Accueil du site > Echanges et mouvements > Europe : France, Espagne, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Russie, Roumanie,hellip; > République tchéque > Investissements en République tchèque : progrès ou déclin ?

Investissements en République tchèque : progrès ou déclin ?

publié le mardi 24 avril 2007

Enregistrer au format PDF

Cet article, rédigé par un groupe tchèque en contact avec le collectif allemand Wildcat, est paru en allemand dans le n° 70 (été 2004) de la revue Wildcat, dans un dossier sur les délocalisations et les luttes de classes dans les pays de l’Europe de l’Est.

Il est paru dans Echanges 111 (hiver 2004-2005).

La muta­tion qui s’est faite en Tchécoslovaquie après 1989 [puis, après la par­ti­tion de 1993, en répub­lique tchèque, NDE] vers un capi­ta­lisme de marché a été mar­quée prin­ci­pa­le­ment par les luttes inter­nes à la classe diri­geante et le tour pris par ce chan­ge­ment. Emmenée par l’ancien pré­sident Vaclav Klaus, une frac­tion de la bour­geoi­sie tchèque s’est imposée dans cette lutte pour le pou­voir dès 1990. C’est lui qui, en tant que chef de l’ODS (Parti civi­que démoc­ra­tique) a appuyé ce que l’on a appelé la « voie tchèque » dans les pri­va­ti­sa­tions. Il s’agis­sait prin­ci­pa­le­ment de donner la prio­rité aux inves­tis­seurs locaux, pour la plu­part mem­bres de la nomenk­la­tura du parti sous le régime pré­cédent. Tous ces gens-là étaient plus intéressés à accroître leur butin qu’à aug­men­ter la valeur pro­duc­tive du capi­tal, et ont amassé, grâce aux « cou­pons de pri­va­ti­sa­tion », des biens énormes, transférés ensuite sur des comp­tes en banque à l’étr­anger.

Les pre­miers inves­tis­se­ments étr­angers nota­bles n’ont eu lieu qu’en 1995, lors­que le gou­ver­ne­ment a vendu 27 % du mono­pole SPT Telecom au consor­tium néerl­ando-suisse Tel-Source. Cependant, ce pre­mier inves­tis­se­ment étr­anger impor­tant n’avait pas tant pour effet de trans­for­mer la pro­duc­tion elle-même que de s’empa­rer de struc­tu­res et de capa­cités de pro­duc­tion préex­ist­antes. On ne par­lait pas encore d’inves­tis­se­ments dans la cons­truc­tion d’usines nou­vel­les. La prise de par­ti­ci­pa­tion de Volkswagen dans l’usine Skoda Mlada Boleslaw en 1991 se prés­entait à peu près sous cette forme ; de même que la main­mise de Philip Morris sur l’indus­trie du tabac tchèque, les inves­tis­se­ments du trust alle­mand de l’énergie E.ON dans la cons­truc­tion de cen­tra­les élect­riques en Bohême du sud, et, sur­tout la prise de par­ti­ci­pa­tion du trust gazier RWE dans le mono­pole tchèque Transgas en 2002, le plus gros inves­tis­se­ment alle­mand.

On pour­rait citer d’autres pla­ce­ments du même genre, par exem­ple la prise de contrôle par le capi­tal étr­anger du système ban­caire tchèque défi­ni­ti­vement au tapis après une série de ban­que­rou­tes en 1990.

Le véri­table boom des inves­tis­se­ments directs étr­angers en République tchèque a com­mencé en 1999, un an après la vic­toire élec­to­rale des sociaux-démoc­rates (CSSD). Le nou­veau régime avait mis en place de nom­breux avan­ta­ges et inci­ta­tions afin d’atti­rer de nou­veaux inves­tis­seurs. Les entre­pri­ses de for­ma­tion réc­ente ou celles qui inves­tis­saient dans des régions à fort taux de chômage obte­naient une déro­gation d’impôts de dix ans, des prix pour l’achat du ter­rain en des­sous de sa valeur et des sub­ven­tions pour la cons­truc­tion des infra­struc­tu­res.

Le volume d’argent entrant en République tchèque gonfla en conséqu­ence ; de 2,64 mil­liards de dol­lars en 1998, il dou­blait pres­que l’année d’après. Et attei­gnait son point le plus haut, avec plus de 9 mil­liards de dol­lars, en 2002. Entre 1999 et 2001, les inves­tis­se­ments étr­angers comp­taient pour 10 % du pro­duit natio­nal brut tchèque. A ce moment-là, les trusts inter­na­tio­naux concen­trèrent leurs efforts dans la cons­truc­tion d’usines et de capa­cités de pro­duc­tion nou­vel­les. Ce sont prin­ci­pa­le­ment les indus­tries auto­mo­bile et élect­ro­nique qui ont bâti de nou­vel­les usines ; pres­que la moitié des capi­ta­lis­tes étr­angers ont placé leur argent dans l’auto­mo­bile, et 20 % d’entre eux dans l’élect­ro­nique. La plu­part de ces gran­des entre­pri­ses pro­ve­naient de l’Union europé­enne, dont un quart d’entre elles de la seule Allemagne. Sans comp­ter un nombre crois­sant d’entre­pri­ses asia­ti­ques qui inves­ti­rent en République tchèque dans le but d’accéder plus faci­le­ment au marché européen après l’entrée du pays dans l’Union europé­enne.

En 2003, sur­vint une hausse des inves­tis­se­ments dans le domaine des ser­vi­ces straté­giques. Cette année-là, l’entre­prise de logis­ti­que DHL, qui entre-temps était deve­nue une filiale de la poste alle­mande, entre­pre­nait la cons­truc­tion à Prague d’un centre européen de pres­ta­tions de ser­vi­ces et de tech­no­lo­gies de l’infor­ma­tion. D’autres entre­pri­ses de logis­ti­que, telles Air France, sui­vi­rent avec de lourds inves­tis­se­ments. Nous voyons la même ten­dance en Slovaquie, où un centre logis­ti­que pour l’Europe cen­trale a été mis en place à la suite d’inves­tis­se­ments impor­tants de Volkswagen, Peugeot, Hyundai/KIA et de l’entre­prise d’élect­ro­nique Samsung. Ces inves­tis­se­ments dans des cen­tres d’expan­sion et les ser­vi­ces straté­giques sont tou­te­fois restés confinés à Prague et Brno.

Les limi­tes de ce mou­ve­ment ascen­dant des inves­tis­se­ments lourds en République tchèque se firent rapi­de­ment jour. On enre­gis­trait, cette même année 2003, une baisse dras­ti­que du total des inves­tis­se­ments qui attei­gnait son plus bas niveau depuis 1997. Le bureau des sta­tis­ti­ques tchèque devait lui-même reconnaître que « les records mon­diaux en termes d’inves­tis­se­ments directs étr­angers détenu par la République tchèque ces der­nières années fai­saient main­te­nant partie du passé ». Et c’est en 2003 encore que l’on assista pour la pre­mière fois à un recul dans le réinv­est­is­sement des pro­fits en République tchèque.

Une des causes de ce recul réside sans doute dans le fait qu’une partie de la bour­geoi­sie et de l’appa­reil d’Etat tchèques a uti­lisé les biens qu’ils avaient accu­mulés, et qui ne ces­saient de se mul­ti­plier, pour rache­ter des titres négoc­iables dans l’espoir que la crois­sance se pour­sui­vrait. Citons, pour donner un exem­ple, le rachat par Cesty Telecom de 49 % des parts détenues par des inves­tis­seurs amé­ricains dans l’entre­prise de télép­hones por­ta­bles Eurotel. Cette tran­sac­tion s’est faite dans le but de faci­li­ter la vente de l’ensem­ble des parts de l’Etat dans Cesty Telecom prévue par le gou­ver­ne­ment pour 2005. Cela vaut aussi pour le rachat des intérêts de TelSource dans Cesky Telecom par des inves­tis­seurs tchèques.

On considère aussi la faible pro­duc­ti­vité et la pénurie de spéc­ial­istes comme une autre des causes du recul men­tionné. Pour pal­lier ces pro­blèmes, le gou­ver­ne­ment cher­che à atti­rer en République tchèque des tra­vailleurs hau­te­ment qua­li­fiés de divers pays d’Europe orien­tale, par exem­ple d’Ukraine, de Biélorussie et de Bulgarie. Les représ­entants des indus­tries auto­mo­bile et élect­ro­nique, eux, ont exigé du gou­ver­ne­ment une réf­orme du système de for­ma­tion qui leur per­mette de dis­po­ser d’une force de tra­vail qua­li­fiée suf­fi­sante, pré­venant sinon que la situa­tion actuelle allait entraîner un taris­se­ment des inves­tis­se­ments et des bais­ses de pro­duc­tion.

L’indus­trie auto­mo­bile

Nous avons dit que l’indus­trie auto­mo­bile était deve­nue le sec­teur indu­triel le plus impor­tant en République tchèque. 85 % de la pro­duc­tion auto­mo­bile est des­tinée à l’expor­ta­tion, comp­tant pour 21 % du total des expor­ta­tions tchèques. Cette indus­trie occupe 130 000 ouvriers et ouvrières. Certaines régions, comme Liberec dans le Sud de la République tchèque, en dép­endent à pres­que 90 %.

Pourtant, malgré son poids, ce sec­teur n’a connu pres­que aucune lutte impor­tante. Il y a eu quel­ques grèves d’aver­tis­se­ment à Skoda Mlada Boleslav et dans les filia­les de Kvasini et Vrchlabi, en Moravie. Mais elles ont eu lieu dans le cadre des négoc­iations syn­di­ca­les pour les salai­res, annoncées par les chefs syn­di­caux et menées de telle sorte qu’aucune grève sau­vage ne pût éclater. Il est arrivé quel­que­fois ces der­nières années que des tra­vailleurs aient briè­vement arrêté le tra­vail pour pro­tes­ter contre la trop grande vitesse des chaînes ou contre des équipes de nuit irré­gulières ; mais, dans ce der­nier cas jus­te­ment, il s’agis­sait plutôt de luttes qui tenaient d’une stratégie syn­di­cale des négoc­iations que d’un combat auto­nome des ouvriers, si l’on en croit les infor­ma­tions que nous avons pu avoir.

La direc­tion et les syn­di­cats ont entravé les conflits ouverts chez Skoda grâce entre autres à l’effi­ca­cité de la tac­ti­ques des « tam­pons ». Les entre­pri­ses de tra­vail tem­po­raire slo­va­ques cons­ti­tuent un de ces tam­pons ; en cas de licen­cie­ment, ce sont leurs tra­vailleurs qui sont les pre­miers tou­chés. Cette tac­ti­que d’amor­tis­se­ment des conflits en République tchèque sur le dos des tra­vailleurs étr­angers, s’accom­pa­gne de plus en plus de mena­ces de délo­ca­li­sation de la pro­duc­tion en Ukraine pour les tra­vailleurs tchèques. Volkswagen a déjà cons­truit une usine là-bas.

Au début de l’année der­nière, l’usine de camions Tatra Koprivnice, filiale de la société amé­ric­aine Terex Corporation, a annoncé des licen­cie­ments col­lec­tifs ; il n’y a eu aucune grève. Les ouvriers et ouvrières de cette usine sont pour­tant dure­ment tou­chés ; le chômage atteint déjà 20 % dans leur région de Bohême du Nord. Il y a eu une mani­fes­ta­tion à laquelle ont par­ti­cipé, par soli­da­rité, plu­sieurs habi­tants de Koprivnice et même quel­ques tra­vailleurs de l’usine voi­sine Skoda de Kvasiny, et les ouvriers ont sifflé le chef du syn­di­cat lors­que ce der­nier a essayé de les convain­cre que les licen­cie­ments allaient amél­iorer les pers­pec­ti­ves de l’usine ; il y eut même quel­ques voix qui s’élevèrent en faveur d’actions plus radi­ca­les contre la direc­tion. Mais la colère des tra­vailleurs ne s’est fina­le­ment pas exprimée dans des luttes fran­ches. Toutes ces luttes se sont déroulées dans des entre­pri­ses qui exis­taient déjà avant leur reprise en main, où les syn­di­cats sont tra­di­tion­nel­le­ment plus influents. Et jusqu’à main­te­nant, ils conser­vent tota­le­ment le contrôle des évé­nements. Dans les nou­vel­les usines auto­mo­bi­les, il n’y a pour la plu­part aucun syn­di­cat. Cela fait que, d’un côté, les conflits dans ces usines peu­vent rester cachés parce qu’ils ne sont pas rendus publics ; mais, d’un autre côté, la pos­si­bi­lité existe aussi que l’absence d’ins­ti­tu­tions de méd­iations laisse la place à d’éventuels conflits auto­no­mes qu’elles ne pour­ront pas enser­rer dans leurs filets.

L’indus­trie élect­ro­nique

Contrairement à l’indus­trie auto­mo­bile, l’élect­ro­nique tchèque est confrontée à une grave crise. Sous prét­exte de salai­res « trop élevés », Flextronics, par exem­ple, a délaissé la République tchèque pour la Hongrie et la Chine, Philips a arrêté tout nouvel inves­tis­se­ment, etc.

Flextronics offre l’exem­ple idéal des espoirs démesurés qui avaient été mis dans le sec­teur de l’indus­trie élect­ro­nique. Attirée par les aides de l’Etat citées plus haut, l’entre­prise est arrivée en 2000 à Brno avec la pro­messe d’embau­cher 3 000 per­son­nes dans les cinq années à venir. Elle a investi 12,58 mil­lions d’euros dans de nou­vel­les lignes d’assem­blage où 2 400 ouvriers, hommes et femmes, étaient en poste en 2001. Mais ce fut l’apogée de l’his­toire de cette entre­prise à Brno. A l’été 2002, la direc­tion annonçait la fer­me­ture de l’usine et la délo­ca­li­sation de la pro­duc­tion en Hongrie et en Chine. Il ne resta à Brno qu’un centre de design déris­oire.

Des signes iden­ti­ques nous vien­nent d’autres entre­pri­ses de cette bran­che. Philips a cons­truit une usine à Hranice, en Moravie, pour 240 mil­lions d’euros, après avoir réduit la somme ini­tiale qui devait s’élever à 400 mil­lions. De même, il avait été dit que l’usine emploie­rait 3 250 per­son­nes, alors que leur nombre n’est fina­le­ment aujourd’hui que de 1 270. Et quoi­que Philips se déf­ende de vou­loir fermer l’usine, l’expéri­ence de Flextronics montre qu’une telle décision peut sur­ve­nir sans préavis. Le cons­truc­teur amé­ricain de bat­te­ries Energizer a, lui aussi, décidé cette année de quit­ter la République tchèque. Ce pro­ces­sus équivaut à un dés­astre éco­no­mique pour plu­sieurs régions ; dans la région de Plzen, par exem­ple, les trois quarts des inves­tis­se­ments se font dans le sec­teur de l’indus­trie élect­ro­nique.

Là encore, nous n’avons aucune infor­ma­tion sur des luttes impor­tan­tes qui se seraient passées dans ce sec­teur. Néanmoins, la situa­tion se prés­ente différ­emment d’un point de vue syn­di­cal que dans l’indus­trie auto­mo­bile. Tandis que pour celle-ci on a assisté dans de nom­breux cas à la reprise de vieilles usines avec leur per­son­nel et leurs struc­tu­res syn­di­ca­les, les usines d’élect­ro­nique ont été cons­trui­tes « en plein champ » et emploient des tra­vailleurs nou­vel­le­ment formés qui sor­tent de l’école. Nous ver­rons si cette absence de struc­tu­res ins­ti­tu­tion­na­lisées représ­ente un avan­tage ou non.

Migration, pré­ca­ri­sation et salai­res

Selon les sta­tis­ti­ques, le salaire moyen dans les entre­pri­ses étrangères en République tchèque attein­drait 17 000 cou­ron­nes tchèques (534 euros), envi­ron 13 % de plus que dans les entre­pri­ses tchèques. Mais en réalité, 65 % des tra­vailleurs, hommes et femmes, gagnent moins que le salaire moyen, même dans les entre­pri­ses à capi­taux étr­angers. Ainsi, les ouvriers (tchèques) de Flextronics tou­chent 11 000 cou­ron­nes (envi­ron 346 euros), heures sup­plém­ent­aires com­pri­ses. Les tra­vailleurs de Slovaquie tou­chent encore moins, car ils doi­vent payer les hono­rai­res des agen­ces d’intérim. Le recours tou­jours crois­sant à la force de tra­vail étrangère concerne tous les sec­teurs, pas seu­le­ment l’indus­trie auto­mo­bile ; ces étr­angers tra­vaillent évid­emment pour un salaire moin­dre.

Les agen­ces d’intérim qui vont fréqu­emment cher­cher leur per­son­nel à l’étr­anger, prin­ci­pa­le­ment en Slovaquie et en Ukraine, sont deve­nues chose cou­rante. Les trusts étr­angers ont été des préc­urseurs dans ce domaine en tant que don­neurs d’ordre, mais les entre­pri­ses « autoch­to­nes « appren­nent vite. Dans les ate­liers auto­mo­bi­les Skoda, plus de 10 % des 22 800 ouvriers sont préc­aires, et ils sont même 20 % chez Celestica. Ce genre de pré­ca­ri­sation n’existe pas seu­le­ment dans les indus­tries de l’auto­mo­bile et de l’élect­ro­nique, mais aussi dans le com­merce de détail, dans les mines, et les bran­ches du tou­risme et de l’infor­ma­ti­que.

Les médias ont parlé ces der­niers mois de quel­ques cen­tai­nes d’ouvrières venues de Corée du Nord qui tra­vaillent dans plu­sieurs usines tex­ti­les, dont l’ita­lienne Kreata. Elles ne gagnent pas plus de 6 000 cou­ron­nes (188 euros) et doi­vent remet­tre la tota­lité de leur salaire à l’ambas­sade de Corée du Nord à Prague. Si ce « cas » a sus­cité une telle levée de bou­clier dans les médias offi­ciels, c’est sans doute parce qu’il appa­rais­sait par­ti­cu­liè­rement « extra­or­di­naire » et que « nous » n’avions rien à y voir. Le « mal » serait seu­le­ment dû au régime nord-coréen, et les tra­vailleurs tchèques n’auraient aucune raison de se plain­dre...

Mais en réalité, le tra­vail sous-payé, les heures sup­plém­ent­aires impayées, sous contrats à durée dét­erminée, etc. sont déjà la norme en République tchèque. De fait, les entre­pri­ses étrangères met­tent la pres­sion sur les ouvriers ; l’absenté­isme est très rép­andu parmi les tra­vailleurs tchèques, hommes et femmes, et les trusts privés ne peu­vent pas le tolérer. Cela se reflète dans la pro­duc­ti­vité : les entre­pri­ses sous contrôle étr­anger ont une pro­duc­ti­vité de 53,9 % supéri­eure à celles qui sont aux mains du capi­tal tchèque. Cette inci­ta­tion à tra­vailler plus est com­pensée par des salai­res un peu plus élevés.

Un nouvel espace

Les médias bour­geois et le gou­ver­ne­ment cher­chent à faire croire que le recul des inves­tis­se­ments au cours de ces der­nières années ne serait que tem­po­raire et le départ d’entre­pri­ses telles que Flextronics ou Energizer une excep­tion. Ce sen­ti­ment est ren­forcé par ceux qui expli­quent que, dans les dix années à venir, la République tchèque fera partie des dix pays les plus attrac­tifs pour les inves­tis­seurs. Même si c’était vrai, cela aura pour seul effet de sou­met­tre encore plus l’éco­nomie tchèque à la « mon­dia­li­sa­tion ». Cette interdép­end­ance éco­no­mique n’est pas entiè­rement néga­tive, car les condi­tions seront alors pro­ba­ble­ment réunies pour que la lutte de clas­ses ouvre un nouvel espace déb­arrassé des fron­tières éta­tiques.

Solidaritan

Voir aussi République tchèque : l’indus­trie auto­mo­bile moteur de l’accu­mu­la­tion du capi­tal et des luttes de clas­ses ?.

Nouveautés sur le Web

Diffusion

 

  • Suivre la vie du site RSS 2.0
  • Informations

    mondialisme.org | publié sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0 fr | généré dynamiquement par SPIP & Blog'n Glop