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Parutions de Ni patrie ni frontières en 2011

samedi 17 septembre 2011, par Yves

Polémiques et antidotes contre certains mythes
et mantras « gauchistes » (2002-2010)

Les articles rassemblés dans ce recueil sont liés à des questions débattues dans les milieux d’extrême gauche, d’« ultragauche », anarchistes ou libertaires : le citoyennisme, la laïcité, le multiculturalisme, les mouvements antiguerre, les « émeutes « de 2005, l’opéraïsme italien, le mythe de Mai 68, le mouvement contre le CPE en 2006, l’antisémitisme supposé de Chavez, les thèses de Huntington, le terrorisme d’extrême gauche, les rapports avec le PS, le rôle des bureaucraties syndicales, la « victoire du non » lors du référendum de 2005, les théories du complot, les limites de la liberté d’expression et de la démocratie bourgeoise.

Les positions politiques de notre revue n’ont rien de particulièrement original puisqu’elles s’inspirent de quelques vieux principes « communistes » susceptibles de garantir à la classe ouvrière son indépendance par rapport à l’Etat et à la bourgeoisie.

Néanmoins, la défense de ces quelques principes ne suffit pas. Il est aussi indispensable d’éviter d’employer un jargon pour initiés, et ne pas se dissimuler derrière des citations des Saintes Ecritures marxistes ou anarchistes quand on n’arrive pas à rendre compte de la réalité.
L’étatisme capitaliste (social-démocrate ou stalinien) et le nationalisme tiers-mondiste continuent à sévir. Y compris dans les courants altermondialistes, écologistes, antiracistes ou féministes qui ont fréquemment servi de leurres pour canaliser la révolte de la « jeunesse radicalisée ».

Il faut donc savoir aller à contre-courant, prendre à rebrousse-poil les militants, secouer leur conformisme, leur paresse intellectuelle et leur….conservatisme. Percevoir ce qui se cache derrière la langue de bois de leurs dirigeants, mais aussi sous le langage sophistiqué des intellectuels qui se donnent un vernis contestataire ou « antilibéral ».

Impossible de s’arrêter à la dénonciation du seul « néo-libéralisme » ou du « social-libéralisme ». Il faut aussi démasquer les ennemis de l’universalisme, les défenseurs prétendument désintéressés des « identités » nationales, régionales, ethniques ou sexuelles, qui essaient de nous vendre l’illusion d’un capitalisme « à visage humain », « durable » ou « équitable », en totale symbiose avec l’idéologie des bureaucraties des grandes organisations internationales comme l’UNESCO et l’ONU, toutes plus féministes, antiracistes et multiculturalistes les unes que les autres.

Disséquer certains lieux communs ou idées reçues qui font consensus dans l’extrême gauche, dans le mouvement libertaire, voire plus généralement à gauche, telle est l’une des fonctions que tente de remplir la revue Ni patrie ni frontières depuis 2002.
Prix : 12 €

Ni patrie ni frontières n° 33-34-35 – juin 2011 : Les pièges mortels de l’identité nationale

Ce numéro s’ouvre sur plusieurs articles de l’Encyclopédie anarchiste. Ils permettent de situer la critique de concepts comme ceux de nation et de patrie, de nationalisme et de patriotisme dans une longue durée historique. Ces textes montrent que les anarchistes, au début du XXe siècle, percevaient clairement le rôle de l’embrigadement patriotique, et ce dès la Révolution française. Par contre, en comparant systématiquement le nationalisme ou le patriotisme avec une religion, les libertaires tendent à tomber dans le même piège que celui de leur anticléricalisme (parfois) caricatural : l’illusion qu’il suffit de mener un combat rationaliste déterminé contre une idéologie pour que celle-ci recule ou disparaisse dans la tête des exploités.

Les deux textes d’Anton Pannekoek et de Paul Mattick éclairent la réflexion des marxistes antistaliniens sur le nationalisme. Ils prennent en quelque sorte le contrepied des auteurs précédents en affirmant le rôle déterminant des facteurs socio-économiques dans la disparition progressive d’idéologies réactionnaires comme la religion ou le nationalisme. Malheureusement, l’évolution historique leur a donné tort, du moins sur ce point précis, même si leurs positions antinationales restent, à notre avis, profondément justes. Et ce ne sont pas les derniers avatars du nationalisme, l’islam politique, le régionalisme ou l’anti-impérialisme réactionnaire de nombreux courants altermondialistes ou d’extrême gauche qui nous inciteront à l’optimisme.

La revue tente ensuite de comprendre pourquoi la question de l’identité nationale est récurrente dans le débat politique franco-gaulois.

Nous abordons une des conséquences de ce débat lancé par Sarkozy, ou en tout cas du climat entretenu par la « droite dure », c’est-à-dire le rapprochement entre un courant de gauche laïco-xénophobe et l’extrême droite.

Nous évoquons un nouvel OVNI politique, le prétendu « racisme anti-Blancs ».

Nous questionnons les limites de la « liberté d’expression totale » prônée par la Fédération anarchiste, à travers plusieurs émissions ou débats organisés sur Radio libertaire.

Une contribution se penche sur le rôle de l’ésotérisme dans l’idéologie d’extrême droite, phénomène souvent méconnu ou en tout cas jugé secondaire par les militants.

Enfin nous observons, avec l’aide de camarades belges et néerlandais, comment les problèmes de l’identité nationale, de la laïcité et de l’extrême droite sont abordés ailleurs que dans l’Hexagone.

388 pages, 12 euros (frais de port inclus)

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Ni patrie ni frontières n° 36/37 – Septembre 2011 : Extrême gauche/Extrême droite : Inventaire de la confusion

Les médias ont récemment découvert la « fachosphère » et fait semblant de s’en émouvoir, mais Internet n’est qu’une des formes d’expression des groupuscules d’extrême droite et du FN. Les militants néofascistes, identitaires, « populistes », etc., ne se contentent pas de rester sagement devant leurs ordinateurs. Ils infiltrent ou investissent à visage découvert des syndicats, des associations, des clubs de sport, des groupes écologistes, etc. Ils mènent une offensive contre-culturelle, facilitée par la propagande nationaliste, sécuritaire, anti-Roms et anti-étrangers que diffusent les gouvernements Sarkozy depuis 2007. Et aussi par l’apathie de la « gauche » qui n’a jamais mis en pratique l’égalité totale des droits entre travailleurs français et « étrangers », et est incapable de penser en dehors du cadre capitaliste et électoral.

Tout cela n’aurait pas été possible sans une déroute idéologique qui s’est déroulée bien avant le 21 avril 2002 et la montée en puissance des « trolls » de l’extrême droite sur Internet. Un boulevard lui a été ouvert par des médias de gauche (« alternatifs » ou de « contre-information ») laxistes face à l’antisémitisme, des altermondialistes réactionnaires, des écologistes « ni de droite ni de gauche », des « socialistes » et des « communistes » souverainistes, patriotes ou partisans d’un Etat sécuritaire, des intellectuels post-modernes qui mettent toutes les idées sur le même plan, des journalistes incultes ou avides de sensationnel, et une « gauche radicale » qui a perdu toute boussole de classe et toute volonté d’abattre l’Etat bourgeois.

Tels sont quelques-uns des artisans de la confusion idéologique actuelle, dont profitent des fascistes ayant un projet politique précis : profiter de la démocratie bourgeoise pour répandre leur venin, alterner agressions physiques et passages à la télévision, manifestations ou processions « bon enfant » et attaques de commandos racistes, présence aux élections et pratique de la violence. Ce numéro présente, sous la forme d’un inventaire d’une centaine d’entrées, des sites Internet qui font le lit du fascisme, des concepts ambigus ou mal définis, des publications groupusculaires mais nocives, et quelques groupes, agitateurs ou « penseurs » fascistes. Nous tentons d’étudier les passerelles entre l’anticapitalisme de gauche et la droite radicale, le terrain de ruines idéologiques sur lequel les Identitaires, le Front national, les nationalistes-révolutionnaires, les intégristes chrétiens, etc., tissent leur pelote en toute impunité, voire avec la complicité active, ou passive, de certains idiots utiles « de gauche ».

Plusieurs annexes de cet inventaire dressent un portrait vivant de la violence que les nervis racistes ou fascistes tentent d’instaurer dans les rues de l’Hexagone, jamais très loin du Front national, et généralement sous l’œil indulgent des flics et des juges. Il ne s’agit ni de pleurnicher en psalmodiant « Le fascisme ne passera pas ! » ou « Sarkozy = Vichy II », ni de se réfugier derrière les principes démocratiques et interclassistes de la « Résistance » stalino-gaulliste, mais de réfléchir et surtout de n’attendre aucune aide des institutions pour affronter ces menaces politiques. À nous de décider si nous voulons continuer à subir…ou agir.

200 pages, – 10 € (frais de port inclus)

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A PARAITRE AVANT LA FIN DE L’ANNEE 2011 (la date de parution n’est pas encore fixée) : Œuvres choisies de G. Munis (1937-1948), tome I, 388 pages, 12 euros. De nombreux textes inédits en français ou introuvables de ce révolutionnaire internationaliste, qui commença à militer dans les rangs de l’Opposition de Gauche puis rompit avec le trotskysme et en élabora une critique détaillée et toujours actuelle, notamment à partir de son expérience durant la Guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale.

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ABONNEMENTS ET CONTACTS

L’abonnement coûte 28 € pour 3 numéros ou livres (simples, doubles ou triples) et 54 € pour 6 numéros (idem).

Pas de frais de port.

Site : mondialisme.org puis cliquer sur Ni patrie ni frontières et chaque numéro ou rubrique

Contact : écrire à Yves Coleman (sans autre mention) 10, rue Jean-Dolent 75014 Paris

ou bien yvescoleman@wanadoo. fr