Accueil > Echanges et mouvements > Théorie > Dans les publications : Contre l’Etat, mais pour les « (...)

Dans les publications : Contre l’Etat, mais pour les «  libérations nationales » ?

samedi 6 décembre 2014

Texte paru dans Echanges n° 149 (automne 2014).

- Peut-on être contre tout Etat et défendre des entités en lutte pour la création d’un nouvel Etat ? C’est la question que l’on peut se poser lorsque l’on parcourt ce n°  243 de Courant alternatif dans lequel on trouve côte à côte une défense des Palestiniens luttant pour la formation d’un Etat, un article pour l’indépendance des pays catalans, l’affirmation que pour la Libye «  la fin de la dictature offrait la possibilité de construire une société libre et égalitaire (un nouvel Etat ?) » et un dernier sur le «  soutien au peuple kurde  » dont la lutte s’inscrit dans la constitution d’un Etat kurde.

- Dans une déclaration :, le groupe Alternative libertaire soutient, à travers les Kurdes luttant à Kobané, «  un modèle politique et social  : celui du confé­dé­ralisme démocratique et de l’auto­nomie démo­cratique, édi­fié depuis le 19 juillet 2012. » Celui-ci serait défendu, «  sous le drapeau des Unités de protection populaire (YPG) », par «  des miliciens kurdes, arabes, turcs, qu’ils soient musulmans, yézidis, chrétiens ou athées [qui] se battent côte à côte contre les fa­natiques. »

« C’est pourquoi, poursuit AL, la défense de la Rojava syrienne intéresse tous les partisans de l’éman­cipa­tion,les féministes, les anticolonialistes et les anticapitalistes. » et « les mil­liers de jeunes gens, révolution­naires, syndicalistes, anticolonialistes, libertaires qui sont venus de toute la Turquie pour défendre la ville... »

- Un point sur cette question dans un dossier d’Alternative libertaire sur In­ternet ; «  Dossier Kur­di­stan  : Le Kurdistan, la gau­che kurde et l’auto­gestion  : «  le Kur­distan syrien a pro­clamé son au­to­nomie le 19 juillet 2012 dans la ville désormais célèbre de Kobané. En janvier 2014, il s’est doté d’une Constitution (dite “Contrat social”) et a élu sa propre “Auto-administration démocratique”. Une stra­tégie de double pouvoir qui n’est pas nouvelle de la part de la gauche kurde  », écrit le groupe autogestionnaire.
http://www.dailymotion.com/video/x295r7m_entretien-le-kurdistan-la-gauche-kurde-et-l-autogestion_school

A lire aussi : Deux poids, deux mesures : les malheurs de l’internationalisme. Tamouls et Palestiniens