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Bulletin de Juin 2004 (2)

mardi 20 juillet 2004

MONDIALISATION DE LA MANIPULATION

GRANDE-BRETAGNE - *avril 2003 : une autre manière d’introduire la flexibilité. Une loi votée il y a un an autorisait les employeurs à moduler le travail des parents d’enfants de moins de 6 ans ou d’enfants handicapés en introduisant la flexibilité du temps de travail, y compris le travail à domicile si cela était possible. C’est ainsi que British Telecom a mis sous régime flexible 8 000 travailleurs sur 100 000 et s’est aperçu que la productivité des « favorisés » augmentait de 20%, à un tel point qu’il se propose de l’étendre à l’ensemble de ses exploités. Cela tenta aussi d’autres employeurs qui n’y trouvent que des avantages quant (à ce qu’il disent) au moral des troupes, à la diminution de l’absentéisme pour maladie et à de meilleures performances professionnelles (FT).

ALLEMAGNE - *6/4/04 - La quadrature du cercle : des accords contractuels réglant la durée du travail, qui va de 35 à 48 heures selon les branches d’industrie, avec une prime spéciale pour les travailleurs d’Allemagne de l’Est qui travaillent plus (40 heures minimum) pour des salaires inférieurs jusqu’à 20% à ceux de leurs homologues de l’Ouest. Poussés par la crise et la concurrence asiatique, les entreprises se livrent à un chantage : délocalisation ou augmentation de la durée du travail, sans compensation pour heures supplémentaires ; ce qui, en clair, signifie une utilisation plus rentable des investissements en capital fixe. Mais cela suppose que la production puisse être écoulée même si le prix unitaire du produit peut être abaissé ; cela suppose aussi que l’accroissement du temps de travail n’aboutira pas à accroître le chômage puisque une production accrue sera assurée par la même effectif de travailleurs et que ce chômage supplémentaire ne réduira pas la consommation avec impossibilité d’écouler le supplément de production ? (L,M.)

- *15/3/04 - Avec beaucoup moins de remous qu’en France, la réforme du régime de retraite vient d’être définitivement votée par le Parlement avec les mêmes médecines qu’en France et qu’ailleurs. Plafond des cotisations porté à 22% du salaire, âge de la retraite porté progressivement de 60 à 65 ans, prestations liées annuellement au volume des cotisations, exclusion dans le temps déterminant les droits des études supérieures et limitation de la formation professionnelle à trois années, abaissement progressif du minimum de retraite de 52% du salaire moyen actuellement à 46% et à 43% en 2020. (M.)

COREE DU NORD - *Les travailleurs de « l’axe du Mal » intéressent les trusts mondiaux car ils seront garantis dociles et peu douteux : à l’abri du fracas atomique médiatique, une bonne partie installent en douce des représentations commerciales et déjà des joint-ventures (filiales communes à 50/50) voient le jour (L).

AFRIQUE DU SUD -* 12/2/04 - Qu’est-ce qui est le plus vivable sous le ciel capitaliste sud africain ?
 ou être lavé de l’apartheid racial officiel mais garder l’apartheid social avec, en prime, devoir payer l’eau et l’électricité (compteur installé avec la bénédiction de Suez, spécialiste du ramassage du fric dans la distribution des eaux) tout en vivant dans les mêmes bidonvilles avec un taux de chômage de 60% et une insécurité croissante ;

 ou rester sous le joug de l’apartheid officiel, avec l’eau et l’électricité gratuite mais sans entretien, et le reste à l’avenant ? (L, FT.)

RUSSIE - *7/4/04 - Effet boomerang de l’économie de marché qui a succédé au capitalisme d’Etat : l’ouverture de l’Union soviétique a entraîné une concentration capitaliste inconnue à l’Ouest. Normal, le capitalisme d’Etat était déjà organisé en structures verticales ultra-concentrées qui n’ont eu qu’à changer de statut juridique et de nom, souvent accaparées par les mêmes dirigeants. Pour les travailleurs, cela a signifié une chute vertigineuse du niveau de vie et la disparition de tout ce que l’unité de travail leur procurait contre la soumission totale aus dirigeants du parti et de l’économie. (FT.)

FRANCE - *Dés-intégration : en 2000, 40 % des détenus dans les geôles de France avaient un père né à l’étranger, dont 25 % au Maghreb. Une étude récente menée dans le département de l’Isère a montré que 66 % des mineurs poursuivis ont un père étranger, dont 50 % venant du Maghreb, et ont subi tout le cortège rituel de la pauvreté et de l’exclusion : alcoolisme, échec scolaire, racisme, rackets, etc. (M.)

Etats-Unis - *5/5/04 - On nous rebat les oreilles avec la « croissance américaine » qui serait le signe d’une nouvel essor du capitalisme mondial. Croissance dopée soi-disant par la consommation intérieure et la reprise des exportations due à la faiblesse du dollar. Mais on ne dit pas :

 que la consommation est due à une augmentation des crédits aux particuliers, gagée sur la spéculation immobilière, plus qu’à la baisse des impôts,

 que le boom des armements compte plus que les exportations dues à la faiblesse du dollar.

On nous vante de nouveau la productivité miracle des Etats-Unis due au fait que les usines tournent à leur capacité normale : les investissements deviennent plus rentables sans qu’il soit nécessaire d’embaucher, en augmentant simplement la durée du travail (ce qui n’a pratiquement pas de limites aux Etats-Unis) sans que les travailleurs intéressés puissent revendiquer une augmentation de salaires en raison du chômage (pour une bonne part camouflé derrière la précarité des emplis à temps partiel).

Selon les économistes, le partage de la valeur ajoutée (la plus-value) est redevenu favorable au capital au détriment du travail. Le résultat est que les entreprises ont, dans les derniers mois, accru leurs profits de 27 % (on peut voir une situation similaire en France où, en dépit de la crise, les banques avouent que leurs profits en 2003 ont augmenté entre 10% et 60% suivant les établissements). (FT, M.)

MONDE -* 8/5/04 - Dilemme - La fin de la conscription dans la plupart des pays occidentaux a privé l’armée d’une main-d’œuvre bon marché. Tout le monde y devient professionnel et, à défaut de recrues pour le job de tuer, des tâches autrefois militaires sont de plus en plus « privatisées », c’est-à-dire sous-traitées (externalisées) à des sociétés privées, ce qui est de plus bien conforme à l’idéologie du capital et fournit de nouvelles sphères d’exploitation capitalistes. Cela concernait d’abord l’intendance, mais cela s’est étendu à l’ensemble des tâches : logistique, renseignement, surveillance, interrogations, protection. Et maintenant on voit naître de véritables armées parallèles « privées » bien distinctes des « mercenaires » bricoleurs d’autrefois. Aux Etats-Unis, les « private military firms » constituent un secteur économique considérable (20 000 présentement en Irak) échappant de fait à tout contrôle (M).

MONDE - *24/4/04 - Fracture sociale - La pauvreté mondiale (définie par moins de 1 dollar par jour) aurait décru en vingt ans de 1 milliard et demi de postulants à 1,1 milliard essentiellement à cause de l’élévation du niveau de vie en Chine, mais ce taux aurait recommencé à s’accroître. Pour les pays industrialisés, les dépenses militaires constituent en 2002 11% des dépenses des Etats soit 2,4 % du PIB. Le total des dépenses militaires, tous pays confondus représente 10 fois le montant de l’aide publique au développement.
Nécessaire sans aucun doute pour maintenir les pauvres à leur place. (M, FT.)

*-13/3/04 - Mines anti-personnel - 20 000 victimes chaque année - : si 91 Etats prétendent les avoir détruites et ne plus en fabriquer, quatre Etats les utilisent encore (Birmanie, Russie, Inde et Pakistan), ainsi que de nombreux groupes rebelles dans de nombreux autres pays. Stocks avoués : 110 millions en Chine, 60 millions en Russie, 11 millions aux Etats-Unis, et 11 autres Etats en détiennent chacun moins de 20 millions. Mais d’autres armes « légales » dispersent des dispositifs tout aussi dangereux, qui ne tombent pas sous le coup des interdictions des mines anti-personnel. Il y a de l’avenir pour la barbarie à retardement. (M.)

COREE DU SUD - *25/5/04 - Les patrons coréens étant trop prisonniers des coutumes, la Corée envisage de recruter des dirigeants étrangers, du style de Ghosn, le redresseur de Nissan pour Renault qui a réussi à licencier 15% des effectifs. Les patrons étrangers ont beaucoup moins de complexes pour imposer aux travailleurs les impératifs capitalistes. Mais il y a un problème : plus ils sont qualifiés et célèbres pour ce sale boulot, plus ils sont gourmands, au-delà de ce que la Corée peut leur offrir (FT).

MONDE - *25/3/04 - La machine infernale. Quand une firme délocalise et produit à meilleur prix tout en engrangeant des profits, les concurrents doivent soit imposer à leurs travailleurs sur place les mêmes conditions, ce qui n’est guère possible, soit délocaliser dans les mêmes conditions. C’est ce qui se passe actuellement, sauf pour ce qui nécessite le travail sur place (et encore, on peut faire venir des immigrés). Après l’habillement et l’électronique à la recherche de travailleurs non qualifiés à exploiter, c’est maintenant tout le travail qualifié transférable qui file, en Inde notamment (centres d’appel, informatique, recherche, etc.). Avec l’élargissement de l’Europe s’accélère un transfert vers les ex-pays de l’Est. Qui peut dire quand cela s’arrêtera ? Quand les travailleurs de tous ces pays revendiqueront des conditions de travail et de vie similaires à celles des travailleurs des pays industrialisés. (FT, M)

FRANCE - *14/4/04 - Celui qui paie les violons mène le bal. Avec moins de 10% de syndiqués en France (y compris 2% de retraités), tous syndicats confondus et toutes professions mélangées, les syndicats ne peuvent compter sur les cotisations de leurs membres pour financer leur bureaucratie et leur matériel d’encadrement des manifs, d’autant moins que les changements de statut d’EDF, GDF ou SNCF risquent de leur faire perdre de juteuses prébendes. Bien sûr, les représentants syndicaux jouissent de maints privilèges lorsqu’ils sont en « missions syndicales » et utilisent largement les différents organismes gérés paritairement, comme les caisses de retraite ou les organismes de formation professionnelle, sans compter les astuces plus ou moins illégales qui ont défrayé la chronique (comme le chauffeur de Blondel, secrétaire général de FO, payé par la Mairie de Paris sous Chirac ou celui des secrétaires généraux successifs de la CFDT dont Notat (maintenant à la tête d’une entreprise de moralisation du capital) payés par une banque, le Crédit lyonnais). Pour éviter ces déboires et incertitudes, de discrètes discussions se sont déroulées et se déroulent encore au ministère du travail entre le ministre de droite et tous les trésoriers de tous les syndicats « reconnus » pour établir les modalités d’un mode de financement par l’Etat c’est-à-dire par les contribuables. Faut-il ajouter autre chose ? voir le début de ce texte (M).

- * Un avant-projet de loi tendrait à créer des CDD de cinq années ; il ne ferait en fait qu’entériner une pratique courante, par une extension abusive des contrats de chantiers en vigueur et légaux dans le BTP, où la durée du contrat de travail était déterminée par la durée du chantier. STMicroélectronics (voir dans ce même bulletin la lutte des travailleurs contre la fermeture de l’usine de Rennes) essaie d’étendre cette notion à la mise en œuvre d’un nouveau procès de fabrication faisant durer le contrat de travail des travailleurs œuvrant pour cette tâche à la durée de cette mise en œuvre. Quatre syndicats ont accepté de signer ainsi un CDD de quatre ans pour l’usine du Rousset (Bouches-du-Rhône). Ce qui permet d’échapper à toute obligation légale en cas de licenciement. (M)

CHINE - *10/3/04 - 100 000 orphelins du SIDA, enfants de centaines de milliers de paysans contaminés lors de la vente de leur sang pour survivre, abandonnés à la charité publique et à de rares solidarités.

-* 18/3/04 - 10 000 condamnés à mort exécutés chaque année, 5 fois plus que dans tous les autres pays confondus ; le chiffre réel serait beaucoup plus élevé suite aux condamnations prononcées par plus de 300 tribunaux locaux ou des cours spéciales populaires (FT, M).

MOLDAVIE * - 26/3/04 - Trafic d’organes, ce n’est pas nouveau mais des gangs liés à des cliniques turques opèrent dans ce pays où la misère et des pratiques douteuses contraignent des centaines de paysans gagnant 20 euros par mois à vendre le plus souvent un rein (pour 10 000 dollars) qui gagne ensuite Israël ou l’Occident (M).

ARGENTINE * - La misère (plus de 50% de la population sous le seuil de pauvreté) fait monter la criminalité. Pour faire face à cette « insécurité croissante » et en raison de la corruption de la police, le gouvernement met à contribution l’armée pour tenter de « rétablir l’ordre ».

En principe, il ne s’agira que d’une « aide technique et logistique ». Mais les exemples historiques abondent qui montrent que lorsqu’un gouvernement civil appelle l’armée à la rescousse, cela signifie tôt ou tard un transfert de pouvoir à l’armée. D’autant plus que l’insécurité est avant tout sociale et que les actions des piqueteros (les chômeurs) peuvent facilement être classés dans la zone insécuritaire) et, par des glissements successifs, enfermer tout ce qui est à la limite de la légalité, ce qui est souvent le cas en Argentine dans les deux dernières années.

La situation économique n’est nullement résolue et promet au contraire des restrictions accrues pour les plus pauvres (hausse des tarifs de l’électricité, du gaz et des produits pétroliers). (M, L, FT.)

SANTE

SWAZILAND - * 24/2/04 - Une grève illimitée des infirmières dure depuis trois jours, demandant le paiement d’heures supplémentaires arriérées depuis 2001. Déclarée illégale elle entraîne un appel de la Croix Rouge locale à des jaunes pour assurer le fonctionnement des hôpitaux. (c)

GRANDE-BRETAGNE -* 5 000 employées des crèches et maternelles (toutes dépendant des collectivités locales) d’Ecosse en grève illimitée depuis quatre semaines le 13 mai. Elles ont organisé, en dehors d’un syndicat inexistant, des piquets tournants d’une crèche à l’autre que les parents refusent de traverser. Les revendications concernent essentiellement les salaires. Une manifestation en regroupe 4 500 à Glasgow. Une tentative d’accord négocié par le syndicat inexistant reste lettre morte et la grève continue. (SW.)

SERVICES PUBLICS

FRANCE - *8/4/03 - Après trois mois de lutte menée par un collectif de savants et de chercheurs « Sauvons la recherche » le gouvernement finit par céder en annulant les restrictions de crédit et prévoyant la création de 1 000 postes universitaires de recherche et la mise en chantier d’une loi d’orientation et de programmation consacrée à la recherche. (L,M.)

*25/3/04 - Sur appel syndical, 6 000 pompiers manifestent à Paris pour que leur profession soit classée dangereuse, ce qui les autoriserait à partir en retraite à 50 ans. Ils doivent se battre avec les CRS autour de la place de l’Opéra. (L, M.)

GRANDE-BRETAGNE - *14/4/04 - Dans le cadre de toute une série d’actions touchant tous les corps de fonctionnaires, 90 000 fonctionnaires du ministère du travail entament deux jours de grève ; après une première grève en février ,cela touche tous les bureaux de l’emploi, du service des retraites et des allocations diverses de l’ensemble de la population. Les plans du ministre du budget prévoient la suppression de 40 000 fonctionnaires dans l’immédiat et de 90 000 dans les quatre prochaines années.. Le 29 mars, 3 000 inspecteurs pour l’hygiène et la sécurité sont en grève d’une journée pour les salaires. Les menaces de sanctions contre ceux qui ont mené des grèves syndicales légales limitées qui se multiplient depuis le début de l’année décLenchent souvent des grèves sauvages qui durent plusieurs jours. (SW.)

TEXTILE - HABILLEMENT

FRANCE - *8/5/04 - Deux entreprises de confection du Maine-et-Loire en redressement judiciaire, Pindière SA (Saint-Macaire-en-Mauges, 420 ouvrières) et Barbant (La Tessonale, 77 ouvrières), ferment et licencient : 100 salariés de Pindière coûtent autant que 3 300 travailleurs en Chine. Toutes les entreprises textiles de la région craignent que s’accentuent les ravages des délocalisations avec la suppression en 2005 des quotas d’importation.

Pour augmenter leurs indemnités de licenciement, les ouvrières de Pindière ont, avec l’accord du syndic, procédé à la vente d’un stock. Dans toute la région, plus de 12 700 emplois de la confection ont été supprimés en dix ans. Le plus souvent, pour éviter d’avoir à financer des plans sociaux, les patrons licencient par paquets de 9 travailleurs. (M.)

-* 26/3/04 - Patrons susceptibles - Dans les précédents bulletins, nous avons évoqué la lutte énergique des Mossley Filature) à Hellèmes (Nord près de Lille) qui leur avait acquis des indemnités de licenciement de 12 000 euros que le patron n’a jamais payées et qui ont dues être versées par les collectivités locales. Un des principaux actionnaires de la firme, également vice-président de l’Union des entreprises du textile, mis en cause pour cette « défaillance » par un député PS, entame des poursuite judiciaires en diffamation. Précisons que la moitié des Mossley pointent toujours au chômage. (L.)

HAÏTI - *25/3/04 - La firme Grupo M travaille pour Levi’s. Le tissu vient de la voisine République dominicaine pour atteindre la zone franche frontière de Ouanaminta où 300 ouvrières produisent 8 000 jeans par semaine pour 16 euros par semaine (bien payé car c’est deux fois le salaire moyen haïtien mais 40% du salaire moyen dominicain). Les jeans presque terminés repassent la frontière pour finition et envol vers les Etats-Unis sous la marque prestigieuse.

Une tentative d’organisation syndicale tendant à « moraliser » cette fabrication simplement en faisant appliquer le strict minimum de réglementation sociale s’est soldée, après un semblant de concession, par le tabassage du principal responsable syndical et son expulsion de l’usine. La grève qui a suivi a entraîné 37 licenciements et, après des atermoiements embarrassés de Levi’s, l’appel à des miliciens « disponibles » pour faire régner l’ordre social. (FT.)

SALVADOR - *18/4/04 - Dans les bagnes de la confection, essentiellement des femmes produisent pour les grandes marques pour 120 euros par mois. A 35 ans, jugées « moins productives » elles sont jetées sans aucune protection sociale et sans un espoir quelconque de trouver un autre travail (NYT).

TRANSPORTS AERIENS

FRANCE *- Les bagagistes d’Euronetec chargés du tri des bagages à Roissy (aéroport nord de Paris) en grève pour les conditions de travail (L, Metro).

TRANSPORTS MARITIMES

FRANCE - *Trafic bloqué à la SNCM, qui assure la liaison entre la Corse et le continent, par une grève d’une semaine, à l’appel du Syndicat des Travailleurs Corses qui demande un quota de 30% dans les effectifs pour les Corses. Le mouvement est soutenu par les marins-pêcheurs qui bloquent avec leurs bateaux tous les ports de l’île. En arrière-plan, la concurrence d’une société privée, Corsica Ferries, qui bat en brèche les positions privilégiées de la SNCM qui détenait jusqu’à récemment un monopole sur cette liaison. (L.)

TRANSPORTS TERRESTRES

GRANDE-BRETAGNE - 19/6/04 - grève sauvage de London Bus contre la suspension d’un délégué syndical parce qu’il avait pris la défense d’un conducteur menacé de licenciement. (SW.)

Un exemple parmi de nombreux conflits locaux contre les compagnies de bus privatisées dans tout le pays.

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Plusieurs moyens pour se procurer le bulletin :

— Service individuel à domicile : envoyer à Echanges (mentionner l’adresse complète et non « Dans le Monde ») 6 enveloppes adressées et timbrées à 0,58 euro, les rappels en fin d’utilisation de ces enveloppes se fait automatiquement par une mention sur le bulletin envoyé avec la dernière enveloppe. Service arrêté si aucune enveloppe n’est parvenue lors de la parution du bulletin suivant.

— Service supermarché : dans les librairies "militantes" ou collectifs autogérés de France, Belgique, Suisse et Canada

— Service grossiste de distribution collective : envoi gratuit du nombre d’exemplaires fixé par ceux qui en font la demande.
Prévenez si pour une raison quelconque vous devez cesser cette distribution ou si vous changez d’adresse pour éviter travail et frais inutiles.

Le but de cette publication est de faire connaître, indépendamment de toute revendication, les luttes telles qu’elles se déroulent dans le monde entier. Nous savons que son contenu est forcément incomplet à la fois quant aux luttes ainsi recensées et quant à une description analytique de leur déroulement. Ce sont essentiellement des raisons pratiques qui causent ces imperfections : il ne tient qu’à ceux qui peuvent avoir ces pages entre les mains d’y remédier tant soit peu. Chacun peut y apporter des informations même brèves sur les luttes dont il peut avoir connaissance soit directement, soit par tout autre moyen. Chacun peut s’y associer de la manière qui lui convient (aide rédactionnelle ou matérielle, suggestions et critiques bienvenues). Nous savons que, pour disparates, contingentes et spécifiques qu’elles soient, ces luttes n’en participent pas moins à la résistance à la domination du capital. C’est ce que nous voulons souligner, même si les problèmes matériels nous empêchent de développer leurs particularités comme nous le souhaiterions.

Les informations
figurant dans ce bulletin proviennent de sources diverses.
Nous avons mentionné par des lettres les sources les plus fréquemment utilisées :.
M, L, FT, SW, WSJ, LN, P, IHT, S, respectivement pour Le Monde, Libération, Financial Times, Socialist Worker, Wall Street Journal, Labor Notes, Parisien, International Herald Tribune, Solidaire, I pour Internet, (C) d’un correspondant de DLM (pas forcément direct mais ayant eu accès à une autre source) A pour les dépêches d’agence et par le nom complet pour les publications citées moins fréquemment. Nous pouvons adresser les photocopies des articles dont nous avons tiré les brèves figurant dans ce bulletin.