 15 mai 2007

Suite de la brochure « Correspondance Chaulieu (Castoriadis)- Pannekoek - 1953-1954 » : Préliminaires  ; Premiers contacts ; Première réponse de Chaulieu (Castoriadis) ; Deuxième lettre de Pannekoek ; Un silence difficile à expliquer ? ; 6 et 7. « Encore sur la question du parti » (I et II) ; Les voiles commencent à se lever ; Mise au point ; article 933 ; Le rejet par S ou B du courant communiste de conseils ; Castoriadis et la question de l’organisation révolutionnaire ; Castoriadis-Pannekoek : 12. biographies, bibliographies.

CORNÉLIUS CASTORIADIS (1922-1997)

(connu dans les milieux politiques de l’ultra-gauche sous les pseudonymes de Barjot, Cardan, Chaulieu, Coudray)

Né le 11 mars 1922 à Constantinople dans une famille de moyenne bourgeoisie grecque, qui dut se replier en Grèce sous la menace d’épuration ethnique par les Turcs. Il est mort à Paris, où il vivait depuis 1945, le 26 décembre 1997.

Lycéen, il entre en 1936, à quinze ans, aux Jeunesses communistes puis, en 1939, alors qu’il est étudiant, au Parti communiste grec (tendance archéo-marxiste d’une orthodoxie rigoureuse). Trois ans plus tard, en 1942, il devient trotskyste, position difficile à tenir dans les tourmentes de la guerre et de l’occupation.

Fin 1945, menacé à la fois par le gouvernement fasciste de Metaxas et par les communistes staliniens, il émigre en France où il termine ses études de droit, de sciences économiques et politiques avec une bourse de l’Institut français d’Athènes. En 1948, il devient responsable économiste à l’OCDE, poste qu’il occupera jusqu’en 1980. Parallèlement, ayant été naturalisé français en 1970, et après un détour par la psychanalyse (d’une certaine façon disciple de Lacan), il exercera comme psychanalyste et poursuivra une carrière universitaire, étant au moment de son décès directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Bien que très critique à l’égard du trotskysme en raison de son expérience grecque (notamment après la tentative manquée de coup d’Etat stalinien en Grèce), il entrera, à sa venue en France au Parti communiste internationaliste (PCI, 4e Internationale). Ses critiques, notamment sur la nature de l’URSS, lui valent de se retrouver un des animateurs de la tendance « Chaulieu-Montal » qui rompt définitivement avec le PCI en 1947 (rupture précipitée par les positions du PCI à propos de la rupture Tito-Staline). Il semble qu’à cette époque, Castoriadis fut influencé par C. L. R. James et le groupe Facing Reality qui sortit du trotskysme à la même époque. Cette sortie du PCI se matérialise par la formation du groupe Socialisme ou Barbarie et le lancement de la revue du même nom. Castoriadis en fut un des principaux contributeurs, son évidente influence, due tant à sa forte personnalité qu’à des qualités brillantes pour développer des synthèses globales, jouant un rôle déterminant dans les orientations successives du groupe Socialisme ou Barbarie définies par sa propre évolution ou ses positions personnelles dans des circonstances précises. Cela explique que le groupe connut des scissions successives, causées principalement par le refus d’une partie des membres d’accepter cette identification des idées du groupe à celles de Castoriadis. Ce dernier parvint toujours à conserver groupe et revue jusqu’à sa dissolution publique, en 1967.

Après une brève tentative avortée de reconstituer un groupe en mai 1968 (et sa participation à un ouvrage collectif, La Brèche, avec Edgar Morin et Claude Lefort, ainsi que des écrits dans le journal théorique de la CFDT), Castoriadis cessa de s’occuper directement et activement de politique, bien qu’il apparaisse alors de plus en plus, au fil de sa progression dans les postes universitaires, comme un des penseurs de référence dans le commentaire public des événements politiques importants. Cela s’était déjà formé au milieu des années 60 dans sa participation avec d’autres intellectuels « de gauche » aux discussions d’un « cercle Saint-Just », version gauchiste des clubs où, dans cette période, s’élabora la relève politique du gaullisme. On doit dire qu’une telle position dans le milieu intellectuel était largement favorisée par l’évolution même de ses conceptions, évolution déjà bien amorcée dans Socialisme ou Barbarie.

A partir de 1966, ses textes prennent une tournure de plus en plus abstraite et philosophique. La publication à partir de 1974 aux éditions de poche 10/18, sous le bandeau de Socialisme ou Barbarie, de ses seuls écrits politiques parus dans la revue, avec des textes introductifs nouveaux, portent témoignage de l’évolution de Castoriadis sur des questions plus fondamentales que celles traitées dans la présente brochure. De la critique de l’URSS bolchevique et de la théorisation globale des formes capitalistes autour de la notion dirigeants/exécutants, Castoriadis glissa vers une remise en cause du marxisme, du matérialisme et vers l’élaboration de cette théorie de « l’imaginaire social » qui devait lui attirer à la fois les louanges des milieux non marxistes et les fortes critiques des autres.

L’ouvrage de base dans ce domaine reste L’Institution imaginaire de la société, publié en 1975, premier d’une série d’ouvrages ultérieurs approfondissant ce thème : « L’institution est un réseau symbolique, socialement sanctionné, où se combinent en proportions et relations variables une composante fonctionnelle et une composante imaginaire. »

En 1977, il participa notamment avec Lefort (Montal), un ex de Socialisme ou Barbarie, à la revue Libre, qui ne connaîtra que six numéros et dans laquelle il réaffirme ses théories sur le
capitalisme bureaucratique et les luttes qui pourraient s’y dérouler. De plus en plus, Castoriadis rejette la notion de classes sociales pour ne voir qu’une division entre dirigeants et exécutants et prédire une expansion continue du capitalisme : seule peut y mettre fin une révolte de tous ceux qui refusent l’aliénation de leurs pouvoirs créatifs que leur impose le système existant.

Un glissement assez subtil apparut dans cette évolution entre des affirmation constantes d’un changement révolutionnaire basé sur la critique des maux des capitalismes occidentaux, l’identification de plus en plus affirmée de l’identification du marxisme et du communisme aux sociétés de type soviétique russe et l’apologie des « valeurs » des sociétés capitalistes occidentales. Comme l’écrit John Barker dans la nécrologie qu’il lui a consacré (revue Capital and Classes, n° 65, 1998), « son engagement politique direct fut remplacé par sa position dans les sphères académiques nationales et internationales bien qu’il n’y eut pas rupture avec son passé ». L’habileté relevée dans ce débat sur l’organisation se retrouve dans le fait que les positions de Castoriadis dans tous les domaines (et il commit ainsi nombre d’articles de journaux et d’entretiens radiodiffusés ou télévisés sur les sujets les plus divers) pouvaient souvent dire tout et leur contraire.D’un côté il peut vilipender ce que la société capitaliste de consommation fait des individus et de l’autre écrire que « l’idée de Marx que l’on pourrait éliminer marché et monnaie est une utopie incohérente » (Le Monde du 25 avril 1990). D’un côté, il peut affirmer son « modernisme » et ainsi ignorer notamment les penseurs du mouvement des conseils allemands (Pannekoek, Gorter, Rühle, Korsch...) et de l’autre se référer tant aux philosophes grecs qu’à Kant ou à Freud. S’il n’y a pas, affirme-t-il, de « dernière instance » transcendante (Dieu, la Raison...) ou immanente (les « lois de l’Histoire ») aux processus réels par lesquels les hommes organisent leur vie en commun ; on peut se demander d’où sort alors cet « imaginaire » instituant une « source extra-sociale ». Nous ne pouvons que renvoyer à ses œuvres ou aux différentes critiques de celles-ci pour une telle approche philosophico-politique.

L’autre glissement significatif concerne ses positions vis-à-vis de l’URSS : Castoriadis pourra maintenir longtemps la critique de base élaborée comme un des fondements théoriques de Socialisme ou Barbarie, en déclarant notamment encore en 1987 que « parmi les pays industrialisés, la Russie reste le premier candidat à une révolution sociale » (Libération, 10 novembre 1987) tout en affirmant dans le même article que la société russe est « une société dominée par l’apathie et le cynisme » et qu’il y règne, à cette époque de Gorbatchev, « le désarroi et le chaos ». En 1981, la publication du premier tome de l’ouvrage Devant la guerre (il n’y eut jamais de tome 2 et pour cause) soulèvera une polémique sur des prises de position plus ouvertement pro-capitalisme occidental.

Poussant à l’extrême ses théories sur le capitalisme d’Etat russe - forme avancée du capital - Castoriadis voyait dans l’URSS une société totalement militarisée en passe de surpasser les Etats-Unis dans la course aux armements et en concluait implicitement à la nécessité de soutenir la politique militaire des Etats-Unis. Cette défense de l’Occident démocratique, en raison de ce qu’il affirmait de sa possibilité d’auto-transformation (théorie reprise en 1993 par rapport à d’autres religions ou totalitarismes par l’affirmation des « spécificités de la civilisation occidentale ») avait déjà été clairement posée dans un article de Vuelta de juin 1983, traduit dans Partisan Review en 1984 sous le titre « Défendons l’Ouest », et précédemment dans une version plus courte dans Le Monde. Castoriadis pouvait même écrire dans ce même article, identifiant encore plus l’Occident aux Etats-Unis, que « les régimes d’Afrique dépendent beaucoup plus, pour leur survie, de Paris, que les régimes sud-américains ne dépendent de Washington ».

D’une certaine façon, Castoriadis peut être considéré comme ayant contribué à la propagation de l’idéologie antimarxiste qui s’est développée depuis les années 1970 particulièrement dans les milieux académiques, en France et dans beaucoup d’autres pays.

BIBLIOGRAPHIE

Dans la collection de poche 10/18

- La Société bureaucratique (1973) : t. 1, Les Rapports de production en Russie ; t. 2, La Révolution contre la bureaucratie

- L’expérience du mouvement ouvrier (1974) : t. 1, Comment lutter ; t. 2, Prolétariat et organisation

- Capitalisme moderne et Révolution (1979) : t. 1, L’Impérialisme et la guerre ; t. 2, Le Mouvement révolutionnaire sous le capitalisme moderne

- Le Contenu du socialisme (1979)

- La Société française (1979)

Aux Editions du Seuil

- L’Institution imaginaire de la société (1975)

- Les Carrefours du labyrinthe, I (1978)

- De l’écologie à l’autonomie (1981) avec Daniel Cohn-Bendit

- Les Carrefours du labyrinthe :

II. Domaines de l’homme (1986)

III. Le Monde morcelé (1990)

IV. La Montée de l’insignifiance (1996)

V. Fait et à faire (1997)

VI. Figures du pensable (1999)

- Sur la politique de Platon (1999)

Aux Editions Fayard

- Mai 1968 : la Brèche (1968) avec C. Lefort et E. Morin (rééd. Complexe)

- Devant la guerre : t. 1, Les Réalités (1981) (il n’y a pas de tome 2)

Aux Editions de l’Aube

- Post-scriptum sur l’insignifiance, entretiens avec Daniel Mermet (1998)

- Dialogue (1999)

(Il est impossible de citer les articles de ou sur Castoriadis en français et en anglais ou de donner une bibliographie en anglais - notamment des brochures spécifiques du groupe anglais Solidarity, proche de Socialisme ou Barbarie, ou des traductions des ouvrages sus-mentionnés.)

ANTON PANNEKOEK (1873-1960)

Né dans un village de la province de Gueldre en Hollande, Anton Pannekoek poursuit des études de mathématiques et d’astronomie à l’université de Leyde et obtient le titre de docteur en astronomie en 1902. Venu très jeune au marxisme, il adhère en 1901 au jeune Parti ouvrier social-démocrate de Hollande. Marxiste et révolutionnaire convaincu, il combat le réformisme des dirigeants socialistes et, dans son propre parti, est membre de la fraction de gauche qui prône, dans son journal De Tribune (d’où le nom de tribunistes donné à la gauche hollandaise), une agitation et une propagande intensives et une attitude de contestation systématique au Parlement. Lorsque les tribunistes quittent le parti, en 1909, pour fonder le petit Parti social-démocrate, Pannekoek les approuve. Mais, après avoir travaillé à l’Observatoire de Leyde (jusqu’en 1906), il part avec sa famille en Allemagne à Berlin où le Parti socialiste et les syndicats l’invitent à enseigner l’histoire du matérialisme et des théories sociales.

Expulsé par la police prussienne, il s’établit à Brême, ville libre, l’un des bastions de la gauche du Parti social-démocrate, où il vit comme journaliste et conférencier itinérant en Allemagne et en Europe de l’Est. Il écrit, notamment, Les Divergences tactiques au sein du mouvement ouvrier, ouvrage dans lequel il montre que les grandes tendances du mouvement ouvrier - révisionnisme, réformisme, opportunisme, anarchisme - ne relèvent pas des particularités nationales mais sont bien plus des courants internationaux correspondant aux tendances générales de l’évolution du capitalisme.

De 1910 à 1914, il collabore régulièrement à la Bremer Bürger Zeitung, journal de l’organisation socialiste de Brême. Il y exprime ses désaccords avec Rosa Luxemburg, en particulier sur son ouvrage L’Accumulation du capital (1913). Mais c’est surtout avec Kautsky qu’il polémique dans les années qui précèdent la guerre. Rejoignant la gauche de l’Internationale (Lénine, Luxemburg), il montre que, par-delà l’habillage idéologique, l’opposition de la social-démocratie signifie qu’elle accepte en réalité l’ordre établi comme fondement immuable et qu’elle s’efforce d’obtenir le plus possible pour la classe ouvrière dans ce cadre.

Au cours de l’été 1914, Pannekoek, en vacances en Hollande, se trouve contraint de rester dans ce pays pendant toute la guerre. Le ralliement, en août 1914, des directions socialistes à la politique d’union sacrée ne peut donc surprendre Pannekoek, et c’est tout naturellement qu’avec les tribunistes hollandais il rejoint la gauche révolutionnaire qui se constitue à Zimmerwald. Dans cette période, il est en 1916 codirecteur, avec H. Roland-Holst, de l’organe de la gauche socialiste zimmerwaldienne, Vorbote, publication à laquelle collaborent aussi Lénine et Zinoviev ; il publie aussi « Révolution mondiale et tactique communiste » dans la revue Kommunismus de Georg Lukacs. En Hollande, il reprend un poste d’enseignement des mathématiques ; tout en menant de front activités scientifiques et politiques, il est reçu en 1916 à l’agrégation d’histoire de l’astronomie et est proposé, en 1918, comme directeur de l’Observatoire de Leyde ; sa nomination est refusée par le ministère.

La révolution et l’apparition des soviets en Russie d’abord, en Hongrie, en Italie et en Allemagne ensuite, apportent à Pannekoek la solution au problème que lui pose l’échec des organisations ouvrières traditionnelles, partis politiques et syndicats. Enthousiasmé par la révolution soviétique, il adhère au nouveau Parti communiste hollandais et tente de tirer les leçons de l’expérience des conseils ouvriers que fait l’Europe occidentale dans Révolution mondiale et tactique communiste (1919). Puisque le parti s’est montré objectivement contre-révolutionnaire dans les pays capitalistes développés, seule la classe ouvrière organisée en conseils peut exercer la dictature émancipatrice ; toute l’activité des révolutionnaires doit tendre vers ce but et donc repousser tout compromis avec d’autres forces politiques, notamment tout retour au parlementarisme. Il faut sortir des syndicats et des partis qui prétendent organiser la lutte par en haut. Ces positions ultra-gauches sont violemment critiquées par Lénine dans La Maladie infantile du communisme : le gauchisme (1920). Pannekoek, dont Lénine admirait la rigueur, est accusé de s’être « empêtré lui-même », d’avoir « perdu la tête » : « Nier la nécessité du parti et de la discipline du parti [...] équivaut à désarmer entièrement le prolétariat au profit de la bourgeoisie. »

Battue au sein de l’Internationale communiste et surtout victime du reflux de la vague révolutionnaire, la tendance ultra-gauche disparaît peu à peu comme force politique ; mais Pannekoek, s’il prend ses distances avec l’activité politique directe, n’en continue pas moins son œuvre de publiciste et de théoricien. L’évolution du régime en URSS, l’apparition du stalinisme et du phénomène bureaucratique le conduisent à analyser la révolution de 1917 comme la dernière des révolutions bourgeoises ; celle-ci apparaît à l’analyse sous la forme d’un capitalisme d’État, dont le Parti bolchevique et ses dirigeants ont été, malgré leur volonté révolutionnaire, les accoucheurs. Poussant plus avant sa pensée, Pannekoek, dans Lénine philosophe (1938), soutient qu’en distinguant les dirigeants, dépositaires du « savoir » révolutionnaire, et les masses, qui ne sont que de simples exécutants, Lénine fait preuve de matérialisme bourgeois.

Ayant été nommé en 1925 chargé de cours d’astronomie à l’université d’Amsterdam, puis élu à l’Académie des sciences, Pannekoek se retire de l’enseignement en 1943 et se consacre à la rédaction de son principal ouvrage théorique, Les Conseils ouvriers, publié en 1946 en Hollande et ensuite en anglais en Australie par le groupe communiste de conseils Southern Advocate for Workers’Councils (qui traduisit aussi les Cinq Thèses sur la lutte de classe puis, en 1948, Lénine philosophe).

Il meurt relativement ignoré, sauf en Hollande, et sauf des groupes communistes de conseils ; c’est Mai 1968 qui actualise, en France, les thèmes développés dans son œuvre et tire celle-ci de l’oubli où elle semblait avoir sombré.

Pour une une biographie plus complète de Pannekoek, on peut se reporter aux Conseils ouvriers, à l’« Esquisse d’une biographie d’Anton Pannekoek » parue dans l’édition Spartacus des Conseils ouvriers (tome1, p 23 et s.), au texte de Paul Mattick Anton Pannekoek (1873-1960) traduit dans le même volume que Lénine Philosophe (éd. Spartacus, p 5) et à l’étude plus étendue de Serge Bricianer dans Pannekoek et les conseils ouvriers (éd. EDI, 1969).

BIBLIOGRAPHIE

Textes de Pannekoek disponibles en français

- « Le matérialisme historique », dans Cahiers du communisme de conseils, n° 1, octobre 1968.

- Anthologie, dans Serge Bricianier, Pannekoek et les conseils ouvriers, EDI, 1969.

- « Le développement de la révolution mondiale et la tactique du communisme », dans Invariance n° 7, juillet-septembre 1969.

- (J. Harper) Lénine philosophe, Cahiers Spartacus, n° B 34, juin 1970.

- « Correspondance entre A. Pannekoek et Chaulieu » (Castoriadis), dans Cahiers du communisme de conseils, n° 8, mai 1971.

- « Situation et signification de l’œuvre philosophique de Josef Dietzgen », préface à Josef Dietzgen, L’Essence du travail
intellectuel humain,
éd. Champ libre, 1973.

- « Le syndicalisme » ; « Les conseils ouvriers » ; « Au sujet du parti communiste », dans : Korsch-Mattick-Pannekoek-Rühle-Wagner, La Contre-révolution bureaucratique, éd. 10/18, 1973.

- « La théorie de l’écroulement du capitalisme », dans : Denis Authier et Jean Barrot, La Gauche communiste en Allemagne 1918-1921, Payot, 1976.

- « Lutte de classe et nation », dans : Josef Strasser/Anton Pannekoek, Nation et lutte de classe, (en couverture de cet ouvrage, une coquille a remplacé « Josef » par « Otto ») éd. 10/18, 1977.

- « Cinq thèses sur la lutte de classe », dans Spartacus (revue) n° R 12, décembre 1978. [Voir aussi : « La grève généralisée en France », supplément à ICO n° 72, juin-juillet 1968.]

- « Une vie militante. Adieu à Herman Gorter » et « La
politique de Gorter », dans : Herman Gorter, Réponse à Lénine, Cahiers Spartacus n° B 109, juillet-août 1979.

- Les Conseils ouvriers, Cahiers Spartacus n° B 114 (tome I), janvier-mars 1982, et n° B 119 (tome II), octobre-novembre 1982 [réédition de l’édition Bélibaste, 1974].

- (J. Harper) Anton Pannekoek:Remarques générales sur la question de l’organisation éd. Vlam (Canada), s. d. [Réédition de « Principes d’organisation », article traduit dans l’anthologie de Serge Bricianer, 1969.]

- Anton Pannekoek:Le Syndicalisme, ADEL, s. d. [Réédition du texte publié dans l’édition 10/18, 1973.]

- « Action de masse et révolution » et « Théorie marxiste et tactique révolutionnaire », dans Kautsky, Luxemburg, Pannekoek, Socialisme, la voie occidentale, PUF, 1983.

- Démocratie, fascisme, national-socialisme, éd. Acratie, 1998. [Il ’agit en fait d’une réédition des chapitres VI, VII et VIII du livre Les Conseils ouvriers, ce qui n’est pas signalé dans cette édition en reprint (donc non corrigée) de l’édition Bélibaste.

- Pourquoi les mouvements révolutionnaires du passé ont fait faillite suivi de Grèves et de Parti et classe. Précédé de Le Groupe des communistes internationalistes en Hollande, 1934-1939 souvenirs personnels de Cajo Brendel, Echanges et Mouvement, 1999.

- PANNEKOEK : « L’acte personnel » ; « La destruction comme moyen de lutte », Echanges n° 90 (printemps-été 1999).

- Révolution mondiale .


FIN