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Castoriadis-Pannekoek

Premiers contacts

mardi 15 mai 2007

Suite de Préliminaires

Il était normal, dans des débuts difficiles - une scission d’un groupe politique n’étant jamais chose facile et même parfois pénible - que Socialisme ou Barbarie (3) recherche des contacts avec d’autres groupes paraissant proches politiquement : il pouvait espérer sinon s’agrandir, du moins y trouver l’occasion dans des débats d’affirmer ou d’affiner ses positions.

Il n’est pas possible de savoir avec précision ce qui conduisit le groupe à entrer en contact avec le groupe communiste de conseils hollandais Spartacus, ni comment ces contacts s’établirent, mais il est certain qu’un membre de Socialisme ou Barbarie assista à un congrès du groupe hollandais. D’autres contacts tant personnels que politiques se nouèrent et, dans le premier semestre de 1953, un membre de Spartacus, Cajo Brendel, vint à Paris pour renforcer ces liens. Il retourna en Hollande avec un exemplaire de chacun des numéros déjà parus de la revue Socialisme ou Barbarie (certainement de 1 à 11) avec pour mission de les transmettre à Anton Pannekoek, théoricien du communisme de conseils. Pannekoek, bien que très proche du groupe Spartacus, n’en était pas membre, mais était en contact fréquent avec plusieurs de ses membres, dont Cajo Brendel. Il est évident que, par une telle démarche, Socialisme ou Barbarie espérait nouer des contacts directs avec Pannekoek.

Cajo Brendel transmit effectivement cette production de Socialisme ou Barbarie à Pannekoek. Lequel dans une lettre du 30 octobre 1953 faisait part à Cajo Brendel de ses premières impressions (lettre traduite du hollandais par Cajo Brendel) :

« ...Les numéros de Socialisme ou Barbarie que vous m’avez rapportés de Paris m’ont procuré bien du plaisir. J’y ai trouvé un certain nombre de textes excellents. Ce fut une grande satisfaction de voir assez clairement qu’ils ne sont pas très loin de nos propres positions. Il me semble qu’au cours des dernières années ils ont avancé pas à pas dans notre direction. Dans le premier article écrit en 1948, Chaulieu parle encore de “parti révolutionnaire”. Pourtant, dans le dernier numéro de la revue, il insiste plus sur la “gestion de la production” par les travailleurs eux-mêmes. Il n’utilise pas l’expression “conseils ouvriers” mais il parle “d’organismes soviétiques” et je pense que par ces mots, il désigne la même chose. D’une lettre de Schonberg (4), il y a quelques années, je sais qu’ils ont eu des discussions et que sur beaucoup de points se sont dégagées des opinions similaires. Pourtant, il y a des divergences. Ils ne sont pas libérés du virus bolchevique inoculé par Trotsky. Le virus de l’avant-gardisme du parti révolutionnaire qui doit faire la révolution. Sur ce point, nous, en Hollande sommes bien en avant parce que nous avons compris que les travailleurs, dans la lutte pour le pouvoir, doivent être autonomes, être leurs propres patrons et chercher leur propre chemin. Nous pensons aussi que dans cette lutte, les organismes de gestion doivent être et seront créés par les travailleurs et que ces organisations seront les conseils ouvriers avec cette première fonction et qu’ils croîtront en même temps.

 » Je ne trouve nullement cette opinion dans leurs publications. Peut-être pas encore. Ils pensent que la révolution prolétarienne est une seule et unique action et qu’après [souligné par Pannekoek, NDE] cela les travailleurs commenceront à bâtir une économie communiste. D’après eux, de cela, seul le parti a la pleine compréhension. Selon eux, c’est la tâche à
laquelle on doit se préparer en faisant des plans sérieux et que l’on doit aussi discuter très sérieusement... Peuvent-ils lire l’anglais ou l’allemand ? Je pose la question parce que je puis m’exprimer bien mieux en anglais qu’en français... »

La première lettre de Pannekoek

Il nous faut suivre maintenant l’ordre chronologique de la correspondance qui débute alors. Nous avons préféré laisser de côté les commentaires qui apparaîtront ultérieurement pour n’évoquer que cet échange d’alors et ce qui en transparaît dans les réunions de Socialisme ou Barbarie ou les commentaires de la revue.
Peu de temps après cette lettre à Cajo Brendel, Pannekoek écrit à Socialisme ou Barbarie, plus spécifiquement à Chaulieu (Castoriadis). Cette lettre est publiée dans le n° 14 de la revue et est accompagnée de la présentation suivante :

« Nous avons reçu du camarade Anton Pannekoek la lettre que nous publions ci-dessous avec la réponse du camarade Chaulieu. Il est, certes, superflu de rappeler à nos lecteurs la longue et féconde activité de militant et de théoricien de A. Pannekoek, sa lutte contre l’opportunisme au sein de la IIe Internationale déjà avant 1914, l’attitude résolument internationaliste que le groupe animé par lui et Gorter a eu en 1914-1918, sa critique du centralisme bureaucratique naissant du parti bolchevik dès 1919-1920 (qui n’est connue en France que par la réponse de Lénine dans La Maladie infantile du communisme ; la Réponse à Lénine de Gorter (5) a été également publiée en français). Nous espérons pouvoir publier bientôt, dans cette revue, des extraits de son ouvrage Les Conseils ouvriers, publié en anglais après la guerre » (6).

Voici le contenu de cette lettre datée du 8 novembre 1953 (7) :

« Je vous remercie beaucoup pour la série des 11 numéros de Socialisme ou Barbarie que vous avez donnés, pour moi, au camarade B... Je les ai lus (bien que non encore terminés) avec un extrême intérêt, à cause de la grande concordance de vues qu’ils révèlent entre nous. Vous avez probablement fait la même constatation à la lecture de mon livre Les Conseils ouvriers. Il me parut pendant de longues années que le petit nombre de socialistes qui développaient ces idées n’avait pas augmenté ; le livre fut ignoré et passé sous silence par ]a totalité de la presse socialiste (sauf, récemment, dans le Socialist Leader de l’ILP) (8). Je fus donc heureux de faire la connaissance d’un groupe qui en était venu aux mêmes idées par une voie indépendante. La domination complète des travailleurs sur leur travail, que vous exprimez en disant : “Les producteurs organisent eux-mêmes la gestion de la production”, je l’ai décrite moi-même dans les chapitres sur “L’organisation des ateliers” et “L’organisation sociale”. Les organismes dont les ouvriers ont besoin pour délibérer, formés d’assemblées de délégués, que vous appelez “organismes soviétiques”, sont les mêmes que ceux que nous appelons “conseils ouvriers”, “Arbeiterräte”, “Workers’ councils”.

 » Il y a bien sûr des différences ; j’en traiterai, en considérant cela comme un essai de contribution à la discussion dans votre revue. Alors que vous restreignez l’activité de ces organismes à l’organisation du travail dans les usines après la prise du pouvoir social par les travailleurs, nous les considérons comme devant être également les organismes au moyen desquels les ouvriers conquerront ce pouvoir. Pour conquérir le pouvoir nous n’avons que faire d’un “parti révolutionnaire” prenant la direction de la révolution prolétarienne. Ce “parti révolutionnaire” est un concept trotskiste qui trouva une adhésion (depuis 1930) parmi les nombreux ex-partisans du PC (9). déçus par la pratique de celui-ci. Notre opposition et notre critique remontaient déjà aux premières années de la Révolution russe et étaient dirigés contre Lénine et suscitées par son tournant vers l’opportunisme politique. Ainsi nous restâmes hors des voies du trotskisme ; nous ne fûmes jamais sous son influence ; nous considérâmes Trotsky comme le plus habile porte-parole du bolchevisme, qui aurait dû être le successeur de Lénine. Mais, après avoir reconnu en la Russie un capitalisme d’Etat naissant, notre attention alla principalement vers le monde occidental du grand capital, où les travailleurs auront à transformer le
capitalisme le plus hautement développé en un communisme réel (au sens littéral du terme). Trotsky, par sa ferveur révolutionnaire, captiva tous les dissidents que le stalinisme avait jetés hors du PC et, en leur inoculant le virus bolchevique, les rendit presque incapables de comprendre les nouvelles grandes tâches de la révolution prolétarienne.

 » Parce que la révolution russe et ses idées ont encore une influence tellement puissante sur les esprits, il est nécessaire de pénétrer plus profondément son caractère fondamental. Il s’agissait, en peu de mots, de la dernière révolution bourgeoise, mais qui fut l’œuvre de la classe ouvrière. Révolution bourgeoise (10) signifie une révolution qui détruit le féodalisme et ouvre la voie à l’industrialisation avec toutes les conséquences sociales que celle-ci implique. La révolution russe est donc dans la ligne de la révolution anglaise de 1647 et de la révolution française de 1789 avec ses suites de 1830, 1848, 1871. Au cours de toutes ces révolutions, les artisans, les paysans et les ouvriers ont fourni la puissance massive nécessaire pour détruire l’ancien régime ; ensuite, les comités et les partis des hommes politiques représentant les riches couches qui constituaient la future classe dominante, vinrent au premier plan et s’emparèrent du pouvoir gouvernemental. C’était l’issue naturelle parce que la classe ouvrière n’était pas encore mûre pour se gouverner elle-même ; la nouvelle société était aussi une société de classes où les travailleurs étaient exploités ; une telle classe dominante a besoin d’un gouvernement composé d’une minorité de fonctionnaires et d’hommes politiques. La révolution russe, à une époque plus récente, sembla être une révolution prolétarienne, les ouvriers en étant les auteurs par leurs grèves et leurs actions de masse. Ensuite, cependant, le parti bolchevique réussit peu à peu à s’approprier le pouvoir (la classe travailleuse était une petite minorité parmi la population paysanne) ; ainsi, le caractère bourgeois (au sens large) de la révolution russe devint dominant et prit la forme du capitalisme d’Etat. Depuis, pour ce qui est de son influence idéologique et spirituelle dans le monde, la révolution russe devint l’opposé exact de la révolution prolétarienne qui doit libérer les ouvriers et les rendre maîtres de l’appareil de production.

 » Pour nous, la tradition glorieuse de la révolution russe consiste en ce que, dans ses premières explosions de 1905 et 1917, elle a été la première à développer et montrer aux travailleurs du monde entier la forme organisationnelle de leur action révolutionnaire autonome, les soviets. De cette expérience, confirmée plus tard à une moindre échelle en Allemagne, nous avons tiré nos idées sur les formes d’action de masse qui sont propres à la classe ouvrière et qu’elle devra appliquer pour sa propre libération.

 » Exactement à l’opposé, nous voyons les traditions, les idées et les méthodes issues de la révolution russe lorsque le PC s’est emparé du pouvoir. Ces idées, qui servent uniquement d’obstacles à une action prolétarienne correcte, constituèrent l’essence et la base de la propagande de Trotsky.

 » Notre conclusion est que les formes d’organisation du pouvoir autonome, exprimées par les termes “soviets” ou “Conseils ouvriers”, doivent aussi bien servir à la conquête du pouvoir qu’à la direction du travail productif après cette conquête. D’abord, parce que le pouvoir des travailleurs sur la société ne peut être obtenu d’une autre manière, par exemple par ce qu’on appelle un parti révolutionnaire. Deuxièmement, parce que ces soviets, qui seront plus tard nécessaires à la production, ne peuvent se former qu’à travers la lutte de classe pour la conquête du pouvoir.

 » Il me semble que dans ce concept le “nœud de contradiction” du problème de la “direction révolutionnaire” disparaît. Car la source des contradictions est l’impossibilité d’harmoniser le pouvoir et la liberté d’une classe gouvernant sa propre destinée, avec l’exigence qu’elle obéisse à une direction formée par un petit groupe ou parti. Mais pouvons-nous maintenir une telle exigence ? Elle contredit carrément l’idée de Marx la plus citée, à savoir que la libération des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. De plus, la révolution prolétarienne ne peut être comparée à une rébellion unique ou à une campagne militaire dirigée par un commandement central, et même pas à une période de luttes semblable par exemple à la grande Révolution française, qui ne fut elle-même qu’un épisode dans l’ascension de la bourgeoisie au pouvoir. La révolution prolétarienne est beaucoup plus vaste et profonde ; elle est l’accession des masses du peuple à la conscience de leur existence et de leur caractère. Elle ne sera pas une convulsion unique ; elle formera le contenu d’une entière période dans l’histoire de l’humanité, pendant laquelle la classe ouvrière aura à découvrir et à réaliser ses propres facultés et son potentiel, comme aussi ses propres buts et méthodes de lutte. J’ai tâché d’élaborer certains des aspects de cette révolution dans mon livre Les Conseils ouvriers, dans le chapitre intitulé “La révolution ouvrière”. Bien sûr, tout ceci ne fournit qu’un schéma abstrait, que l’on peut utiliser pour mettre en avant les diverses forces en action et leurs relations.

 » Maintenant, il se peut que vous demandiez : mais alors, dans le cadre de cette orientation, à quoi sert un parti ou un groupe, et quelles sont ses tâches ? Nous pouvons être sûrs que notre groupe ne parviendra pas à commander les masses laborieuses dans leur action révolutionnaire ; à côté de nous il y a une demi-douzaine et plus d’autres groupes ou partis, qui s’appellent révolutionnaires mais qui tous diffèrent dans leur programme et dans leurs idées ; et, comparés au grand parti socialiste, ce ne sont que des lilliputiens. Dans le cadre de la discussion contenue dans le n° 10 de votre revue, il a été, avec raison, affirmé que notre tâche est principalement une tâche théorique : trouver et indiquer, par l’étude et la discussion, le meilleur chemin d’action pour la classe ouvrière. L’éducation basée là-dessus, cependant, ne doit pas avoir lieu à l’intention seulement des membres du groupe ou du parti, mais des masses de la classe ouvrière. Ce sont elles qui auront à décider, dans leurs meetings d’usine et leurs Conseils, de la meilleure manière d’agir. Mais, pour qu’elles se décident de la meilleure manière possible, elles doivent être éclairées par des avis bien considérés et venant du plus grand nombre de côtés possible. Par conséquent, un groupe qui proclame que l’action autonome de la classe ouvrière est la force principale de la révolution socialiste considérera que sa tâche primordiale est d’aller parler aux ouvriers ; par exemple par le moyen de tracts populaires qui éclairciront les idées des ouvriers en expliquant les changements importants dans la société, et la nécessité d’une direction des ouvriers par eux-mêmes dans toutes leurs actions comme aussi dans le travail productif futur.

 » Vous avez là quelques-unes des réflexions que m’a suscitées la lecture des discussions hautement intéressantes publiées dans votre revue. De plus, je dois dire combien j’ai été satisfait des articles sur “L’ouvrier américain”, qui clarifient une grande partie de l’énigmatique problème de cette classe ouvrière sans socialisme ; et de l’article instructif sur la classe ouvrière en Allemagne orientale. J’espère que votre groupe aura la possibilité de publier encore d’autres numéros de sa revue.

 » Vous m’excuserez d’avoir écrit cette lettre en anglais ; il m’est difficile de m’exprimer en français d’une façon satisfaisante. »

Notes

(3) Il apparaît certain qu’en quittant le Parti communiste internationaliste (PCI), la tendance Chaulieu-Montal espérait entraîner une partie des adhérents du parti, voire rallier des sympathisants. Des contacts individuels ou de groupe à groupe se prolongèrent pendant des années (voir à ce sujet le livre de Philippe Gottraux : Socialisme ou Barbarie, un engagement politique et intellectuel dans la France de l’après-guerre, éd. Payot-Lausanne, 1997). Les contacts individuels se prolongèrent pendant des années (notamment par l’intermédiaire de Philippe Guillaume) . Un nombre non négligeable de ceux qui avaient quitté avec la tendance abandonnèrent dans les années qui suivirent toute activité politique. Parallèlement, d’autres contacts visèrent à rallier tout ou partie de groupes relativement proches (bordiguistes, Mouvement international des auberges de jeunesse [MIAJ], Parti socialiste unifié [PSU]...) Les réunions publiques visaient plus particulièrement ces militants dans l’espoir de discussions ultérieures et d’adhésion. Avant 1958, le seul succès notable de ces entreprises fut l’entrée d’une bonne partie de la fraction française bordiguiste dans Socialisme ou Barbarie.

(4) Schonberg fut plus connu, sous le pseudonyme de Laroche, par ses activités dans l’Union communiste
de Chazé (Davoust) avant 1939. Contraint à la clandestinité pendant la guerre, il avait renoué,
en 1945, les contacts
qu’il avait pris
auparavant, notamment avec Canne-Meijer ; il participa au groupe formé par Marc Chirik et donna la première version française de Lénine philosophe de Pannekoek. Par crainte d’une nouvelle guerre et d’une invasion russe, il émigra avec sa femme et son fils au Pérou au début des années 50. Sa fille Rina est l’épouse de Daniel Saint-James et tous deux maintinrent les contacts avec les communistes de conseils hollandais.

(5) Gorter. Le plus simple pour se familiariser avec ce militant communiste de conseils hollandais (1864-1927), compagnon de route de Pannekoek et connu en France par sa Réponse à Lénine, traduite et publiée dans les années 1920, est de se reporter à l’édition de cette lettre chez Spartacus (1979) qui est assortie d’une biographie par Pannekoek et d’une introduction et de notes détaillées de Serge. Bricianer.

(6) Les Conseils ouvriers est disponible à Echanges en anglais (fac-similé de l’édition australienne de 1948) et en français dans la traduction collective faite par ICO en 1974 (Bélibaste) et reprise par Spartacus en deux volumes (1982).

(7) Le texte donné ici est celui publié pour la première fois dans Socialisme ou Barbarie n° 14 et reproduit dans toutes les publications ultérieures.

(8) ILP (Indépendant Labour Party) : un des groupes qui, avant 1914 contribuèrent à la formation du Labour Party, mais devait rester à son aile gauche. Cette formation eut une grande influence, autour de la guerre de 1914, sur le mouvement écossais des shop-stewards, qui par certains caractères s’apparente au mouvement des conseils ouvriers. L’ILP fut marginalisé entre les deux guerres, en même temps que le Labour devenait un parti de gouvernement, par la concurrence du Parti communiste britannique. Ce n’est donc pas un hasard si l’organe de l’ILP, Socialist Leader, s’intéressa à l’ouvrage de Pannekoek sur les conseils ouvriers. Pour la période la plus active de ce parti, voir The ILP on Clydeside, 1893-1932, from foundation to desintegration (collectif, en anglais).

(9) PC -Parti communiste. La réflexion de Pannekoek ne concerne pas seulement le parti communiste hollandais mais l’ensemble des partis communistes inféodés à Moscou et à la IIIe Internationale.

(10) La note suivante est incluse dans le texte d’origine publié par Socialisme ou Barbarie, qui précise : « Révolution des classes moyennes (middle class revolution) dans le sens anglais
de “classe moyenne”, c’est-à-dire de bourgeoisie. » Cette traduction inexacte appellera une mise au point de Pannekoek dans sa réponse du 15 juin 1954 citée dans le présent travail.

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Lire la brochure « Correspondance Chaulieu (Castoriadis)- Pannekoek - 1953-1954 » :

Préliminaires

Première réponse de Chaulieu (Castoriadis)

Deuxième lettre de Pannekoek

Un silence difficile à expliquer ?

6 et 7. « Encore sur la question du parti » (I et II)

Les voiles commencent à se lever

Mise au point

article 933

Le rejet par S ou B du courant communiste de conseils

Castoriadis et la question de l’organisation révolutionnaire

Castoriadis-Pannekoek : 12. biographies, bibliographies