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João Bernardo : Classe / identités

samedi 23 mars 2019, par Yves

20 mars 2019

La classe ouvrière peut être définie sur le plan économique ou sur le plan sociologique. Il est essentiel de ne pas confondre les deux dimensions.
J’ai défini le temps comme la substance du capitalisme , parce que la plus-value, c’est-à-dire le processus d’exploitation, est produite et résulte de contradictions qui se déploient dans le temps. Ceux qui contrôlent leur propre temps de travail, ou participent à ce contrôle, et qui contrôlent simultanément le temps de travail des autres constituent les classes exploiteuses (bourgeois et gestionnaires ). Ceux qui ne contrôlent ni leur temps de travail, ni celui des autres, forment la classe ouvrière. Ceux qui contrôlent leur temps de travail, mais ne contrôlent le temps de travail de personne, se situent en dehors du mode de production capitaliste, avec lequel ils n’entretiennent une relation que par l’intermédiaire du marché (artistes, artisans et ce qu’il reste des anciennes professions libérales).

A ce niveau économique, la classe ouvrière a une existence permanente et vérifiable. La gestion des ressources humaines est au cœur des préoccupations de tout patron ou administrateur, et les « ressources humaines » ne sont qu’un euphémisme pour éviter de mentionner la « classe ouvrière ».

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Bibliographie :

Livres de João Bernardo en français : Contre l’écologie, Editions NPNF, 2017 ; Des révoltes d’esclaves au panafricanisme (écrit avec Manolo), Editions NPNF, 2018

Portugal, la révolution oubliée (tome 1). Danúbia Mendes Abadia : Combate et les luttes sociales pour l’autonomie (1974-1978), Editions NPNF, 2018

- Loren Goldner, João Bernardo et Adoph Reed Jr., La gauche identitaire contre la classe (Editions NPNF, 2017), recueil d’articles

- Articles disponibles de João Bernardo sur les sites mondialisme.org et npnf.eu :

« Classe ouvrière… ou travailleurs fragmentés ? » ;

« Post-Post : si notre société est tellement enthousiasmante, pourquoi tant d’apathie ? » (1994) ;

« Sept thèses sur la crise actuelle (2008) » ;

« Socialisme de la misère, socialisme de l’abondance » (2011) ;

« Point final. Un manifeste » (2012) ;

« Manifeste sur la gauche et les gauches. Pour quelle raison la gauche »actuelle continue-t-elle à utiliser ce nom ? » (2014) ;

« Il est impossible d’« unir l’identité et la classe » (2016).

"Nazisme et nature" (2007) ;

"Le mythe de la nature (2012) : 1. La mythification de la paysannerie ; 2. Agriculture familiale et fascisme italien" ; 3. L’agriculture familiale et le nazisme" ;

"Post-scriptum : contre l’écologie (2013) 1. La racine d’un débat ; 2. Le lieu commun de notre époque ; 3. L’hostilité contre la civilisation urbaine ; 4. L’agro-écologie et la plus-value absolue 5. Georgescu-Roegen et la décroissance ; 6. Malthus, théoricien de la croissance ; 7. « Les limites de la croissance » ou une croissance sans limites ;
8. Opportunités d’investissement et aggravation de l’exploitation".