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L’Intifada du XXIe siècle

L’Intifada du XXIe siècle

publié le jeudi 18 mars 2004

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L’Intifada du XXIe siècle

Connue sous le nom d’Intifada Al Aqsa parce qu’elle est reliée à la visite pro­vo­ca­trice de Sharon à la Mosquée Al Aqsa en sep­tem­bre 2000, elle fut, du moins au début, spon­tanée - comme l’Intifada de 1987 -, « poussée plus par l’énorme frus­tra­tion des Palestiniens que par une quel­conque décision straté­gique de la direc­tion pales­ti­nienne (58) ». L’étinc­elle qui mit le feu à la colère prolé­tari­enne fut le meur­tre de sept Palestiniens par la police israéli­enne « contre-insur­rec­tion­nelle » à la Mosquée Al Aqsa le len­de­main de la visite de Sharon, ainsi que le meur­tre très méd­iatisé d’un enfant de douze ans au car­re­four Netzarim de Gaza. Comme on l’a vu plus haut, les luttes sont pres­que conti­nuel­les dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Toutefois, parce que c’est la rév­olte la plus sou­te­nue depuis la der­nière Intifada, celle-ci mérite aussi ce surnom d’« Intifada ».

Comme on l’a déjà vu, cette lutte vient dans le sillage d’une pér­iode de conflit entre le prolé­tariat pales­ti­nien et la bour­geoi­sie. Des heurts avaient déjà eu lieu entre les mani­fes­tants et la police pales­ti­nienne à Ramallah en sep­tem­bre 2000, un mois avant le début de l’Intifada. Il était devenu oppor­tun pour la bour­geoi­sie pales­ti­nienne de déto­urner la colère prolé­tari­enne de masse en direc­tion du « véri­table ennemi », comme ils disent. Le Hamas a contri­bué à res­tau­rer la légi­timité de l’OLP et de l’Autorité pales­ti­nienne dans sa cir­cons­crip­tion en s’alliant avec la NIF*, le nouvel orga­nisme qui couvre tous les orga­nis­mes natio­na­lis­tes pour contrôler le soulè­vement. La police pales­ti­nienne qui forme la base du Fatah contri­bue aussi à faire en sorte que le soulè­vement suive la « logi­que de guerre de l’Etat » en mili­ta­ri­sant la lutte.

Pourtant, comme l’Intifada pré­céd­ente, ce nou­veau soulè­vement n’est pas com­plè­tement ligoté par la logi­que du natio­na­lisme, ni par le sou­tien aux bour­geoi­sies arabes. Il y a des mani­fes­ta­tions de masse dans tout le monde arabe, et pas seu­le­ment parmi la dia­spora pales­ti­nienne. En Jordanie, des heurts ont eu lieu entre l’armée jor­da­nienne et 25 000 Palestiniens, qui se sont soldés par l’inter­dic­tion des mani­fes­ta­tions anti-israéli­ennes en Jordanie, et l’Egypte connaît ses mani­fes­ta­tions étudi­antes les plus impor­tan­tes et les plus acharnées depuis les années 1970.

Les Arabes israéliens

Ajoutons que la Ligne verte a perdu de sa net­teté avec la par­ti­ci­pa­tion plus impor­tante des Arabes israéliens (59), qui est un élément caractér­is­tique de cette Intifada. Les Arabes israéliens avaient bien par­ti­cipé à l’Intifada de 1987, mais ils y jouaient sur­tout un rôle de sou­tien pour les Palestiniens des ter­ri­toi­res. En dépit de leurs pri­vilèges soi-disant « démoc­ra­tiques », ils n’ont jamais été tota­le­ment intégrés dans l’Etat israélien. Cela appa­rut clai­re­ment en 1976, lors­que plu­sieurs culti­va­teurs pales­ti­niens israéliens furent fusillés alors qu’ils pro­tes­taient contre la confis­ca­tion des terres. On en vint à commé­morer l’anni­ver­saire de ce mas­sa­cre sous le nom de « Jour de la terre » par des grèves géné­rales annuel­les. A la date du Jour de la terre de 1989, de jeunes Palestiniens israéliens blo­quèrent les routes, jetèrent des cock­tails Molotov sur les véhi­cules de police et crevèrent les condui­tes d’eau qui ali­men­tent les colo­nies juives. C’est à cause de ce genre d’inci­dents sur­ve­nus pen­dant l’Intifada de 1987 que cer­tains éléments de la bour­geoi­sie israéli­enne com­mencèrent à considérer les Arabes israéliens comme une " cin­quième colonne " à l’intérieur de la Ligne verte et à exiger qu’ils soient inclus dans le ser­vice mili­taire obli­ga­toire, de façon à assu­rer leur loyauté envers l’Etat.

Pendant l’Intifada de 1987, les Palestiniens israéliens n’avaient affaire qu’à des balles en plas­ti­que. Cette fois-ci, on a fait monter les enchères pour eux : les forces de sécurité ont tué 12 Arabes israéliens pen­dant les tout pre­miers jours de l’Intifada. En fait, l’une des prin­ci­pa­les causes de l’inten­si­fi­ca­tion de cette Intifada est la lutte des Arabes israéliens expulsés dans le sillage de la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale de « judaï­sation » de la Galilée (60). Presque chaque semaine, au cours de l’été 2000, on a démoli au moins une maison dans les vil­la­ges de Galilée, et des vil­la­ges entiers sor­taient pour mani­fes­ter leur sou­tien, les met­tant en conflit plus ou moins per­ma­nent avec la police.

Cette poli­ti­que de « judaï­sation » de la Galilée impli­que le harcè­lement des Arabes israéliens qui sont au chômage. A Nazareth, le bureau [de chômage] a été déplacé plus loin, les dos­siers des gens se per­dent ou sont tra­fi­qués cons­tam­ment - on connaît un cas de radia­tion d’un vil­lage entier sous prét­exte que ses habi­tants avaient refusé du tra­vail qu’on ne leur avait jamais pro­posé ! Ceci entraîne de gran­des mani­fes­ta­tions et des bagar­res avec la police. Une fois, une foule de Nazaréennes a tout cassé pour pénétrer dans le bureau des allo­ca­tions de chômage. Pendant les pre­miers jours du soulè­vement, des vil­la­ges entiers de Galilée se sont mis en grève et la route prin­ci­pale qui tra­verse cette zone était jon­chée de pneus enflammés.

Les Arabes israéliens font aussi preuve de leur déc­eption crois­sante à l’égard du pro­ces­sus élec­toral. 90 % d’entre eux avaient voté pour Barak lors de l’élection géné­rale pré­céd­ente, et on pense géné­ra­lement que cela expli­que sa vic­toire. Pour l’élection de 2001, les " chefs com­mu­nau­tai­res " arabes ont mené une cam­pa­gne concertée pour convain­cre les Arabes israéliens de voter pour Barak - n’importe quoi pour éviter Sharon -, mais la réaction fut un boy­cot­tage pres­que intégral de l’élection. En vérité, la rép­onse de cer­tains tra­vailleurs pales­ti­niens israéliens à " leurs " MK (membre de la Knesset, le par­le­ment israélien) arabes fut de les chas­ser des vil­la­ges lorsqu’ils venaient y faire cam­pa­gne (61).

L’Autorité pales­ti­nienne de plus en plus dis­créditée et la mili­ta­ri­sa­tion de la lutte

Il faut considérer le rôle de l’Autorité pales­ti­nienne dans la lutte actuelle comme une ten­ta­tive de contrôler et de tirer avan­tage de la rés­ist­ance de masse. Cette Intifada a encore un fort caractère de masse et l’Autorité pales­ti­nienne essaie de l’uti­li­ser pour conso­li­der - ou pren­dre - le contrôle de la « rue pales­ti­nienne ». L’auto­rité a aussi besoin de s’assu­rer que la loyauté de sa propre force de police lui est tou­jours acquise. De nom­breux mem­bres de la police pales­ti­nienne sont des mili­tants du Fatah. Alors qu’ils n’ont pas d’états d’âme pour s’atta­quer aux mani­fes­ta­tions contre l’Autorité, ils peu­vent se mon­trer peu enclins à tirer lors­que les Palestiniens s’atta­quent à l’Etat israélien. D’autre part, ils pré­fé­reraient que la colère du prolé­tariat pales­ti­nien se retourne contre les flics et les sol­dats israéliens plutôt que contre eux.

Comme on l’a vu plus haut, l’été 2000 a été marqué par de vio­len­tes batailles entre la police de l’Autorité et la « rue », suite à l’enli­se­ment des accords de Camp David entre Arafat et Barak. Les luttes pri­rent de l’ampleur quand la force de police armée de l’Etat se mit du côté des mani­fes­tants et tira sur l’IDF. A son tour, ceci offrit à l’IDF un prét­exte pour tirer dans le but de tuer et donna tout son poids à la puis­sance mili­taire israéli­enne, y com­pris des hélicoptères armés, pour s’abat­tre sur la popu­la­tion pales­ti­nienne. A cause du rôle de l’Autorité pales­ti­nienne, cette Intifada, sur­tout si on la com­pare à la « rév­olte des pier­res » de 1987, est gran­de­ment mili­ta­risée. Alors que les lan­ceurs de pier­res de 1987 auraient pu se déb­arr­asser de « la logi­que de guerre de l’Etat », on ne peut pas en dire autant de la force de police pales­ti­nienne para­mi­li­taire.

Une des conséqu­ences qui en déc­oulent est l’enga­ge­ment d’un groupe représ­en­tatif de la popu­la­tion beau­coup plus res­treint, les pro­ta­go­nis­tes étant sur­tout des hommes entre 17 et 25 ans. Une autre de ces conséqu­ences est le nombre de morts pales­ti­niens beau­coup plus élevé que lors de la der­nière Intifada, ce qui permet à l’Autorité de récupérer un peu de cré­di­bilité et de se déb­arr­asser de quel­ques pau­vres gens indis­ci­plinés pour faire bonne mesure. Jusqu’à un cer­tain point, la trans­for­ma­tion d’un soulè­vement popu­laire spon­tané en conflit qua­si­ment mili­taire ren­force l’« Etat embryon­naire » de l’Autorité pales­ti­nienne. Après tout, un Etat prés­up­pose la capa­cité de déf­endre ses fron­tières. D’autre part, la supér­iorité écras­ante d’Israël conduit cer­tains éléments de l’OLP à essayer de désam­orcer le conflit. Ces éléments ten­tent de réaff­irmer le caractère civil de masse du soulè­vement.

L’IMPACT DE LA NOUVELLE INTIFADA

En dépit des ten­ta­ti­ves israéli­ennes de rem­pla­cer les Palestiniens par des tra­vailleurs immi­grés, un des effets majeurs de la nou­velle Intifada est encore une forte crise de l’indus­trie de la cons­truc­tion, en raison du taris­se­ment de la source de main-d’œuvre pales­ti­nienne bon marché. On s’atten­dait à ce que la crois­sance éco­no­mique d’Israël baisse jusqu’à 2 % en 2001 alors qu’elle était de 6 % en 2000. Le prix des mai­sons à Jérusalem a déjà chuté de 20 % entre 2000 et 2001.

Bien qu’on ait mis beau­coup de ces chif­fres sur le compte des pres­sions mon­dia­les exercées par le ralen­tis­se­ment éco­no­mique, il est clair que l’Intifada aggrave les pres­sions mon­dia­les, si on tient compte du fait que le chif­fre du com­merce israélien avec les ter­ri­toi­res, 2 mil­liards de dol­lars par an, est divisé par deux. Bien qu’on invo­que les condi­tions sur le marché mon­dial comme la raison offi­cielle de la réd­uction de 50 % des inves­tis­se­ments étr­angers cette année, il est cer­tain que l’Intifada ne va pas atti­rer les inves­tis­se­ments étr­angers en Israël.

D’un autre côté, le sec­teur des start-up de Tel Aviv est tou­jours flo­ris­sant, ce qui sou­li­gne la force rela­tive de l’accu­mu­la­tion capi­ta­liste en Israël ; ce sec­teur est protégé des nom­breux impé­rat­ifs éco­no­miques nor­ma­le­ment imposés au capi­tal par une aide amé­ric­aine de plus de 4 mil­liards de dol­lars par an. Toutefois, cette aide est une arme à double tran­chant, car elle dépend du bon vou­loir amé­ricain qui limite ainsi la liberté d’action d’Israël pour écraser la rév­olte.

L’Intifada avait pré­cipité la crise du Parti tra­vailliste même avant sa déf­aite élec­to­rale écras­ante, en par­ti­cu­lier à cause du pro­blème inso­lu­ble des colo­nies, comme on l’a déjà vu. Bien que Sharon ait contri­bué à mettre le feu aux pou­dres, la bour­geoi­sie l’a réha­bilité poli­ti­que­ment. Si sa répu­tation d’" homme dur " a fait de lui un choix natu­rel pour la droite, son statut de père fouet­tard n’a pas déc­ouragé cer­tains électeurs plus libéraux dans le climat actuel d’urgence natio­nale.

Ce nou­veau soulè­vement a aussi entraîné de pro­fonds chan­ge­ments de poli­ti­que étrangère pour les Etats arabes. Disparu le ton conci­liant envers Israël ; plus impor­tant encore, dis­paru aussi le consen­sus sur l’Irak que l’Amérique et la Grande-Bretagne main­te­naient depuis 1991. Reconnu comme l’un des rares diri­geants du pana­ra­bisme et par­ti­san enthou­siaste des pales­ti­niens, Saddam Hussein est en train d’être réha­bilité au Moyen-Orient, et le régime des sanc­tions est en passe de s’écr­ouler. Au moins jusqu’à une date réc­ente, le dés­en­ga­gement par­tiel de Bush du pro­ces­sus de paix - en fait un sou­tien sans équi­voque à la poli­ti­que israéli­enne en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza - signi­fiait qu’on voyait mal com­ment l’Intifada actuelle pour­rait se ter­mi­ner rapi­de­ment.

L’opi­nion popu­laire arabe se dur­cis­sait contre les Etats-Unis. A cause de l’Intifada et des trou­bles gran­dis­sants dans les pays arabes, en Egypte et en Jordanie par exem­ple, la bour­geoi­sie arabe a été contrainte de réunir le pre­mier sommet arabe depuis quatre ans, et d’auto­ri­ser l’Irak à y par­ti­ci­per. L’Egypte rap­pela son ambas­sa­deur de Tel Aviv pour la pre­mière fois en dix-huit ans, et quatre Etats arabes ont mis fin à leurs rela­tions diplo­ma­ti­ques. Pourtant, il est impor­tant de ne pas trop insis­ter sur ce revi­re­ment : le Liban et la Jordanie tien­nent tou­jours à cons­truire les zones indus­triel­les cofi­nancées pour tirer le maxi­mum du divi­dende de paix, si elle se pro­duit. La Jordanie et l’Egypte ont aussi inter­dit les mani­fes­ta­tions anti-israéli­ennes.

En ce qui concerne la bour­geoi­sie occi­den­tale, elle est divisée au sujet de ses rela­tions avec le Moyen-Orient en général. Ceci a été dém­ontré par l’iso­le­ment des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne quand ils ont recom­mencé à bom­bar­der l’Irak peu après l’acces­sion à la pré­sid­ence de George W. Bush. Les diplo­ma­tes pales­ti­niens cher­chent des alliés européens, fort pro­ba­ble­ment la France. Pour le moment, la bour­geoi­sie israéli­enne a dû mettre au second plan son ambi­tion à long terme de « nor­ma­li­ser » ses rela­tions com­mer­cia­les avec le reste du Moyen-Orient. Elle a été rayée de l’agenda avec l’élection de Sharon. Toutefois, à présent que la bour­geoi­sie israéli­enne a aban­donné le « pro­ces­sus de paix » (62), elle est plus dép­end­ante que jamais du bon vou­loir de l’Occident, sur­tout du sou­tien finan­cier des Etats-Unis qui doi­vent équi­librer leur sou­tien à Israël et leurs autres intérêts dans la région.

Cela rend la poli­ti­que israéli­enne très peu claire : on envoie les tanks à Gaza et puis on les retire après s’être fait tirer les oreilles par les Etats-Unis. Une des prin­ci­pa­les tac­ti­ques de l’Etat israélien est l’assas­si­nat de lea­ders pales­ti­niens, sou­vent mem­bres du Hamas. Chez les Palestiniens, la colère publi­que de masse chaque fois que cela se pro­duit ne fait que sou­li­gner la pro­fon­deur de l’attrait popu­laire pour le Hamas. Il est tou­te­fois plus facile à la bour­geoi­sie israéli­enne de jus­ti­fier ce genre de vio­lence que le meur­tre aveu­gle d’enfants (quoi­que les mili­tai­res sem­blent inca­pa­bles de « pren­dre les ter­ro­ris­tes » sans tuer d’autres per­son­nes).

Malgré les limi­tes imposées à ses actes par les Etats-Unis, l’Etat israélien peut se per­met­tre pas mal de mas­sa­cres, grâce à l’absence de véri­table réaction de la part de la classe ouvrière. Alors que l’Intifada a décl­enché des rév­oltes chez les Arabes, à l’intérieur de la Ligne verte, comme dans d’autres par­ties du Moyen-Orient, les tra­vailleurs juifs sem­blent épouser les impé­rat­ifs de sécurité, bien qu’on trouve des exem­ples de cons­crits révoltés qui font passer des armes en contre­bande « de l’autre côté », ce que l’armée met sur le compte de l’usage de stupéfiants dans l’armée. De toute évid­ence, les atten­tats sui­ci­des dans les bus, les boîtes de nuit, les maga­sins et autres endroits très fréquentés ren­for­cent les divi­sions entre tra­vailleurs juifs et pales­ti­niens. D’autres tra­vailleurs juifs habi­tent dans les colo­nies, qui sont deve­nues des cibles légi­times pour les atta­ques de la guér­illa pales­ti­nienne. S’ajou­tant à la libé­ration de toute la puis­sance de feu de l’armée israéli­enne contre les prolét­aires des ter­ri­toi­res occupés, l’arme­ment des colons achève de monter les prolét­aires les uns contre les autres.


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Introduction : natio­na­lisme et émerg­ence d’un prolé­tariat pét­rolier

La domi­na­tion amé­ric­aine au Proche-Orient

Histoire de deux mou­ve­ments de libé­ration natio­nale : le sio­nisme tra­vailliste et le mou­ve­ment natio­nal pales­ti­nien

L’Intifada (1987-1993)

Le “pro­ces­sus de paix” d’Oslo (1993-2000)

L’Intifada du XXIe siècle

Conclusion. De la rév­olte à la guerre ?

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