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Correspondance. A propos du refus du travail et du sabotage

publié le jeudi 4 février 2010

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Cette lettre d’un cama­rade du Bas-Rhin (déc­embre 2008) et la rép­onse d’Echanges ci-des­sous sont parues dans Echanges n° 129 (été 2009).

Je signale une lec­ture sur­pre­nante d’un arti­cle écrit par Djordje Kuzmanovic dans le recueil Résistances au tra­vail sous la direc­tion de Stéphane Bouquin (éd. Syllepse) (1). C’est un arti­cle sur le « sabo­tage en entre­prise ». Bien qu’écrit dans un style socio­lo­gi­que (donc chiant), l’auteur en vient à dire que le sabo­tage actuel­le­ment est « un fait social, qui plus est, majeur, car indi­ca­teur cen­tral de la ten­dance au rejet d’un ordre socio-éco­no­mique donné … » et conclut, après avoir dit que le sabo­tage n’est pas mar­gi­nal, que « les formes prises par le sabo­tage ne sont que les prém­isses de mou­ve­ments sociaux plus pro­fonds : nou­vel­les (les formes) s’inten­si­fie­ront dans l’attente d’acteurs col­lec­tifs cré­dibles. C’est en ce sens que le sabo­tage peut être considéré comme un indi­ca­teur fort du rejet de l’ordre social ».

L’auteur cite d’ailleurs l’exem­ple de véhi­cules Ford (des 4 x 4) ayant eu une série d’acci­dents cau­sant la mort d’une cen­taine de per­son­nes. L’enquête conclut à une série de sabo­ta­ges dans la fabri­ca­tion des pneus Firestone (cette boîte dut rap­pe­ler 6,5 mil­lions de pneus). Cet arti­cle m’a fait penser à la bro­chure Refus du tra­vail d’Echanges (2) et à la polé­mique avec Reeve, obligé de se déf­endre avec de pau­vres argu­ments socio-démoc­rates contre l’ampleur des nou­vel­les formes prises par la lutte. Et aujourd’hui, que dirait-il ? Enfin j’espère que l’auteur a raison sur l’inten­si­fi­ca­tion du sabo­tage à venir. Que ça bouge pour de bon ! Que l’on res­pire !...

Une rép­onse

…Je ne connais pas l’ouvrage Résistances au tra­vail (…) mais nous allons nous le pro­cu­rer (3) (…) Ce que tu en dis cor­res­pond à ce que j’ai tou­jours pensé quant au sabo­tage dans le tra­vail. Effectivement, pour moi ce n’est pas un fait idéo­lo­gique cor­res­pon­dant à une « prise de cons­cience », mais un fait social, conséqu­ence inél­uc­table de la nature même du tra­vail dans le système capi­ta­lise. Tout tra­vailleur, à partir du moment où il entre dans l’entre­prise (et même avant d’une cer­taine façon), quelle que soit son opi­nion et/ou son intérêt pour son tra­vail, va « sabo­ter » – c’est-à-dire ne pas donner exac­te­ment ce que le système attend de lui – à tout moment, car tout sim­ple­ment, à un moment ou à un autre, ses propre impé­rat­ifs de vie vont entrer en conflit avec l’objet imper­son­nel (mais intel­li­gent) que l’on vou­drait faire de lui.

L’exploi­ta­tion du tra­vail consiste pour le tra­vailleur dans le res­pect d’un ensem­ble de règles tech­ni­ques imposées par l’employeur pour qu’un fonc­tion­ne­ment opti­mal de la « machine humaine » lui garan­tisse l’extrac­tion maxi­male de la plus-value.

L’obé­iss­ance, le res­pect de ces règles n’est pas quel­que chose d’absolu : la meilleure preuve en est que le res­pect intégral et formel de ces règles est une forme de lutte, la grève du zèle, qui para­lyse tota­le­ment l’appa­reil de ges­tion quel qu’il soit.

Le non-res­pect absolu de la règle a un double aspect : – d’un côté il sup­pose une « par­ti­ci­pa­tion », un cer­tain niveau d’ini­tia­tive (même dans le tra­vail le plus par­cel­lisé), même si cette « capa­cité d’ini­tia­tive » n’est pas reconnue ou même niée ; – d’un autre côté, cette « par­ti­ci­pa­tion » conduit le tra­vailleur, cons­ciem­ment ou non, à la connais­sance d’une situa­tion qui lui accorde un pou­voir dans le pro­ces­sus de tra­vail, une connais­sance que l’on tend à mini­mi­ser ou à nier.

Où se situe le sabo­tage dans l’ensem­ble de ce pro­ces­sus présent dans toute forme de tra­vail ?

Je laisse de côté le débat idéo­lo­gique qui vou­drait abso­lu­ment voir dans le sabo­tage un « acte cons­cient » dérivant d’une « cons­cience de classe » ou celui qui y mêlerait des considé­rations « anti­tech­no­lo­gi­ques », etc. Même en dehors de tels débats, beau­coup voient dans le sabo­tage ou la des­truc­tion de biens matériels (machi­nes et/ou mar­chan­di­ses) et/ou toute pra­ti­que matéri­elle (pas forcément de des­truc­tion) qui inter­rompt le pro­ces­sus de pro­duc­tion.

Cela peut même aller, dans ses conséqu­ences, au-delà de ce pro­ces­sus lui-même. Tu en cites un exem­ple. De tels exem­ples abon­dent, indi­vi­duels ou col­lec­tifs. J’en cite­rai un qui n’impli­quait pas de « sabo­tage » au sens de des­truc­tion ou de mal­façon : aux Etats-Unis, sur une chaîne de mon­tage de l’auto­mo­bile, les tra­vailleurs pri­rent l’habi­tude de placer dans le vide des por­tières une simple canette vide ; la voi­ture en rou­lant fai­sait un bruit inso­lite qui fit rap­pe­ler inu­ti­le­ment des mil­liers de voi­tu­res qui ne révélèrent rien avant que, par hasard, la véri­table raison fut déc­ouv­erte sans que qui­conque puisse être incri­miné.

Il ne fait aucun doute que le sabo­tage, au sens étroit de procédé inter­rom­pant ou ralen­tis­sant la pro­duc­tion (il fau­drait élargir cette notion car le sabo­tage peut concer­ner des sec­teurs où il n’y a aucune pro­duc­tion de biens matériels), ou attei­gnant le pro­duit lui-même, peu­vent être inter­prétés comme des actes « cons­cients » de lutte. Ces actes peu­vent être liés à une reven­di­ca­tion pré­cise (relayant une grève ou l’accom­pa­gnant grève) ou, à un niveau plus limité voire indi­vi­duel, comme mesure de rét­orsion contre un abus (par exem­ple, dans la pér­iode réc­ente, un infor­ma­ti­cien licen­cié lais­sant dans l’ordi­na­teur un « cheval de Troie » qui se déch­aînera long­temps après son départ).

Mais il faut élargir le champ de ces actions diver­ses mais aux­quel­les matéri­el­lement on peut appli­quer le terme de sabo­tage en tant qu’acte influant et/ou per­tur­bant direc­te­ment ou indi­rec­te­ment toute forme de ges­tion d’un appa­reil d’une unité capi­ta­liste de pro­duc­tion ou non pro­duc­tive, c’est à dire per­tur­bant la for­ma­tion du profit. On peut bien sûr faire ici une dis­tinc­tion entre le sabo­tage pro­pre­ment dit et un déto­ur­nement du temps de tra­vail ou ce que l’on appelle « refus du tra­vail » (voir à ce sujet la bro­chure de Bruno Astarian Aux ori­gi­nes de l’anti-tra­vail, publiée par Echanges).

Tout d’abord, il faut évoquer tout un ensem­ble de faits bien connus, même s’ils ont évolué avec les tech­ni­ques de pro­duc­tion. Au temps du tra­vail aux pièces, le mét­allo sur sa machine pra­ti­quait la « per­ru­que » pour lui-même ou pour des copains en confec­tion­nant des pièces diver­ses uti­li­sant matériel, machine et temps du patron. L’employé de bureau avait de moin­dres pos­si­bi­lités, mais faire son cour­rier pen­dant le temps de tra­vail et le glis­ser dans le cour­rier de l’entre­prise procédaient de la même dém­arche.

Bien sûr, l’ouvrier tra­vaillant sur la chaîne avait peu de pos­si­bi­lités pour la « per­ru­que », mais s’il avait des copains dans les ate­liers d’outillage, il pou­vait y avoir accès indi­rec­te­ment ; aujourd’hui les machi­nes numé­riques ont réduit ces pos­si­bi­lités. A des dém­arches de ce type, on peut asso­cier la récu­pération qui consis­tait à « sortir » du matériel, par exem­ple pour celui qui tra­vaillait sur la chaîne les pièces concer­nant sa tâche ou celles que des cama­ra­des de tra­vail mani­pu­laient (il y avait et il y a cer­tai­ne­ment encore de véri­tables réseaux de cir­cu­la­tion de pièces « sor­ties » de l’entre­prise, y com­pris pour appro­vi­sion­ner même un marché noir, cela exis­te­rait même dans la dis­tri­bu­tion des jour­naux).

De même, l’employé de bureau pou­vait « sortir » du matériel de bureau et si la géné­ra­li­sation de l’ordi­na­teur a pu éli­miner crayon, papier et autres acces­soi­res du gratte-papier, l’uti­li­sa­tion de la nou­velle tech­ni­que à des fins per­son­nel­les (rép­ondre à son cour­rier, explo­rer Internet ou faire des jeux) est si rép­andue qu’elle a fait l’objet d’une chasse de la part de l’employeur et même de procès. De même, la cais­sière de super­mar­ché, pièce maîtr­esse dans le réseau de dis­tri­bu­tion (son tra­vail non seu­le­ment permet l’encais­se­ment du prix, mais aussi la recons­ti­tu­tion des stocks et la ges­tion des appro­vi­sion­ne­ments) a tou­jours des moyens de « récu­pération », au point que dans la fixa­tion du prix, un pour­cen­tage cor­res­pond à des « cou­la­ges » impos­si­bles à endi­guer malgré tous les pro­grès tech­ni­ques des contrôles.

Dans le quo­ti­dien du tra­vail, quelle que soit la nature de ce tra­vail et sa place dans le procès de pro­duc­tion, s’exprime cons­tam­ment le conflit fon­da­men­tal dont j’ai parlé entre les règles impé­ra­tives de l’intérêt patro­nal (de son auto­rité si l’on veut) et l’intérêt per­son­nel du tra­vailleur. Cela va même au-delà de ce que j’ai sou­li­gné sur la néc­ess­aire « par­ti­ci­pa­tion » qui est impli­cite dans le contrat de tra­vail, et assure un fonc­tion­ne­ment sans heurts du procès de tra­vail, pro­duc­tif ou pas.

Il est évident que la lati­tude pour le tra­vailleur de modu­ler cette par­ti­ci­pa­tion lui confère un pou­voir limité, certes, mais réel et l’on pour­rait qua­li­fier de « sabo­tage » le fait de réd­uire cette par­ti­ci­pa­tion, quel­les que soient les rai­sons qui peu­vent expli­quer cette réd­uction. Elle peut être une opé­ration cons­ciente, indi­vi­duelle ou col­lec­tive, mais elle peut être aussi le rés­ultat d’une simple affir­ma­tion d’un intérêt per­son­nel que même le tra­vailleur par­fai­te­ment intégré, satis­fait de son tra­vail et don­nant toute satis­fac­tion à son employeur peut, selon les cir­cons­tan­ces, être amené à oppo­ser à la règle qu’en temps « normal » il res­pecte stric­te­ment et intel­li­gem­ment. Cet intérêt per­son­nel peut être de sim­ples faits de la vie cou­rante pour les­quels le tra­vailleur, appa­rem­ment « soumis » espère, en raison de ses « bonnes rela­tions » avec l’employeur établies sur sa « bonne conduite » antéri­eure, qu’il béné­fic­iera d’une cer­taine man­sué­tude. Cela peut être le cas, mais cela peut aussi entraîner un conflit révé­lateur pour le tra­vailleur de la véri­table nature de l’exploi­ta­tion du tra­vail et cons­ti­tuer le départ d’une cer­taine forme de cons­cience indi­vi­duelle et aussi col­lec­tive, dans la mesure où cela lui fait com­pren­dre des atti­tu­des d’autres tra­vailleurs. La réaction dont je viens de parler peut non seu­le­ment concer­ner cette « par­ti­ci­pa­tion » escomptée du tra­vailleur mais aussi plus direc­te­ment l’appli­ca­tion même des règles du tra­vail.

C’est plus eu égard à ces der­niers pro­blèmes que des armées de socio­lo­gues, psy­cho­lo­gues, eth­no­lo­gues et autres spéc­ial­istes en ges­tion essaient de trou­ver la clé de toutes ces réactions et ten­tent de définir les mét­hodes de ges­tion qui empri­son­nent tou­jours plus sûrement le tra­vailleur dans un ensem­ble de règles rami­fiées à l’infini. La chasse aux temps morts prend des formes extrêmes autant que diver­ses : non seu­le­ment l’aug­men­ta­tion des caden­ces, mais aussi la fixa­tion d’objec­tifs exces­sifs ou la flexi­bi­lité dans les tâches. On ne dira jamais assez que le stress (dont on parle abon­dam­ment aujourd’hui car c’est une limite sur laquelle butent les « cher­cheurs en pro­duc­ti­vité ») est une conséqu­ence de l’impos­si­bi­lité d’éch­apper aux règles imposées par le patro­nat.

Celles-ci font qu’aujourd’hui, il devient très dif­fi­cile de dével­opper une rés­ist­ance quel­conque, ce qui se tra­duit par un refou­le­ment géné­rateur de trou­bles psy­chi­ques ou orga­ni­ques. Ce qui pour­rait entraîner une radi­ca­li­sa­tion des formes de rés­ist­ance et le dével­op­pement du sabo­tage sous des formes plus concrètes et plus cons­cien­tes. On pour­rait aussi penser que, trou­vant dans ces faits une limite dans sa recher­che cons­tante d’accrois­se­ment de la pro­duc­ti­vité, le capi­tal tente d’établir de nou­vel­les règles pour une régu­lation opti­male qui à leur tour sus­ci­te­raient d’autres réactions, voire des sabo­ta­ges.

Un point spé­ci­fique mérite d’être sou­li­gné, c’est que dans le cas d’un conflit– une grève – ter­miné par une déf­aite ou une semi « vic­toire » avec beau­coup de frus­tra­tion, il peut s’ensui­vre une pér­iode de « sabo­tage » sous diver­ses formes res­sor­tis­sant plus de dém­arches indi­vi­duel­les ou de petits noyaux, la « lutte conti­nuée par d’autre moyens » mais pas du tout dans le sens auquel les syn­di­cats pou­vaient l’uti­li­ser pour sabo­ter un conflit. Peut-on qua­li­fier de « sabo­tage » – au sens de per­tur­ba­tion de l’appa­reil de pro­duc­tion/ges­tion – des réactions indi­vi­duel­les ou col­lec­ti­ves contre le système capi­ta­liste pris dans son ensem­ble ? Cela peut de toute évid­ence s’appli­quer à des actions visant à per­tur­ber/ détr­uire soit cer­tains éléments dans le procès de pro­duc­tion, soit les bases de l’appro­pria­tion des biens ou des mar­chan­di­ses : l’éventail en est par­ti­cu­liè­rement large, depuis le blo­cage ou la des­truc­tion des moyens de com­mu­ni­ca­tion, jusqu’au squat, la récu­pération de la mar­chan­dise indi­vi­duelle ou col­lec­tive, le pira­tage Internet, etc. Mais on pour­rait aussi considérer le « refus du tra­vail » comme une forme de sabo­tage dans la mesure où des indi­vi­dus choi­sis­sent, bien qu’ayant reçu du système une for­ma­tion à un niveau ou à un autre soit d’avoir une acti­vité qui, d’une manière ou d’une autre ne cor­res­pond pas à ce que système pou­vait en espérer frus­trant l’inves­tis­se­ment mis en eux ; de plus s’ils uti­li­sent pour ce faire les systèmes d’assis­tance divers mis en place afin de main­te­nir un cer­tain ordre social pour ceux « qui sont dans le besoin », peut-on parler aussi de « sabo­tage » par déto­ur­nement de ces « avan­ta­ges sociaux » ?

On pour­rait penser que l’appa­ri­tion rela­ti­ve­ment réc­ente de la notion de « citoyen­neté » et d’« atti­tude citoyenne » dans une nou­velle mou­ture idéo­lo­gique, répond précisément à cette « prise de dis­tance » avec le système ou à l’uti­li­sa­tion « frau­du­leuse » des « faci­lités » qu’il accorde pour son « bon fonc­tion­ne­ment ». Autrement dit cer­tains (plus nom­breux qu’on ne pense ?) pren­nent des droits mais ne satis­font à aucune des obli­ga­tions qui en seraient la contre­par­tie ; ce ne sont pas de « bons citoyens » au sens pris aujourd’hui par ces mots.

Il y a d’autres pro­blèmes connexes à toutes ces formes de sabo­tage que j’ai évoquées. L’un d’eux est celui de leur effi­ca­cité pour l’ensem­ble du système pro­duc­tif dans la mesure où ils ne s’adres­sent pas seu­le­ment à une unité de pro­duc­tion. On a pu écrire que des formes de rés­ist­ance comme l’absenté­isme ou la mani­pu­la­tion interne du temps de tra­vail étaient infi­ni­ment plus néf­astes à une entre­prise, voire au système pro­duc­tif que les grèves. De même, le « refus du tra­vail » par une mar­gi­na­lité même impor­tante n’est-il pas inef­fi­cace dans la mesure où, mon­dia­le­ment, le capi­tal peut puiser à volonté dans une immense armée de rés­erve qui ne cher­che qu’à être exploitée à n’importe quel­les condi­tions ?

Un autre pro­blème est le lien éventuel entre toutes ces formes de rés­ist­ance. Pas tant dans une uni­fi­ca­tion ou le dével­op­pement d’une forme qui inclu­rait tout ou partie des autres, mais dans leur impact commun sur le fonc­tion­ne­ment du système qui dans un dével­op­pement ou un autre, effa­ce­rait les fron­tières pou­vant appa­raître aujourd’hui…

H. S.

Notes

(1) Collectif coor­donné par Stephen Bouquin, Résistances au tra­vail, éd. Syllepse, 2008.

(2) Cette bro­chure est tou­jours dis­po­ni­ble (en français et en anglais, on peut la deman­der à echan­ges.mou­ve­ment laposte.net) mais elle est quand même datée (1978) et les posi­tions des pro­ta­go­nis­tes ont pu évoluer. Une bro­chure d’Echanges plus réc­ente traite du même sujet : Aux ori­gi­nes de l’ « anti­tra­vail », de Bruno Astarian (2005).

(3) Nous ren­dons compte de cet ouvrage dans ce numéro, p. 59 “Résistances au tra­vail” (note de lec­ture). Nous avons par ailleurs signalé (n° 121, p. 57) la revue Les Mondes du tra­vail, animée par Stephen Bouquin, et présenté briè­vement (ibid., p. 68) son ouvrage La Valse des écrous. Travail, capi­tal et action col­lec­tive dans l’indus­trie auto­mo­bile (éd. Syllepse, 2006).

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