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Gaza : murs souterrains et barrières maritimes

mercredi 3 février 2010

Cet article est paru dans Echanges n° 131 (hiver 2009-2010), à la suite de Murs virtuels ou murs réels, l’enfermement au nom de la protection (Echanges n° 120 (printemps 2007), Sécurité et liberté : de nouveaux murs (Echanges n° 122, automne 2007), et Murs virtuels et murs réels : à Gaza (n°124 (printemps 2008).

Un nouvel excès de l’enfermement de populations entières (1), notamment dans la « bande de Gaza », a encore sorti la chronique médiatique de son silence quotidien sur ce sujet. L’enfouissement dans le sol en profondeur d’énormes plaques d’un acier spécial (difficile à percer et à fondre) destiné à empêcher le creusement des tunnels, les seules voies respiratoires, bien limitées, qui entretiennent la survie de Gaza.

Après les barrières de surface, voici donc les barrières souterraines. Au même moment, on a dévoilé un renforcement du barrage maritime naval et électronique des navires de guerre israéliens qui a peu à peu réduit la zone côtière dans laquelle les bateaux de pêche palestiniens sont autorisés à trouver une maigre provende : cette zone est passée en quelques années de 20 miles (37 km) à 3 miles (5,5 km), au-delà de laquelle tout navire est systématiquement détruit.

Parallèlement, tout est encore fait pour empêcher la reconstruction de ce qui serait une infrastructure même dérisoire d’un embryon d’Etat, réduisant les habitants à la quête la plus sommaire d’une survie aléatoire dans une déstabilisation qui rend impossible toute idée d’avenir.

Des adolescents auxquels on offrait une collection de marqueurs de diverses couleurs choisissaient systématiquement des noirs pour dessiner des engins de guerre ; et, sollicités pour dessiner autre chose concernant leur futur, laissaient invariablement une page blanche.

Dans les publications

- Ni patrie ni frontières, traductions et débats, n° 27-28-29 : réunis sous le titre « Massacres à Gaza.Sionisme et antisémitisme », plusieurs textes, avec cette conclusion : « Ne serait-il pas temps de parler de soutien aux prolétaires israéliens comme palestiniens, plutôt que de brandir des drapeaux ou des banderoles du Hamas, de l’OLP et de la Palestine ? » Petite phrase elle-même porteuse de bien des débats...
yvescoleman@wanadoo.fr