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Echanges N° 78 juillet décembre 1994

LES CRISES FINANCIERES INTERNATIONALES

publié le jeudi 27 août 2009

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Le système monét­aire du monde capi­ta­liste est actuel­le­ment aux prises avec une recru­des­cence sans pré­cédent de crises finan­cières qui se succèdent. Depuis 1960, neuf pér­iodes cri­ti­ques ébranlèrent le monde capi­ta­liste jetant un vent de pani­que parmi les magnats de la finance inter­na­tio­nale. La remise en cause des sta­tuts du FMI et la volonté de cer­tains européens de vou­loir créer un Fond monét­aire européen (FME) est le rés­ultat d’une longue évo­lution de la crise Financière glo­bale qui ronge l’ordre capi­ta­liste mon­dial..

Au len­de­main de la pre­mière guerre mon­diale, le système de l’ėtalon-or a ėtė rem­placé par le système dit de,l’étalon de Change or qui admet simul­tanément comme mon­naie de rés­erve inter­na­tio­nale l’or et une ou plu­sieurs devi­ses de papier.

A la fin de la seconde guerre mon­diale, les Etats- unis étaient deve­nus sans conteste la plus forte puis­sance finan­cière de l’occi­dent. La Grande-Bretagne qui était le centre finan­cier du monde avait conservé après la pre­mière guerre mon­diale une influence finan­cière non nég­lig­eable et espérait après 1944 se placer au coté du dollar US. Mais la grande puis­sance bri­tan­ni­que était sur la voie irrév­er­sible du déclin et le dollar s’imposa à coté de l’or comme la seule mon­naie de rés­erve inter­na­tio­nale, car en défi­ni­tive lors­que plu­sieurs devi­ses sont éch­ang­eables dans un système les crises frap­pent d’abord les plus fai­bles.

Seuls les Etats-unis ,au len­de­main de la guerre étaient en mesure d’appli­quer les prin­ci­pes arrêtés à Bretton Woods. La situa­tion des autres états du monde occi­den­tal ne leur per­met­tait pas, en revan­che une mise en pra­ti­que intég­rale.

Engagés dans le pro­ces­sus de recons­truc­tion, les Etats européens étaient malgré " l’aide " des USA dura­ble­ment et struc­tu­rel­le­ment défi­cit­aires. Ce n’est qu’en 1958 que la plu­part des pays d’Europe furent en mesure de rétablir la conver­ti­bi­lité externe de leur mon­naie. Il faudra atten­dre 1969 pour qu’ils puis­sent sortir des dis­po­si­tions tran­si­toi­res prévues par les accords de Bretton Woods et accep­ter offi­ciel­le­ment les obli­ga­tions de l’arti­cle 8 des sta­tuts du FMI.

2-LE DECLIN DU DOLLAR COMME MONNAIE DE RESERVE MONDIALE.

Nous venons de voir, que les USA ont établi un système monét­aire inter­na­tio­nal basé sur le dollar qui a rem­placé les ancien­nes conver­sions ou l’or ser­vait d’étalon. Cela contraint les autres pays à indexer leur mon­naie sur le dollar et permet aux ban­ques cen­tra­les d’éch­anger l’or auprès du gou­ver­ne­ment US au prix offi­ciel de 35 dol­lars l’once, seul le dollar pou­vait être échangé contre l’or.

Ébranlé par la guerre de Corée et enfoncé jusqu’au cou dans la guerre d’ Indochine, les USA durent faire face ȧ des dép­enses de guerre exor­bi­tan­tes qui allaient pro­gres­si­ve­ment ronger leur balance com­mer­ciale.

Sur l’ensem­ble de la déc­ennie 1960/1970, le solde de la balance non monét­aire des USA (balance cou­rante, opé­rations en capi­tal à long terme et opé­rations en capi­tal à court terme non monét­aire) a ėtė cons­tam­ment défi­cit­aire bien que la balance com­mer­ciale soit restée excéd­ent­aire jusqu’en 1970.

C’est sur­tout la détér­io­ration de la posi­tion extéri­eure du capi­tal US qui a engen­drer le déficit crois­sant des paie­ments amé­ricains. En effet c’est sur­tout à partir de l960 que la dette des USA à l’égard de l’extérieur va se gon­fler démesurément. D’autre part il y aura une fuite mas­sive de capi­taux amé­ricains : en vingt ans l’émig­ration des capi­taux passe de 1,1 à 36,9 mil­liards de dol­lars. face à cet afflux de dol­lars, les ban­ques cen­tra­les étrangères ne vont plus accep­ter de sou­te­nir la mon­naie amé­ric­aine, qui est contrainte de dévaluer en déc­embre I971.

3-LA CRISE DU DOLLAR ET LA RUINE DU SYSTEME DE BRETTON WOODS.

Alors que les rés­erves des USA en or étaient de 10,1 mil­liards de dollar en 1935, elles vont attein­dre 24,6 mil­liards à la fin 1945 soit 70% des rés­erves tota­les du monde capi­ta­liste. La balance US des paie­ments com­men­cera à se déséq­ui­librer de manière irrév­er­sible à partir de 1950. Entre l950 et 1957 le déficit est encore faible : 1,2 mil­liards de dol­lars en moyenne annuelle

En 1959, la rés­erve d’or des USA chute à 19,4 mil­liards de dol­lars et à partir de 1960 la "confiance" pour le billet vert est ébranlée et sa déval­uation était à l’ordre du jour cette année là. Il fallut que les USA cons­ti­tuent d’urgence un "pool de l’or’ inter­na­tio­nal pour enrayer une hausse ful­gu­rante du cours de l’or exprimé en dol­lars en met­tant à contri­bu­tion tous les pays de la zone or pour garan­tir le dollar. Nixon ( le pré­sident des USA de l’époque reconnais­sait qu’au cours des sept der­nières années il a eu en moyenne une crise monét­aire inter­na­tio­nale par an).

Ces crises monét­aires qui se succèdent avec une gra­vité accrue, se tra­dui­sent par des déval­uations et réé­val­uation de mon­naie, cours "flot­tants’’, spé­cu­lation sur l’or et les devi­ses... ne sont qu’un effet des dif­fi­cultés éco­no­miques crois­san­tes de tous les pays impér­ial­istes et du déca­lage de plus en plus fla­grant entre le déclin sur tous les plans des USA et un système monét­aire inter­na­tio­nal ayant le dollar comme pilier.

Quand le Président Nixon et son état major se sont résolus à pren­dre les mesu­res en ques­tion, reconnais­sant du même coup la gra­vité de la crise US, la situa­tion de l’éco­nomie et des finan­ces amé­ric­aines avait empiré ȧ un point tel que la ban­que­route n’était pas éloignée. Non seu­le­ment le déficit de la balance des paie­ments inter­na­tio­naux amé­ricains (l’hém­or­ragie de dol­lars en dehors des USA) conti­nuait de se rép­andre et de battre tous les records antérieurs (1 mil­liard de dollar par jour dans la semaine du 8 au 15 aout),que l’endet­te­ment intérieur comme extérieur des USA pour­sui­vait sa montée ver­ti­gi­neuse de pair avec la hausse des prix,mais encore deux phénomènes nou­veau par­ti­cu­liè­rement impor­tants se révélaient ȧ la vue de tous.

Après l’achat d’or contre des dol­lars par divers pays européens ( par­ti­cu­liè­rement la France, la Belgique, la Suisse), le stock d’or aux USA se trouva dimi­nué de 10 mil­liards de dol­lars, seuil psy­cho­lo­gi­que dont le fran­chis­se­ment ris­quait d’amener la pani­que dans tout le monde capi­ta­liste. A titre de com­pa­rai­son, il faut dire, qu’en 1946, ce stock d’or dép­assait 24 mil­liards de dol­lars (soit une chute de 60% en 25 ans) et qu’en 1971, la dette extéri­eure à court terme (donc rem­bour­sa­ble, en prin­cipe,à bref délai) des USA dép­assait 50 mil­liards de dol­lars, dont plus de 30 mil­liards sont aux mains des ban­ques cen­tra­les étrangères. Si ces ban­ques cen­tra­les exi­geaient comme les règ­lements inter­na­tio­naux l’auto­ri­sent, de conver­tir ces dol­lars en or, les USA auraient juste assez d’or pour hono­rer le tiers de leurs dettes et déc­larer faillite.

4)1971- LA CRISE DU DOLLAR DEVIENT IRREVERSIBLE

La balance com­mer­ciale amé­ric­aine (différ­ence entre les expor­ta­tions et les impor­ta­tions de mar­chan­di­ses) atteint dés 1971 un déficit catas­tro­phi­que (près d’un mil­liard de dollar pour le seul deuxième tri­mes­tre), jamais vu aux USA depuis le début du siècle. Or, les USA avaient assis toute leur puis­sance monét­aire sur la prospérité de leur com­merce extérieur ; signe de leur puis­sance éco­no­mique et de la compé­ti­tivité supéri­eure de leurs mar­chan­di­ses, c’était aussi une garan­tie pour le dollar, menacé par le déficit de la balance des paie­ments.

Cela fai­sait dėjȧ plu­sieurs années que les USA fal­si­fiaient les chif­fres du com­merce extérieur, pour camou­fler un déficit gran­dis­sant. Désormais, plus rien, ni les rés­erves d’or au plus bas de leur his­toire, ni le com­merce extérieur dont le déficit rėvėle la perte de compé­ti­tivité des pro­duits US, ne garan­tis­sent les dol­lars mas­si­ve­ment exportés par les USA dans le reste du monde pour finan­cer leur poli­ti­que d’agres­sion et de main mise sur l’éco­nomie mon­diale.

Durant cette pér­iode ( 1971- 197 ) , l’ éco­nomie US est confrontée à une crise grave qui voit la pro­duc­tion sta­gner et même dimi­nuer dans des sec­teurs impor­tants ( les hauts.four­neaux ne tour­nent qu’à 30% de leur capa­cité de pro­duc­tion)tandis que le nombre de chômeurs dép­asse les 8 mil­lions. L’admi­nis­tra­tion Nixon se trouve placée devant un choix triés simple :

- ou bien faire comme si de rien n’était, c’est-à-dire s’en tenir mor­di­cus ȧ la parité offi­cielle du dollar sui­vait le système en vigueur depuis la guerre. Avec pour conséqu­ences une chute des rés­erves d’or et la suré­val­uation des mar­chan­di­ses US qui seraient de moins en moins compé­ti­tives sur le marché mon­dial.

- ou bien admet­tre, au moins pour un temps, la fin du système en vigueur depuis la guerre,c’est-ȧ-dire un système basé sur le dollar, considérė comme une mon­naie de rés­erve ȧ,l’ėgal de l’or, et qui per­met­trait aux USA d’impri­mer sans limite des papiers dol­lars ayant cours forcé, au même titre que l’or.

Mais en revan­che pren­dre toutes les mesu­res pos­si­bles pour blo­quer les rés­erves d’or et redres­ser le com­merce extérieur. Que signi­fie le choix de Nixon, celui de la deuxième solu­tion ?

- D’une part,un cons­tat de faillite du système monét­aire impér­ial­iste ayant le dollar comme pilier. En sus­pen­dant la conver­ti­bi­lité du dollar en or (conver­ti­bi­lité déjà res­treinte depuis 1958, aux tran­sac­tions entre ban­ques cen­tra­les), Nixon détruit ce qui res­tait de ce système monét­aire basé sur cette conver­ti­bi­lité. Cela signi­fie que les USA ne peu­vent plus impri­mer ȧ volonté des bouts de papier considérés comme de l’or. C’est la reconnais­sance du déclin des Etats unis d’amėrique et la fin de leur supré­matie éco­no­mique et de dic­ta­ture monét­aire.

- D’autre part, une déc­la­ration de guerre au prolé­tariat amé­ricain (inter­dic­tion des grèves et blo­cage des salai­res),pri­vilèges énormes aux entre­pri­ses (réd­uction d’impôts, sub­ven­tions à l’expor­ta­tion, etc...) ; guerre com­mer­ciale contre tous les autres concur­rents en fer­mant les fron­tières aux expor­ta­tions (taxe de 10%) et en som­mant tous les autres pays de réé­valuer leur mon­naie, afin de rendre leurs expor­ta­tions encore plus dif­fi­ci­les.

Comme nous aurons l’occa­sion de le voir, cette crise du centre capi­ta­liste mon­dial, plon­gera bientôt l’ensem­ble du monde dans une ter­ri­ble crise (éco­no­mique,poli­ti­que,finan­cière et idéo­lo­gique) Nixon, par les mesu­res qu’il a prises, a consenti, à sonner le glas du système monét­aire capi­ta­liste. Mais il va tout faire pour que le nou­veau système res­sem­ble comme un frère au pré­cédent.

Pour y par­ve­nir, il doit impo­ser une réé­val­uation de toutes les autres mon­naies qui évi­terait une déval­uation du dollar par rap­port ȧ l’or. Ces mesu­res condui­ront ȧ ce rés­ultat : en indi­quant ȧ quel point le dollar est malade, elles vont décl­encher une vague de spé­cu­lation infer­nale sur les autres mon­naies en quête d’une prime de rėėvalua­tion (exem­ple:les dét­enteurs de dol­lars éch­angent leurs billets contre des marks ; si le mark est réé­valué de 10% la masse d’argent ainsi échangée vaut brus­que­ment 10% d’or de plus...)

Deux Cas se prés­entent : ou bien la mon­naie Concernée a un cours flot­tant c’est ȧ dire que son équi­valent en or varie de jour en jour, en fonc­tion de l’offre et de la demande),

Comme le mark ou le dollar cana­dien, et ce cours monte brus­que­ment du seul fait de la spé­cu­lation qui accroît la demande de la mon­naie flot­tante : c’est l’équi­valent d’une réé­val­uation ; ou bien la mon­naie concernée a un cours fixe par rap­port ȧ l’or et le gou­ver­ne­ment en ques­tion se refuse ȧ la réé­valuer. Mais alors ,il doit en vertu des règ­lements inter­na­tio­naux, empêcher le cours du dollar de s’effon­drer et pour cela rache­ter tous les dol­lars qui se prés­entent au cours offi­ciel tout en impri­mant pour cela une valeur équi­val­ente de billets natio­naux. Ce qui ne fait qu’accroître l’infla­tion dans son pays). Comme la somme de, dol­lars qui s’offre est colos­sale (tou­jours en raison du déficit de la balance des paie­ments US et de la masse de dol­lars qui engor­gent tous les pays capi­ta­lis­tes) il finira bien par se ruiner ȧ cette opé­ration ou il achète à prix d’or des dol­lars sans valeur et mettra sa mon­naie en cours flot­tant ou la déval­uera (ce qui revient au même).

Tous les efforts faits par les usa pour sauver le dollar d’une déval­uation allaient s’avérer vains/ en déc­embre 1971,l’accord du Smithsonian lns­ti­tute, cons­ta­tait une déval­uation du dollar de l’ordre de 8% par rap­port aux autres mon­naies. En février 1973, le dollar fait une nou­velle chute de 10%, le glas du système monét­aire inter­na­tio­nal de Bretton Woods a sonné. La ques­tion d’une réf­orme du FMI était posée.

5-DE LA REPORME DU FMI AU FME

Le 26 juillet 1972, un ’comité de vingt’’ pour la réf­orme du système monét­aire est mis en place. En juin 1974, ce comitė publie un plan de réf­orme du FMI pré­co­nisant notam­ment l’ins­ti­tu­tion de parités sta­bles mais ajus­ta­bles.Enfin début jan­vier 1976, à la Jamaique , un accord est adopté. Les nou­veaux sta­tuts du FMI inno­vent sur trois points dont le plus impor­tant est la réd­uction du rôle de l’or dans le système monét­aire inter­na­tio­nal. C’est-à-dire la ’démo­né­tisation’, l’or ne pou­vant plus servir de référ­ence aux droits de tirage spéciaux (DTS) et ne pou­vant plus être un déno­mi­nateur commun des parités des mon­naies.

La " démo­né­tisation" fut sans aucun doute une manœuvre des amé­ricains pour sauver le dollar ; seu­le­ment la flambée de l’or à des niveaux qui devaient suivre la "démo­né­tisation" Consacre non seu­le­ment la chute du change amé­ricain, mais aussi l’échec de la poli­ti­que de "démo­né­tisation".Dans ces condi­tions, il est évident que le FMI est inquiet de voir se cons­ti­tuer le FME qui le concur­ren­ce­rait dans l’octroi des crédits de secours aux mon­naies en dif­fi­cultés. En effet tous les pays européens qui béné­ficiaient d’une ligne de crédit apurés du FMI pour­raient s’adres­ser direc­te­ment au FME. Le FMI ver­rait donc son acti­vité seli­mi­ter pour l’avenir aux seuls pays en voie de dével­op­pement et aux pays de l’ex-URSS. Les membre du FME seraient de ce fait de moins en moins enclin à contri­buer finan­ciè­rement au FMI. D’autre part le FME dis­po­sera d’une mon­naie de compte ; l’ECU, qui devra riva­li­ser avec les DTS,d’autant plus effi­ca­ce­ment que le dollar y reste absent, alors qu’il comp­tait ȧ l’époque pour 33% dans le FMI.

L’Allemagne occi­den­tale voyait dans ce plan une cer­taine pro­tec­tion contre le dollar, dont la baisse ten­dait ȧ pro­vo­quer la hausse du taux de Change du Mark et ȧ mettre ainsi les expor­ta­teurs alle­mands dans une situa­tion désav­an­tag­euse. En liant un mark fort au autres mon­naies europé­ennes, la RFA pou­vait comp­ter sur des mar­chés plus sta­bles en Europe, ou elle écoulait la moitié de ses expor­ta­tions.

Mais le FME n’est pas le seul ȧ vou­loir s’écarter du dollar ;l’élite saou­dienne (1) s’est empressée de pous­ser ȧ ce que des négoc­iations de haut niveau se dér­oulent entre les prin­ci­paux pro­ta­go­nis­tes du FME et les diri­geants du FMA (fonds monét­aire arabe) afin de »jume­ler » les deux ins­ti­tu­tions. "L’or est l’ins­tru­ment idéal pour donner une base com­mune aux deux ins­ti­tu­tions " confie une source proche du minis­tre alle­mand des finan­ces.

La guerre du golfe sera la rép­lique US ȧ ces ten­ta­ti­ves et elle va réussir ȧ remet­tre l’Arabie saou­dite dans le giron US, et à mettre en échec le SME.

G.B le 10/1994

notes

1-la défi­ance envers le dollar sera de plus en plus vive l’Arabie Saoudite rajuste son rial plu­sieurs fois par mois Bakreim et les ėmirats pren­nent fran­che­ment leurs dis­tan­ces et c’est bientôt toute l’OPEP qui risque de répudierl’étalon-dollar pour un panier de mon­naies moins sus­pec­tes.L’ Arabie Saoudite va réori­enter une partie ses fonds inves­tis vers la RFA au dét­riment des Etats Unis.

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