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Mille migrants, mille dessins d’enfants : dimanche 26 juin à 16 heures au parc Eole (Paris 18e)

dimanche 12 juin 2016, par Yves

Contact de l’association quartiers solidaires :

Quartiers.solidaires.paris18@gmail.com

Mille Migrants, 1000 Dessins

Depuis 2 ans, les campements de migrants se succèdent et se développent dans nos quartiers.
Chaque fois qu’un camp est évacué, un espace de plus est grillagé.
Et nos enfants y sont confrontés tous les jours.
Ouvrons la discussion !

Comment ?

En abordant le sujet à l’école, au sein de la classe, avec les enseignants (voir la lettre aux enseignants).
Et en proposant à chaque enfant de faire un dessin, en couleurs sur une feuille A4.

Tous les dessins seront récupérés le jeudi 23 Juin, pour un accrochage le 26.
Entre le 23 et le 26 juin, organisation entre tous les parents, pour plastifier ces dessins (afin qu’ils résistent aux intempéries).

Nous avons besoin de plein de parents pour faire circuler l’information dans les écoles du quartier, rencontrer les directeurs, les enseignants, récupérer les dessins. Un parent par école, proposez-vous !

L’action

Réunion des parents, enfants et enseignants le Dimanche 26 Juin à 16h au parc Éole pour couvrir toutes les grilles des dessins qu’auront préparé les enfants. Les adultes peuvent aussi apporter leur propre dessin !

Plein de dessins, plein de couleurs, en soutien aux migrants, et en protestation contre ces grilles..

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Lettre aux enseignants.
1000 dessins.
Mille migrants, vus par des enfants...

Ici on grandit.
Grandissez-vous – pour vous mettre à notre hauteur…

Voir les campements à hauteur d’enfant, c’est voir des personnes réduites à rester couchées à longueur de journée, à tourner en rond, à devoir abandonner le peu d’affaires qu’elles ont car il n’y a nulle part où les mettre. C’est sentir des odeurs qui donnent envie de vomir. C’est ne plus avoir accès aux squares et terrains de jeu. Et c’est surtout constater que les règles qu’on apprend à l’école sont piétinées dès qu’on s’aventure dans la rue..

Voir les campements à hauteur d’enfant, c’est ne plus rien comprendre au monde des adultes.

Et pour les adultes qui vivent et continuent à grandir eux aussi avec et parfois grâce aux personnes réduites à vivre dans les campements, c’est ne plus avoir de réponses à donner.

C’est pourquoi nous exigeons que vous grandissiez jusqu’à vous mettre à la hauteur des enfants, c’est-à-dire à hauteur humaine.

-  Il devrait être interdit de ne pas faire l’effort nécessaire pour que chaque personne vivant dans ce quartier, même provisoirement, puisse exister dans le respect.
-  Il devrait être interdit de faire durer une situation qui ne permet aucune tranquillité ni aux gens vivants dans les campements ni à ceux et celles qui disposent d’un toit et d’une porte.

Anna Louise Milne / Quartiers Solidaires